‹ Œuvres de BeaumarchaisChapitre 100 sur 319 · SCÈNE II. BARTHOLO, LE COMTE, ca bachelier · texte numérisé non relu

SCÈNE II. BARTHOLO, LE COMTE, ca bachelier

le comte. Oui' la paix et lajoie habitent toujours céans !

BARTHOLO, brusquement. Jamais souhait ne vint plus à propos. Que voulez-vous?

le comte. — Monsieur, je suis Uonzo, bachelier, licencié...

bartholo. — Je n'ai pas besoin de précepteur.

le comte. — Elève de don Bazile, organiste du grand couvent, qui ;i l'honneur de montrer la musique à madame votre...

bartholo. — Bazile! organiste! qui a l'honneur! .le le sais, au fait.

le comte. — (Apart.) Quel homme! Haut.) lu mal subit qui le force à garder le lit...

bartholo. ■«- Garder le lit! Bazile! Il a bien fait d'enyoyer^je vais le voir à l'instant.

le comte. — (Apart.) Oh! diable! (Haut-.) Quand je dis le lit, monsieur, c'est... la chambre j'entends.

bartholo. — Ne fût-il qu'incommodé: marchez devantjje vous suis.

le comte, embarrassé. — Monsieur j 'étais chargé... Personne ne peut-il nous entendre?

bartholo. (a pari.) — C'est quelque fripon. (Haut.) EhJ non. monsieur le mystérieux ! parlez sans vous troubler, si vous pouvez.

le comte, a part. i — Maudit vieillard! (Haut.) Don Bazile m'avait chargé de vous apprendre...

bartholo. — Parlez liant, je suis sourd d'une oreille.

LE comte, élevant la voix. — Ali! voli intiers. . . Que le comte Aluiaviva, qui restait à la grande placé...

bartholo, effrayé. — Parlez bas: parlez bas.

LE COMTE, plus haut. — ... Eli est délogé ce matin. Comme c'est

par moi qu'il a su que le comte Almaviva... bartholo. —Bas; parlez bas, je vous prie.

LE COMTE, du même ton. — ... Etait ell celle ville, el que j'ai découvert que la senora Rosine lui a écrit.

RARTHOLO. - Lui a écrit? Mon cher ami, parlez plus bas, je vous en conjure ! Tenez, asseyons-nous, e1 jasons d'amitié. Vous avez découvert, dites-vous que Rosine...

le comte, ûèrement. — Assurément. Bazile, inquiel pouf vous de celle correspondance, m'avait prié devons montrersa lettre; mais la manière dont vous prenez les choses.

bartholo. — Eh! mon Dieu! je les prends bien. Mai- ne vous esl-il doue pas possible de parler plus bas?

le comte. — Vous êtes sourd d'une oreille, avez-vous dit.

BARTHOl.o. — Pardon, pardon, seigneur Alonzo, si vous m'avez

Page 1