LES CHEVAUX SPECTRES
ALEVINUHK Dl MAS. — TOME VII.
J avais été recommandé à M. Martin Zir comme ariistc; j'avais admiré ses galeries de tableaux, j'avais exalté son cabinet de curiosités, et j'avais augmenté sa collection d'autographes. Il en résultait que M. Martin Zir , à mon premier passage , si rapide qu'il eût été, m'avait pris en grande affection ; et la preuve , c'est qu'il s'était , comme on Ta vu ailleurs, défait en ma faveur de son cuisinier Cama, dont j'ai raconté l'histoire ( voir le Speronare) , et qui n'avait d'autre défaut que d'être appauionnato de Roland el de ne pouvoir supporter la mer, ce qui était cause que sur terre il faisait fort peu de cuisine, el que sur mer il n'en faisait pas du tout.
Ce fut donc avec grand plaisir que M. Martin Zir nous vit , après trois mois d'absence , pendant lesquels le bruit de notre mort était arrivé jusqu'à lui , descendre à la porte de son hôtel.
Comme sa galerie s'était augmentée de quelques tableaux , comme son cabinet s'était enrichi de quelques curiosités , comme sa collection d'autographes s'était recrutée de quelques signatures , il me fallut avant toute chose parcourir la galerie, visiter le cabinet , feuilleter les autographes.
Après quoi je le priai de me donner un appartement.
Cependant il ne s'agissait pas de perdre mon temps à me reposer. J'étais à Naplcs, c'est vrai; mais j'y étais sous un nom de contrebande ; et comme d'un jour à l'autre le gouvernement napolitain pouvait découvrir mon incognito et me prier d'aller voir à Rome si son ministre y était toujours, il fallait voir Naples le plus tôt possible.
Or Naples , à pari ses environs , se compose de irois rues où l'on va toujours , el de cinq cents rues où l'on ne va jamais.
Ces trois rues se nomment la rue de Chiaja , la rue de Tolède et la rue de Forcella.
Les cinq cents autres rues n'ont pas de nom. C'est l'œuvre de Dédale; c'est le labyrinthe de Crète, moins le Minotaure , plus les lazzaroni. Il y a trois manières de visiter Naplcs : A pied , en corricolo, en calèche.
A pied , l'on passe partout.
En corricolo, Ton passe presque partout.
iO LE COR
En calèche , Ton ne passe que dans les rues de Chiaja , de Tolède et dcForcella.
Je ne me souciais pas d aller à pied. A pied Ion voit trop de choses.
Je ne me souciais pas d'aller en calèche. En calèche on n'en voit pas assez.
Restait le corricolo, terme moyen , jusie milieu , anneau intermédiaire qui réunissait les deux extrêmes.
Je nf arrêtai donc au corricolo.
Mon choix fait, j'appelai M. Martin Zir. M. Martin Zir monta aussitôt.
— Mon cher hôte , lui dis-je , je viens de décider dans ma sagesse que je visiterais Naples en corricolo.
— A merveille, dit M. Martin. Le corricolo est une voilure nationale qui remonte à la plus haute antiquité. C'est la higa des Romains, et je vois avec plaisir que vous appréciez le corricolo.
— Au plus haut degré, mon cher hôte. Seulement, je voudrais savoir ce qu'on loue un corricolo an mois.
— On ne loue pas le corricolo au mois, me répondit M. Martin.
— Alors à la semaine.
— On ne loue pas le corricolo à la semaine.
— Eh hien ! au jour.
— On ne loue pas le corricolo au jour.
— Comment donc loue-l-on le corricolo ?
— On monte dedans quand il passe et l'on dit : < Pour un carlin. > Tant que le carlin dure , le cocher vous promène; le carlin usé, il vous descend. Voulez-vous recommencer? Vous dites : « Pour un autre carlin ; > le corricolo repart, et ainsi de suite.
— Mais moyennant ce carlin on va où l'on veut?
