‹ Œuvres de Barthélemy et MéryChapitre 17 sur 79 · LES MYSTIFICATIONS · texte numérisé non relu

LES MYSTIFICATIONS

Je vais à don Migael« en ministre économe» Rayir mes flagellés Sanvinet et Bonhomme ; La Pologne est toujours destinée.. ••

Ah I c'est bien!

Nous voyons clairement que vous ne savez rien. Inventons : pour passer nos trois mortelles fêtes, JTai dans mon arsenal deux ruses toutes prêtes : D'abord pour réjouir le peuple du faubourg, Je vais faire venir don Pedro de Cherbourg ; Taffuble d'un frac vert cet empereur fantôme, Et le livre aux vimt de la place Yendême.

TOUS

Admirable!

u. PÉ1UE&.

Écoutez, écoutez; pour demain.

Le discours d'ouverture est écrit de ma main, Et là, je me bfttis un avenir superbe, Un effet colossal sur un petit adverbe, Vous allez voir ; jugez vous-mêmes du succès : J'annonce avec fracas que le drapeau français Flotte, dans ce moment, sous les murs de Lisbonne. Sous, admirez, messieurs, comme la ruse est bonne ; C'est de Tinattendu; je parie, à coup sûr. Qu'au lieu d'entendre $aus, le peuple entendra sur. C'est le sens naturel qui d'abord se présente ; Mon idée....

TOUS

Est sublime, et même assez plaisante I

M. PÉRIEB.

Je crois que pour ma part. en voilà bien assez; Maintenant c'est à vous, collègues, commencez.

M. SÉBASriANI.

Moi , je tiens sous ma main une a^ile estafette

m NÉHËSIS.

Qtti tombera du ciel au dernier jour de fête; Elle nous portera ce pompeux balletin Que mon chef de bureau m'a .dicté ce matin ; Lisez, et puis jugez si je suis diplomate ; Voyez, c'est de Francfort ; j'ai fait mettre la date. Tous les généraux morts sont cités par leurs noms : fi Vingt mille Russes pris et quatre-vingts canons ; a Devant les Polonais l'armée est en déroute, n 11 ne tenait qu'à moi de la détruire toute. Mais je me suis restreint dans un juste milieu. Ainsi le dernier soir, avant Theure du feu, Sur tous les boulevarts ma nouvelle semée Enchantera les cœurs du peu[rte et de l'armée.

TOUS

Bravo, le général I le tour est d'un bon goût I

s. FÉBIER*

A Montalivet.

M. DB MONTÀLIVBT.

Rien^ moi, rien,

U. PÉUBE.

A toi. d'Argout.

H. d'ahooitt.

Moi je puis ajouter un fil à votre trame ; Attendez mes trois-jours, vous verrez mon programme.

M. PÉRIBR.

Sémonville, parlez.

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