SCÈNE XL
LES PRÉCÉDENTS , CHAULOTTE.
Perdue, monsieur! que voulez-vous dire?
ROGER
Ah ! c'est vous, madame, enfin. Le hasard permet que je vous voie. (.4 Louise.) Ma chère M"" Dubouloy, au nom du ciel ! veillez à ce qu'on ne nous dérange pas. Il y va de son bonheur, du mien, du vôtre , peut-être ; allez, allez.
CHARLOTTE
Va, Louise. (A/m« Dubouloy sort.)
ES DE SAINT-CYR
hocer, à Charlotte.
Oui , madame , oui , comme vous entriez, je le disais à votre amie , on veut vous perdre.
CHARLOTTE
Me perdre! moi?
ROGER
11 y a un complot contre vous, contre votre bon ncur.
CUARLOTTE.
Contre mon honneur, un complot?
ROGER
Le roi va venir, n'est-ce pas?
CHARLOTTE
Ah ! monsieur, qui a pu vous faire supposer?...
ROGER
Le roi vous aime...
Vous croyez?...
ROGER
Ne vous IVl-il pas dit à peu près hier au soir?
CHARLOTTE
Le roi Philippe V est petit-lils du roi Louis XIV; il est galant comme l'était son aïeul, et il nefim pas prendre au sérieux les compliments que u galanterie lui inspire.
ROGER
El moi, je vous dis qu'il vous aime, madame, fa suis sur.
CHARLOTTE
Il m'a vue hier pour la première fois, et »ow voulez...
ROGER
Non, non, madame, détrompez-vous ; il vouiconnail depuis longtemps, il vous avait reniarqun' J Sainl-Cyr , et son départ seul l'a eni|>t'clié à ceuï époque de s'occuper sérieusement de voua.
CHARLOTTE
Mais cet amour prétendu existât- il, monseufrecommandée comme je le suis au roi d'Eq»?* ' par son aïeul, et par Mme de Mainlenon...
ROGER
El voilà justement ce qui vous trompe, maoi»»' de là vicnl le complot ; là s'est Iraniée voire fcr^ Vous ignorez le contenu de la dépèche qu'on avait remise pour M. le duc d'Harcourt; vou* ignorez la mission dont vous étiez chargée.