PR1I]RE
QUE LE BIENHEUREUX ADRESSAIT TOUS LES iMATINS A L'ÉTERNELLE SAGESSE.
Mon àme vous a désirée toute la nuit , et c'est du fond de mon cœur que je m'adresse à vous, dès le matin, ô sublime Sagesse. Je vous demande avec instance de me rendre digne de votre présence; c'est uniquement après elle que je soupire ; qu'elle éloigne de nous tous les périls; qu'elle soit une source inépuisable de grâces pour mon cœur, et qu'elle l'enflamme de votre saint amour. Me voici donc, ô doux Jésus; je vous salue, je me prosterne devant vous, je conjure la multitude des anges, qui obéissent à votre moindre signe , de suppléer à ma faiblesse ; et comme ils ne sont pas encore en assez grand nombre , que les myriades d'esprits bienheureux qui entourent votre trône se joignent encore à eux; que toutes les créatures s'unissent pour vous honorer, pour vous glorifier, pour bénir votre saint nom, qui est notre défense, notre bonheur, notre salut dans tous les dangers et dans toutes les occasions.