‹ Œuvres de Alphonse DaudetChapitre 54 sur 57 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

A table est hospitalière, bien servie, \\\ bien entourée. La lumière de deux grandes lampes s’abat, éclatante et blanche sur une nappe lustrée ; et les visages éclairés à la hauteur des yeux sortent en cercle de l’ombre, paisibles, souriants, épanouis. C’est la fin d’un repas d'amis, l'heure des effusions, des chaleurs de cœur; et, comme voilà longtemps que ces braves gens se connaissent, on sent dans l’atmosphère de leur causerie la tranquillité, la sécurité d’une habitude. Les mots se croisent sans se heurter, les idées se font des concessions, des politessés, se rangent pour se laisser passer. On échange des regards aussi chaleureux que des poignées de mains. On remue des rayons au choc des verres; et la bonne humeur des convives est

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