— Non, on va où le cheval veut aller. Le corricolo est comme le hallon, on n'a pas encore trouvé moyen de le diriger.
— Mais alors pourquoi va-t-on en corricolo?
— Pour le plaisir d'y aller.
— Comment ! c'est pour leur plaisir que ces malheureux s'entassent à quinze dans une voilure où l'on est gêné à deux ?
— Pas pour autre chose.
— C'est original !
— C'est comme cela.
— Mais si je proposais à un propriétaire de corricoli de louer un de ses herlingo au mois , à la semaine ou au jour?
— H refuserait.
— Pourquoi ?
— Ce n'est pas l'habitude.
— Il la prendrait.
— A Naples on ne prend pas d'habitudes nouvelles : on garde les vieilles habitudes qu'on a.
— Vous croyez?
—J'en suis sûr.
— Diable! diable ! J'avais une idée sur le corricolo ; cela me vexera horriblement d'y renoncer.
— N'y renoncez pas.
— Comment voulez-vous que je la satisfasse, puisqu'on ne loue les corricoli ni au mois , ni à la semaine, ni au jour ?
— Achetez un corricolo.
— Mais ce n'est pas le tout que d'acheter un corricolo, il faut acheter les chevaux avec ?
— Achetez les chevaux avec.
— Mais cela me coûtera les yeux de la têle?
— Non.
— Combien cela me coûtera-t-il donc ?
— Je vais vous le dire.
Et M. Martin, sans se donner la peine de prendre une plume et du papier, leva le nez au plafond et calcula de mémoire.
— Cela vous coûtera , reprit-il : le corricolo , dix ducats; chaque cheval, trente carlins; les harnais, une pistole; en tout quatre- vingts francs de France.
— C'est miraculeux! El pour dix ducats j'aurai un corricolo?
— Magnifique.
— Neuf?
— Oh ! vous en demandez trop. D'abord il n'y a pas de corricoli neufs. Le corricolo n'existe pas , le corricolo est mort, le corricolo a été tué légalement.
— Comment cela ?
— Oui, il y a un arrêté de police qui défend aux carrossiers de faire des corricoli.
— Et combien y a-t-il que cet arrêté a été rendu?
— Oh ! il y a cinquante ans peut-être.
— Alors comment le corricolo survit-il à une pareille ordonnance ?
— Vous connaissez l'histoire du couleau de Jeannol?
— Je crois bien ! c'est une chronique nationale.
— Ses propriétaires successifs en avaient changé quinze fois lé inanche.
LE CORIUCOLO
— Et qninzc fois la lame.
— Ce qui ne l'empêchait pas d'être toujours le même.
— Eh bien! c'est l'histoire du corricolo. Il est dérendu de faire des corricoli , mais il n'est pas défendu de mettre des roues neuves aux vieilles caisses , et des caisses neuves aux vieilles roues.
— Ah ! je comprends.
— De celte façon , le corricolo résiste et se perpétue ; de cette façon, le corricolo est immortel.
— Alors vive le corricolo, avec des roues neuves et une vieille caisse ! Je le fais repeindre, et fouette cocher! Mais l'attelage? Vous dites que pour trente francs j'aurai un attelage?
— Superbe ! et qui ira comme le vent.
— Quelle espèce de chevaux ?
— Ah ! dame ! des chevaux morts.
— Comment des chevaux morts?
— Oui; vous comprenez que pour ce prix là vous ne pouvez pas exiger autre chose.
— Voyons, entendons-nous, mon cher M. Martin , car il me semble que nous pataugeons.
— Pas le moins du monde.
— Alors expliquez-moi la chose ; je ne demande pas mieux que de m'instruire, je voyage pour cela.
— Vous connaissez l'histoire des chevaux ?
— L'histoire naturelle? M. de Buffon ? Certainement : le cheval est , après le lion , le plus noble
— Non pas , l'histoire philosophique ?
— Je m'en suis moins occupé ; mais n'importe ! allez toujours.
