ICI
L'Espérance,
'Ne vi
Revenir?
toi qu'a piqué l'abeille
Et lu
n'en saurais ni guérir
Mais
comment fais-tu donc, Pour renaître?
Cart
a vers, en dépit du tei Ont vingt ans.
npt,
Si jamais ta tête qui penche
Devient blanche,
Ce sei
a comme l'amandier, Cher Nodier :
Cequ
i le blanchit n'est pas Ni l'orage;
l'âge,
C'en
la fraîche rosée en pie Dana les fleurs
urs
Août 184).
LE SUIE ■PTVGIOVÇI.
D'abord, pour ce qui me regarde.
Je *ui>, depuis une eemainc, Dans un cachot,
El je m'aperçois avec peine Qu'il fait tret-chaud.
Je vais bouder à la fenclre,
Le aoleil commence à paraître Tout doucement. .
C'est
une belle perspecti De grand malin,
Que des gens qui font la lessive
Dans le lointain.
Pour
On aperçoit
bâille,
D'abord une longue mur
ullc,
Ceux à qui ce séjour tranquille
Ignorent l' effet d'une tuile Sur un mur nn.
Je n'aurais jamais cru moi-mime,
Ce que ce spectacle suprême A d'imprévu.
Pourtant les rayons de l'automne
Jettent encor Sur ce toit plat et monotone
Et ces cachots n'ont rien d
1) s'en faut bien ' Peintre ou poète, chaque ai
Ht ton! couverts.
Çà et là quelques Écriture* Semblent des «n.
Chacun lin une rêverie De «on bonnet :
Celui-ci, la Vierge Marie,
Là, c'eut Madeleine
Venus rit cous ia c
Plus loin, t'eut la Foi, l'Espérance, La Charité,
Grandi ernquis faits à toute outrance, Nod eaai beauté
Une Andalouse assez gaillarde,
Au cou mignon, Est dans un coin qui vous regarde
D'un air grognon.
Celui qui Et, je le présume, Ce médaillon,
Le Christ regarde Louis-Philir.
D'un air surpris; Un bonhomme fume la pipe
Sur le lambris.
S'est appliqué.
Dïrai-Je quelles odalisques
A leurs tris-grands périls et risque; Jusqu'au plafond?
Toutes ces lettres effacées
Parlent pourtant;
Elles
ont vécu, ces pensées,
Fût-ce un instant.
Que de gens, captifs pour une heure
Tristes ou non,
Ont a
cette pauvre demeure
Laisse" leur nom !
Sure
vieux lit où je rimaille
Ces vers perJu»,
Sur ce traversin où (e baille
A bras tend m,
Combien d'autres ont mie leur tête,
Combien on! mit Un pauvre corps, un cœur honnête
Ett-ce que j'aime ma maîtresse?
Non, par ma foi !
Son veuvage ne l'intéresse
Pas plus que moi.
Est-ce que je vais faire un drame?
Par tous les dieux!
Chanson pour chanson, une femme
Senti raïs -je quelque ingénue
Velléité D'aimer cette belle inconnue,
La Liberté?
e que j'aurais quelque de ne r
Mais, Dieu merci!
i> eu lieu sûr : on n'arrête
Personne i(i,
Pauvre petit,
A ton
insu ton cœur respire
ei ,ﻄa,
Quel<
; peu de sang qui l'anime
Est ton seul bien,
Quel,
du! le reste est pour la rime
El ne dit rien.
Maie
nol être ne», solitaire,
Même en pensant,
£i Di
eu n'a pas fait pour te plaire
Ce peu de sang.
Lorsque tu railles ta miaere
D'un air moqueur, Tes ami*, la sœur et ta mê-re
Sont dans tua cœur,
Cette pale et faible étincelle
Elle marche, elle eit immortelle.
Et suit «a loi.
Pour la trawmettre, il faut soi-même
@®%mmmm
ai OtCOÇ F1WR.E
Ainai, mon cher, tu t'en revient Du pays dont je me touvien»
Comme d'un rtve, De ce» beaux !ieui où l'oranger Naquit pour noua dédommager
Du péch £ d'Eve.
vu, ce ciel enchanté mire avec tant de clarté
Le grand mystère; qu'un soupir monte à Dieu ■renient qu'en aucun lieu Qui toit aur terre.
Qui fut Florence, nu yeuse que Milan moine, quatre ou cin
Cerrito danse.
