ACTE II. SCÈNE II
LA < OMTESSE se lève el se promène, en se servant fortement de l'éventail. — Il
ne m'aime plus «lu tout.
Suzanne. — Pourquoi tant de jalousie*?
la comtesse. — Comme tous les maris, ma chère : uniquement par orgueil. Ah! je l'ai trop aimé! je l'ai lassé de mes tendresses, el fatigué de mon amour; voilà mon seul tort avec lui : mais je n'entends pas que cet honnête aveu te nuise, et tu épouseras Figaro. Lui seul péul nous y aider : viendra- t-il"?
Suzanne. — Dès qu'il verra partir la chasse.
LA COMTESSE, se servant de l'éventail. — Ouvre Ul) peu la Croisée SUT
le jardin. Il fait une chaleur ici!...
Suzanne. — C'esl que madame parle el marche av. m- action. Elle
va ouvrir la croisée du fond.
l\ comtesse, rêvant longtemps. — Dans cette constance à me fuir... les hommes sont bien coupables!
Suzanne crie de la fenêtre. — Ali ! voilà monseigneur qui traverse à cheval le grand potager, suivi dé Pédrille, avec deux, trois, quatre lévriei s.
LA COMTESSE. — Nous avons du temps devant nous. (Elle s'assied, i
On frappe, Suzon !
SUZANNE court ouvrir en chantant. — Ali! c'esl m OH Figaro ! ah! c'est
mon Fisaro !