‹ Œuvres de Barthélemy et MéryChapitre 18 sur 79 · M. DE SÉMONVILLE · texte numérisé non relu

M. DE SÉMONVILLE

Vous êtes des enfans.

Je ris au fond du cœur de vos airs triomphans : La finesse de Cour sied mal à la roture ; Chez moi, messieurs, la ruse est une autre nature. Chaque jour de franchise est un jour que je perds, Je double Talleyrand à la Chambre des Pairs. Ma preuve, la voici : Vous avec vu sans deate

XES MYSTIFICATIONS. lîl

Les drapeaux d'Ulm, qoe j*ai suspendus à ma voûte?

M. PÉRIEH.

Oui, certes I Ah ! monsieur, tous nous ayez surpris ; Ces poudreux étendards ont enchanté Paris. Vénérable vieillard, de quelle obscure armoire Ayeat-Yous exhumé ces reliques de gloire? Quelle pieuse main les garda Jusqu'ici 7 D*où sortent>ib enfin ?

M. DE SÉMOirVlIUS.

Du carrefour Bussy.

n faut dire entre nous la chose toute crue : Chez un marchand de. soie, à l'angle de la rue, Aiuc deux Magots^ je pris, avec Tor des questeurs, Vingt drapeaux en coupons de toutes les hauteurs ; Je les taillai chez moi selon toutes les règles; Mettemich m'envoya les patrons et les aigles ; Ce fut fait en trois jours : leur lustre était trop neuf ; Gomme il devait d^ter de l'an mil huit cent neuf, J'eus recours à mon chef; admirez Fartifice, n me les exposa sur TAtre de l'office. Aux toits de mon hôtel, dans les temps pluvieux, Et mes jeunes drapeaux en trois mois furent vieux.

M. d'a&gout.

Vous êtes notre maître

M. PÉBIEA.

Hmnme subtil et calme, O grand référendaire, à vous revient la palme ! S'il faut mystifier, vous êtes mon recours, Et je dormirai bien mes trois nuits des trois-jours,

172 NËMÉSIS.

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