Tu l'ai vu, cet antique port, Où, dam ion grand langage m
Le flot murmure, Où Stendhal, cet esprit charma
Tu l'as vu, ce
fan
terne allier
Qui jadis eut 1
Sou,
CÉsar dans sa
le ir poi
.on Je entier
1 empire.
trpre est lomW;
Dana un petit
ma
nteau d'abbé
Tu t'es bercé sur ce flot pur Où Naple enchâSBe dans l'uni
Sa mosaïque, Oreiller des laiiaroni
Un charme étrange, Ce peuple ami de la gaîté Qui donnerait gloire et beauté
Four une orange?
Un
ont beaux,
quand il tait beau
Cet
jeu» presc Delà
Sicile;
Lcn:
f regard tranquille est ardent,
Et bien dire en
y répondant
N'ett
pat facile.
Us sont doux surtout quand, li Fuse dam son domino noir
La top pat elle.
On peut l'aborder sans danger El dire : ■ Je suis étranger,
Vous êtes belle o
Pauvre Ischia ! bien des gens n'oi Tel jeune* filles que pied au
Dans la poussière.
On lei endimanché à prix d'or; Maïs ton pur soleil brille encor
Sur leur misère.
Quoi qu'il en soit, il est certain Que l'on ne parle pas latin
Dans les A brunes, E! que jamais un postillon N'y sera l'enfant d'Apollon
Ni des neuf Mutes.
11 est bixan-e, assurément, Que Miuturaes toit justement
Pies de Capoue.
Là tombèrent deux demi -dieux, Tout barbouillis, l'un de vin vie
Les brigand» font-ils arrêté Sur le chemin tant redouté
De Terracine ?
Les as-tu vus dans les roseaux Où le buffle aux larges naseaux
Hélas ! hélai ! (u n'as rien vu .
Oh) (comme on dit) temps dépourvu
Ce» grands chemins, sûrs nuit et jour,
Sans jalousie.
Si tu t'es un peu détourné, Tu t'es à coup sûr promené Près de Ravenne, Dans ce triste et charmant séjou Où Bj-ron noya dans l'amour
C'est un pauvre petit cocher Qui m'a mené sans accrocher
Jusqu'à Ferrare.
Je désire qu'il t'ait conduit.
Il n'eut pas peur, bien qu'il fit
Padoue eit un fort bel endroit,
Où de i vis-grands docteurs en droit
Ont fait merveille; Mais j'aime mieux la polenta Qu'on mange aux bords de la Brenta.
Vivante encore, Dieu merci !
Malgré nos arme»,
Nageant dans une goutte d'eau
Ci-gît Venise.
Là mon pauvre cœur est re
Dieu le conduise r
Ou dans ce grand palais Nani, Dont tant de soleils ont Jauni La noble pierre ?
ir les Heurs des prés,
lisÎTis empourprés
Il y doit être.
îs qui l'y cherchera,
Mais de quoi laïi-je Ici parler ?
Que feraii-je à me déioler,
Quand toi, cher frire, Ces liem où j'ai failli mourir, Tu t'en viens de Jet parcourir
Pour te distraire ?
Le retour fait aimer l'adieu ; Non* noua asscyon» prêt du feu,
Et tu noua contes Tout ce que ton «prit a vu, Plaisirs, dangers, et l'imprévu,
El le* mécomptei.
Ami, De t'en va plus si loin.
D'un peu d'aide j'ai grand besoin, Quoi qu'il m'ad vienne.
Je ne sais où va mon chemin, Mail je marche mieux quand ma m
eADlEV, SUZO&Ç1
Adieu, Suzon,
ma ron
; blonde,
Qui m'ai aimé
pcndan
thul
t jours :
La plus courts plaisirs de
Souvent font li
:» meitle
Sais- je, au moi
nent où
je t.
! quitte,
Où mientraîne
moa as
rrent?
Jem'en ïa i.p.
ourtant,
ma
petite,
Entt
-e me* bras,
chère i
mprudente,
Ton
beau front «
rient de
reposer.
Sens
•tu mon coi
ir, corn
me i! palpite?
Leî
ien, comme
il bat ta
it gaîment !
Jeu
l'eu vais pourtant, ■
na petite,
Que de tristesse et que
de charmes,
Tendre enfant, dans le
s do un adieux
Tout m'enivre, jusqu'à
tes larmes,
Lorsque ion cœur est i
dans tes yeux.
A vivre ton regard m'i
]] me consolerait mour
Je m'en vais pourtant,
ma petite,
Tout en pieu,
Que notre amour, à lu
m'oublies,
Suzon, dure encore un
moment;
Comme un bouquet de fleur» pâlies,
Cache-le dans (on sein
charmanl !