— Vous savez les vicissitudes auxquelles ces nobles quadrupèdes sont soumis !
— Dame ! quand ils sont jeunes on en fait des chevaux de selle.
— Après?
— De la selle ils passent à la calèche , de la calèche, ils descendent au fiacre; du fiacre, ils tombent dans le coucou ; du coucou , ils dégringolent jusqu'à l'abattoir.
— Et de l'abattoir?
— Ils vont où va l'àme du juste; aux Champs- Elysées, je présume.
— Eh bien ! ici , ils parcourent une phase de plus.
— Laquelle?
— De l'abattoir, ils vont au corricolo. cela?
—Voici l'endroit où l'on lue les chevaux, au ponte délia Maddelena.
— J'écoute.
— Il y a des amateurs en permanence.
-Bon!
— Et lorsqu'on amène un cheval...
— Lorsqu'on amène un cheval ?
— Ils achètent la peau sur pieds trenlc carlins , c'est le prix ; il y a un tarif.
— Eh bien ?
— Eh bien ! au lieu de tuer le cheval et de lui enlever la peau , les amateurs prennent la peau et le cheval, et ils utilisent les jours qui restent à vivre au cheval , sûrs qu'ils sont que la peau ne leur échappera pas. Voilà ce que c'est que les chevaux morts.
— Mais que diable peut-on faire de ces malheureuses bêtes?
— On les attelle aux corricoli.
— Comment! ceux avec lesquels je suis venu de Salernc à Naplcs?
— Étaient des fantômes de chevaux , des chevaux spectres!
— Biais ils n'ont pas quitté le galop !
— Les morts vont vite.
— Au fait, je comprends qu'en les bourrant d'avoine...
— D'avoine? Jamais un cheval de corricolo n'a mangé d'avoine.
— Mais de quoi vivent-ils ?
— De ce qu'ils trouvent.
— Et que trouvent-ils ?
— Toutes sortes de choses , des trognons de choux, des feuilles de salade, de vieux chapeaux de paille.
— Et à quelle heure prennent-ils leur aliment ?
— La nuit on les mène paître.
— A merveille. Restent Ic8 harnais.
— Oh ! quant à cela , je m'en charge.
— Et des chevaux ?
— Des chevaux aussi.
— El du corricolo?
— Encore, si cela peut vous rendre service-
— Et quand tout cela sera-t-il prêt?
— Demain au malin.
— Vous êles un homme adorable !
— Vous faut-il un cocher ?
— Non , je conduirai moi-même.
— Très-bien. Mais en attendant, que fertx-vom?
— Avez-vous un livre?
— J'ai douze cent» volumes.
— Eh bien! Je lirai. Avez-vous quelque chose sur voire ville ?
— Voulez-vous Napoïi senza sole?
— Naples sans soleil ?
— Qu'est-ce que c'est que cela ?
— Un ouvrage à l'usage des gens à pied, et qui vous sera plus utile que tous les Ebels cl tous les Richards de la terre.
— Et de quoi lraitc-l-il?
— De la manière de parcourir Naples à l'ombre.
— La nuit?
— Non , le jour.
— A une heure donnée ?
— Non , à toutes les heures.
— Même à midi?
— A midi surloul. Le beau mérite qu'il y aurait de trouver de l'ombre le soir cl le malin !
— Mais quel est le savant géographe qui a exécuté ce chef-d'œuvre?
— Un jésuile ignorant , que ses confrères avaient reconnu irop bôle pour l'occuper à autre chose.
— El celle besogne l'a occupé combien d'années?
— Toute sa vie.. . C'est une publication posthume.
— Moyennant laquelle on peut, diles-vous?...
— Partir d'où on voudra et aller où cela fera plaisir , à quelque instant de la matinée ou à quelque heure de l'après-midi que ce toit , sans avoir à traverser un seul rayon de soleil.
— Mais voilà un homme qui méritait d'être canonisé.
— On ne sait pas son nom.
