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226 ÉTUDÉS'ET PAMSIACES
besoin: de vous... Nous tenons le bandit Quastana.» J’eus une exclamation de joie, et je courus à la préfecture. Il faut vous dire que, sous l'empire, c'était une très grosse affaire l'arrestation d’un bandit corse. La Colomba de M. Mérimée les avait mis à la mode aux Tuileries, et quand un préfet était assez habile pour mettre la main sur quelque fameux coureur de mâquis il pouvait être sûr de passer de première classe, surtout si le journal de la préfecture présentait l’arrestation d’une façon romanesque.
Malheureusement, depuis quelques années, les bandits devenaient rares. La Corse se civilisant chaque jour perdait ses traditions de vendetta; et si, par hasard, dans un canton reculé de Sartène ou de lIle-Rousse, un indigène au sang vif se laissait encore aller à jouer du stylet ou de lescopette, il passait vite en Sardaigne et se gardait bien de fenir le mdquis, comme on dit là-bas. Cela ne faisait pas l'affaire du préfet, vous pensez. Pas de bandit, pas de première classe. Pourtant, à force de chercher, il avait fini par en découvrir un.
C'était un vieux sacripant, nommé Quastana, qui, pour venger la mort de son frère, avait exterminé dans le temps je ne sais combien de familles. L'histoire remontait à 1830 ou 1832. Depuis, Quastana vivait caché dans le mâquis où, poursuivi d’abord avec acharnement, il avait fini par être oublié. Seulement il se tenait sur ses gardes, et lorsque à trente ans de distance
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