Adieu 1 le bonheur rest
e an gtu,
<®mm&m&5tm
CONSEILS of U$CE ■PotllISIEVÇQÇE.
Oui, si j'étais femme, aimable et jolie,
Je voudrais, Julie,
Faire comme vous; Sans peur ni pitié, «ans choix ni mystère,
Faire le* jeux doux
Je vaudrait n'avoir de bouc» au monde
Que ma taille ronde,
Mes chiffons chéris, Et de pied en cap être la poupée
La mieux équipée
De Rome à Paris.
Joindre, comme vous, à l'i Qui ne pense à ri
Je voudrais pour moi qu'il fût toujours fêle, Et tourner la lete
Etre en même temps de glace et de flamme,
Je détesterais, avant toute chose, Cet viens teints de rose
Je rayonnerais, sous ma tresse brune, Comme un clair de lune En capuchon noir.
Car c'est si charmant et c'est si commode,
Ce masque à la mode,
Cet air de langueur!
Ah! que la pâleur est d'un bel usage ]
Jamais le visage
N'est trop loin du cceur.
Je voudrais encore avoir vo» caprices, Vos regards savants.
Il est un «cul point, je voua le confesse, OÙ votre sagesse
Vous n'oseï pas être assez inhuma Votre orgueil vous gSne ; Pourtant il en faut.
Je ne voudrais pas, i la contredanse, Sans quelque prudence
Puis, au cotillon, laisser ma main blanche Traîner sur la manche Du premier venu.
Jusqu'au bout des doigts )a Bcrais duchesse; Comme ma richesse, J'aurais ma René.
Vojez-vouB, ma chère, au siècle où noue somm
La plupart des hommes
Sont très-inconstants Sur deu» amoureui pleins d'un zèle eilrtm=,
La moitié vous aime
Pour passer le temps,
Quand on est coquette, il faut être sage:
Briser une fleur.
fMI&fl VI?i SO^.
Mimi Pinson eal une blonde, Une blonde que l'on connaît.
Elle n'a qu'une robe au monde,
Landerirette !
Et qu'un bonnet.
Le Grand Turc en a davantage.
Dieu voulut de cette façon
La rendre «âge.
Ou ne peut pat la mettre en gage, La robe de Mimi Pinson.
Mimi Pinson port g une rose,
Une rose blanche au côté.
Celte Heur dans ion cœur «close,
C'est la gaiM.
Quand un bon souper la réveille, Elle fait sortir la chanson
De la bouteille.
Parfois il penche sur l'oreille, Le bonnet de Mimi Pinson.
Qu'à la Sorbonne.
1] ne
faut pas qu'on la chiffonne,
La r
be de Mimi Pinson.
Mim
Pinson peut relier fille,
Si D
u le veul, c'est dans son droit.
Elle aura toujours sou aiguille,
Landerirette !
Au bout du doigt.
Four
entreprendre sa conquête,
Cen
si pas tout qu'un beau garçon
Faut 3tre honnête;
Cari
n'est pas loin de sa t(te,
Le bonnet de Mimi Pinson
D'un
;ros bouquet de fleurs d'orange
Si l'amour veut la couronner,
Elles
quelque chose en échange,
Landerirette!
A lui donner.
Cen
fit pas, on te l'imagine,
Un manteau aur un tension Fourré d'hermine:
C'en l'étui d'une perle fine, La robe de Mimi Pinson.
in cœur ett républicain ; ils jours elle a fait la guci Landerirelte i
On l'a vue avec son poinçon
Monter la garde .
Heureux qui mettra la cocarde Au bonnet de Mimi Pinson !
TaA1{ U?Ç £MotUVc4IS TEMPS.
Elle a mis, depuii que je l'aime (Bien longtemps, peut-être toujours),
Palmire a dû compter les jo
Mais quand vous
êtes
evtnue,
Votre bras léger
urle
mien,
11 faisait, dans ce
teav
Un froid de loup
un temps de chien.
Vous m'aimiez un
peu,
mon bel ange,
Et, tandis que vous bavardiez.
Dans cette pluie et cetl
nulge
Se mouillaient vo
cher
petits pieds.
Songeait-elle, ta jambe fine, Quand tu parlais de nos amours, Qu'elle allait porter sous l'hermine Le satin, l'or et le velours?
Si jamais mon cœur désavoue
Puisse à mon front Hanter la boue Où tu marchais si bravement!
ai afoVDQt&tE C<*
SU% T^O/S MvfKfiHES