— Ingratitude humaine !
— Alors ce livre vous convient?
— Comment donc! c'est un trésor. Envoyez-lemoi le plus lot possible.
Je passai la journée à étudier ce précieux itinéraire : deux heures après je connaissais mon Naples sans soleil , et je serais allé à l'ombre du ponte délia Maddalcna au Pausilippe , el de la Vuaria à Sant- Elmo.
Le soir vint, et avec le soir la fraîcheur. Alors, à celle douce brise de mer, on vit toutes les fenêtres s'ouvrir comme pour respirer. Les portes roulèrent sur leurs gonds, les voilures commencèrent à sortir, Chiaja se peupla d'équipages , cl la Villa-Rcale de piélons.
Je n'avais pas encore mon équipage, je me mêlai aux piétons.
La Villa-Rcale fait face à l'hôlel de la Victoire ; c'est la promenade de Naples. Elle est située, relativement à la rue de Chiaja, comme le jardin des Tuileries à la rue de Rivoli. Seulement, au lien de la terrasse du bord de l'eau , c'est la plage de i'Arno ; au lieu de la Seine , c'est la Méditerranée ; au lieu du quai d'Orsay, c'est l'étendue, c'est l'espace, c'est l'infini.
La Villa-Reale est sans contredit la plus belle et suri*. m la plus aristocratique promenade du monde. Les gens du peuple , les paysans et les laquais en sont rigoureusement exclus cl n'y peuvent mettre le pied qu'une fois Tan, le jour de la féte de la Madone du Picd-de-la-Grotie. Aussi ce jour-là la foule se presse-t-elle sous ses allées d'acacias , dans ses bosquets de myrtes , autour de son temple circulaire. Chacun , homme et femme , accourt de vingl lieues à la ronde avec son cosiume national : Ischia , Câpre. , Casicllamare, Sorrenle, Procida, envoient en dépuialion leurs plus belles filles , et la solennité de ce jour est si grande , si ardemment attendue , qu'il est d'habitude de faire dans les contrais de mariage une obligation au mari de conduire sa femme à la promenade de la Villa-Reale le 8 septembre de chaque année , jour de la fêle délia Madona di Piedi-Grolla.
Tout au contraire des Tuileries, d'où l'on renvoie le public au moment où il est le plus agréable de s'y promener, la Villa-Reale resie ouverte toute la nuil. Les grandes grilles se ferment, il est vrai, mais deux petites portes dérobées offrent aux promeneurs attardés une entrée et une sortie toujours praticables à quelque heure que ce soit.
Nous restâmes jusqu'à minuit assis sur le mur que vient battre la vague. Nous ne pouvons nous lasser de regarder celle mer limpide cl azurée que nous venions de sillonner en tous seus et à laquelle nous allions dire adieu. Jamais elle ne nous avait paru si belle.
En entrant à l'hôlel , nous trouvâmes M. Martin Zir, qui nous prévint que toutes les commissions dont nous l'avions chargé éiaienl faite» , el que le lendemain noire attelage nous attendrait à huit heures du matin à la porte de l'hôlel.
Effectivement, à l'heure dite, nous entendîmes sonner les grelots de nos revenants ; nous mimes le nez à la fenêlre , cl nous vîmes le roi des corricoli.
LE COItRICOLO.
Il était foml rouge avec des dessin» veris. Ces dessins représentaient des arbres , des animaux el des arabesques. La composition générale représentait le paradis terrestre.
Deux chevaux qui paraissaient pleins d'impatience disparaissaient sous les harnais , sous les panaches , sous les pompons dont ils étaient couverts.
Enfin un homme , armé d'un long fouet, se tenait debout près de notre équipage, qu'il paraissait admirer avec toute la satisfaction de l'orgueil.
Nous descendîmes aussitôt, et nous reconnûmes dans Thommc au fouet Francesco , c'est-à-dire l'automédon qui nous avait amenés en calessino de Salerne a Napics. M. Martin Zir s'était adressé à lui comme à uu homme de l'état. Flatté de la conliance , Francesco avait fait vite et en conscience. Il s'était procuré la caisse, il avait acheté les chevaux , et il avait trouvé de rencontre des harnais presque neufs; enGn, malgré la prétention que nous avions manifestée de conduire nous-mêmes, il venait nous offrir ses services comme cocher.
Je commençai par lui demander la note de ses débourses : il me la présenta. Comme me l'avait dit M. Martin Zir, elle montait à quatre-vingt-un francs.
Je lui en donnai quatre-vingt-dix ; il mit sa croix au-dessous du total en forme de quittance; puis je lui pris le fouel des mains, et je m'apprêtai à monter dans notre équipage.
— Est-ce que ces messieurs ne me gardent pas à leur service? nous demanda Francesco.
— Et pour quoi faire, mon ami ? répondis-jc.
— Mais pour faire tout ce dont je serai capable, et particulièrement pour faire marcher leurs chevaux.
— Comment ! pour faire marcher nos chevaux !
— Nous les ferons bien marcher nous-mêmes.
— Il faudra voir.
— J'en ai mené de plus fringants que les tiens !
— Je ne dis pas qu'ils sont fringants, Excel-
— Et dans une ville où il est plus difficile de conduire qu'à Napics, où jusqu'à cinq heures de l'aprèsmidi il n'y a personne dans les rues.
— Je ne doute pas de l'adresse de Son Excellence,
— Tandis que?... Voyons, parle.
— Tandis que ceux-ci sont des chevaux morts.
— Eh bien ?
— Eh bien ! je ferai observer à Son Excellence
— Mais quoi?
—Mais Son Excellence a peut-être mené jusqu'ici desfhevaux vivants, tandis que...
que c est tout autre i
— Pourquoi?
— Son Excellence verra.
— Est-ce qu'ils sont vicieux, tes chevaux?
— Oh! non. Excellence ; ils sont comme la jument de Roland , qui avait toutes les qualités ; seulement toutes ces qualités étaient contre-balancées par un seul défaut.
— Lequel?
— Elle était morte.
— Mais s'ils ne marchent pas avec moi , ils ne marcheront avec personne.
— Pardon, Excellence.
— Et qui les fera marcher?
— Moi.
— Je serais curieux de faire l'expérience.
— Faites, Excellence.
Francesco alla d'un air goguenard s'appuyer contre la porte de l'hôtel, tandis que je sautais dans le corricolo , où m'attendait Jadin , et que je m'accommodais près de lui.
A peine établi , je rassemblai mes rênes de la main gauche, cl j'allongeai de la droite un coup de fouel qui enveloppa le bilancino el le porteur.
Ni le porteur ni le bilancino ne bougèrent ; on eut dit des chevaux de marbre.
J'avais opéré de droite à gauche , je recommençai en opérant cette fois de gauche à droite. Même immobilité.
Je m'attaquai aux oreilles.
Us se contentèrent de secouer les oreilles comme ils auraient fait pour une mouclie qui les eût piqués.
Je pris le fouet par la lanière el je frappai avec le manche.
Ils se contentèrent de tourner leur peau comme fait un âne qui veut jeter son cavalier à terre. Cela dura dix minutes.
Au bout de ce temps, toutes les fenêtres de l'hôtel étaient ouvertes, el il y avait autour de nous un rassemblement de deux cents lazzaroni.
Je vis que je donnais la comédie gratis à la population de Napics. Comme je n'étais pas venu pour faire concurrence à Polichinelle, je pris mon parti. A l'instant même je jetai le fouet à Francesco , curieux de voir comment il s'en tirerait à son tour.
14 LE COi
Francisco saula derrière nous , prit le» rênes que je loi tendais, poussa un petit cri , allongea un petit coup de fouet , et nous partîmes au galop.
Apres quelques évolutions autour de la place , Francesco parvint à diriger son attelage vers la rue de la Chiaja.