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EXEMPLES OU^SE TROUVE LA NATURE DE LA CHALEUR

1® Les rayons du soleil, surtout l'été et à midi.

2° Les rayons du soleil réfléchis et concentrés ou réunis, comme ils le sont entre les montagnes ou par des murs, mais plus encore par les miroirs brûlants. .

3» Les météores ignés.

LIVBE DEUXIÈME. 93

i^ Les foudres brûlantes.

5^ Les éruptions des volcans, je veux dire les flammes qui s'élancent avec un bruit terrible des cavités des montagnes, e\c.

6<> Toute espèce de flamme.

7® Tous les solides enflammés.

8^ Les bains naturels d'eaux chaudes.

9° Les liquides bouillants ou chauffés.

4 0° Les vapeurs et les exhalaisons chaudes ; l'air lui-même, qui est susceptible d'une chaleur très-forte et en quelque manière fu~ rieuse lorsqu'il se trouve renfermé, comme dans les fourneaux à réverbère.

44^ Certaines températures chaudes et sèches qui ont pour unique cause la constitution actuelle de Tair, indépendamment de la saison.

42® L'air souterrain ou renfermé dans certaines cavernes, surtout durant l'hiver.

43® Tous les corps velus, comme la laine, la peau des animaux, le duvet ou les plumes des oiseaux, ont une certaine tiédeur.

44^ Tous les corps, tant solides que fluides, soit denses, soit rares (tels que l'air même], approchés du feu pendant quelque temps.

4 5® Les étincelles tirées des cailloux et de l'acier par une forte percussion.

4 6® Tout corps frotté avec force, comme la pierre, le bois, le drap, etc., en sorte qu'on voit quelque fois les timons et les essieux des roues prendre feu , et que les Indiens occidentaux étaient dans l'usage d'allumer du feu par le simple frottement.

47® Les herbes vertes et humides, serrées en certaine quantité, et pressées ou foulées, comme les roses dans leur corbeille, et cela au point qu'assez souvent le foin serré trop humide prend feu spontanément.

4Ô® La chaux vive arrosée d'eau.

4 9® Le fer, lorsqu'étant mis dans l'eau-forte et dans un vaisseau de verre il commence à se dissoudre, et cela sans qu'il soit besoin de l'approcher du feu, etc. Il en est de même d'une dissolution d'ètain, mais alors la chaleur a moins d'intensité.

20® Les animaux, surtout leurs parties intérieures , et en tout temps, quoique dans les insectes dont le corps a trop peu de volume cette chaleur ne soit pas sensible au tact.

21® Le fumier de cheval et tous les excréments récents d'animaux.

22® L'huile de soufre et l'huile de vitriol produisent sur le linge des eflets très-analognes à ceux de la chaleur; elles le brûlent.

94 NOUVEL ORGAHUM .

23® L'huile d'origan, et autres du même genre, produisent un effet semblable en brûlant la partie osseuse des dents.

%i^ L'esprit-de-vin, bien rectifié et d'une grande force, a aussi une action semblable à celle de la chaleur , et si semblable que si on y jette un blanc d'œuf il se durcit et devient d'un blanc mat, à peu près comme celui d'un œuf cuit. Si l'on y jette du pain, il se torréfie (se grille) et se revêt d'une croûte comme le pain rôti.

25® Les plantes aromatiques et de nature chaude, comme l'estragon , le cresson alénois lorsqu'il est vieux, etc. , quoique ces plantes, soit entières, soit pulvérisées, ne soient point chaudes au tact ; cependant, lorsqu'on les mâche pendant quelque temps, elles excitent dans la langue et le palais une certaine sensation de chaleur, elles semblent brûler.

26® Le fort vinaigre et tous les acides appliqués aux parties du corps dépouillées de i'épiderme, comme aux yeux, à la langue ou à quelque autre partie blessée et où la peau est enlevée, occasionnent un genre de douleur peu différente de celle qu'exciterait la chaleur même.

27® Les froids très-âpres occasionnent aussi une certaine sensation assez analogue à celle d'une brûlure :

Nam Borea penelrabiîe /rîgus adurit '.

' 28® Et ainsi des autres.

XIL En second lieu il faut présenter à l'entendement, et comme en parallèle, des exemples tirés de sujets qui soient privés de la nature donnée; car la forme, comme nous l'avons dit, ne doit pas moins se trouver absente de tous les sujets où la nature donnée ne se trouve pas, que présente dans tous ceux où se trouve cette nature. Mais s'il fallait faire l'énuraération complète de tous les sujets de cette espèce, elle serait infinie.

Ainsi il faut accoupler les exemples négatifs avec les affîrmatifs, et ne considérer les privations que dans les seuls sujets qui ont le plus d'analogie avec les autres sujets où la nature donnée est présente et sensible. Nous appellerons cette seconde table, table de déclinaison ou d'absence dans les analogues,

EXEMPLES d'ANALOGITES OU NE SE TROUVE PAS LA NATURE

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