SCÈNE l\. — CHÉRUBIN, à genoux, LA COMTESSE, assis
CHÉRUBIN, les yeux baissés. — Celui qui Ui'esl Ôté m'aiirail guéri en
moins de rien.
LA COMTESSE. — Par quelle vertu? (Lui montrant le taffetas) Ceci vaut mieux.
Chérubin, hésitant. — Quand un ruban... a séné la tête... ou touché la peau dune personne..!
la comtesse, conpantia phrase. — ...Etrangère, il devientbon pour
210 LE MARIAGE l>K FIGAