ACTE
un vilain. J'ai même reçu , à celte occasion , du baron de Bardanne , un certain coup d'épée qui m'a fait quelque bien dans le monde , et dont je te serai reconnaissant toute ma vie. Un charmant garçon , que ce baron de Bardanne.
ROGER
Eh bien ! mon ami , un service... un dernier service ?
DUBOULOY.
Parle... et si la chose est en mon pouvoir...
ROGER
Tu as encore deux heures vingt-cinq minutes de liberté ?
dubouloy , tirant sa montre.
Cesi-à-dire, je n'ai plus que deux heures vingt minutes... Voilà cinq minutes que nous sommes ensemble... Tu comprends , un futur... cola doit marcher à la seconde, être réglé comme une montre. Elle est jolie, ma montre, n'est-ce pas?... un cadeau du papa Dubouloy... Tu dis donc...
ROGER
Je te dis que je te demande une heure vingt minutes.
DUBOULOY.
Comment ! sur mes deux heures vingt?
ROGER
Eh bien, oui... il te restera une heure, c'est plus qu'il ne te faut , ce me semble , pour retourner d'ici au cbiteau de ton père.
DUBOULOY.
Mon ami, demande-moi ce que tu voudras ; mais dans ce moment-ci , tu comprends... enchanté de l'avoir vu... bonsoir...
ROGER
Dubouloy, tu ne sais pas ce que tu perds.
DUBOULOY.
Moi , je perds quelque chose?
ROGER
Une aventure qui l'aurait fait plus d'honneur encore que ton coup d'épée.
DUBOULOY.
Vraiment ! voyons, de quoi s'agil-il?
ROGER
Sache donc que je fais la cour à une charmante
ALEXAttDRft DUMAS. — TOME VII.