‹ Œuvres de Barthélemy et MéryChapitre 47 sur 79 · II. sa XArPMLUAIT 1.1 PLUS SAIVT DK8 DBVOIXt · texte numérisé non relu

II. sa XArPMLUAIT 1.1 PLUS SAIVT DK8 DBVOIXt

Je pnis avancer sans crainte qu'il n'y a jamais en rien de plus clair dans Osée , Ézéchiel et les douze petits prophètes. Quand MM. Guizot, Royer-Gollard et Lameth pourront exhiber de pareilles pièces justificatives y j'aurai foi en leurs prédictions . En l'état , j'ai le droit plus que personne de dire aux hommes qui nons gouvernent ; Totrk ststànk KAMàvaaA quatrb-vihgivt&biek! Et le devoir de ces hommes orgueilleux est de me croire sur parole , à moins qu'il n'y ait trahison dans leur cceur et qu'ils ne prennent plaisir , comme YiUèle et Polignac , à justifier mes prédictions.

Un Pair I c'est im mortel coiffe de plumes blanches. Largement ondulé d'un pallium sans manches, Tel qu'au grand Muséum l'exposa Champmartin ; * Assis dans un fauteuil usé par la paresse, Sa paternelle main promène i|pe caresse Sur son héritier enfantin.

Un Pair ! c'est l'homme simple avec des mœurs austères, Qui, l'hiver dans Paris et Tété dans ses terres, Mange les revenua de sa noble maison ; Marche sur des tapis, se prélasse en voiture. Ne porte jour et nuit des armes qu'en peinture. Et ne connaît pas le blason I

En voyant son écu qui sur les panneaux brille, Symbolique arsenal de sa noble famille.

Imposant appareil, joyaux dont nous rions, Dextrochères, fanons, lions armés de gueules, Larges masses d'airain à pourfendre des meules, Uoussettes, brassards, morions ;

En voyant ces hochets que sa voiture entasse. On croit en voir sortir quelque héros du Tasse, Un jeune paladin leste comme Dunois, Qui, joyeux au péril et chaud de cœur et d'ame. Va jeter en passant les couleurs de sa dame Dans la poussière des tournois.

* A la dernière expoiition du Loavre , on a remarqaé on tableaa de M. Cbampmartin qai représente M. le dnc de Fitz-Jamei tenant ses denx en&ns sor les genoux. Ce bon père semble faire ses derniers adieux a rhérédité de la pairie.

262 NËHÊSIS.

Hélas 1 c'est an vieillard à Fétroite poitrine, Chaudement cuirassé dans une eastorine, Armure de Ternaux qu'ennoblit un cordon; n a pour casque un feutre élargi sur son ailé, Pour sa cottenle-maille un tissu de flanelle, Et bivaque sur Tédredon.

Oh ! si de grands périls troublent la monarchie. Il se présente armé de sa tète blanchie ; A de beaux dévoûmens son ame se résout : Il dit, en enfonçant sa ducale couronne : Je mourrai pour mon roi sur les marches du trône Comme les Suisses du dix-août.

Le dix-août vient : alors il maudit la pairie, Claquemure à l'étroit sa pèle seigneurie Dans un antre ignoré de son noble faubourg ; Comme Pierre, il renie un infortuné maître. Et quand on l'interroge, il dit ne pas connaître L'homme qu'on embarque à Cherbourg.

Puis, quand la rue est calme et la ville sereine, Le noble chevalier redescend dans Tarène, Il vient au Luxembourg maudire nos exploits. Il pleure sur les lis dont la tige est coupée, Et jette fièrement le poids de son épée Dans la balance de nos lois.

Voilà le Pair I Venez, amis du ministère. Soutenir en plein jour cette ombre héréditaire; Prètez-lui le secours de votre forte main» Guizot, Royer-Collard, Jars, Dupin, Beaujour, Teste ; tàv si ce fort pilier sous la voûte ne reste L'État va s'abîmer demain.

En vain votre éloquence an sénat s'évertue ; Voilà rhérédité qui s'écroule abattue ; Hélas 1 des trois pouvoirs se dissout le faisceau; C'en est donc fait ; il faut que la France périsse» Puisqu'on ne verra plus la main d'une nourrice Fouetter la Pairie an berceau !

964 NEMESIS.

NOTES

Gomme lei Snisses da dix-aoùt.

Oa n*a pas oublié la conduite des Suisses , aux Tuileries , le 10 août 1792, Plus des deux tiers périrent en restant fidèles à leur consigne et à leur serment.

Gaisot, Royer-Collard, Jars, Dapîn, B^aDJoar, Teste.

Tous ces messieurs défendirent l'hérédité de la pairie , comme si , de loin , on leur eût montré leur place future dans la chambre haute.

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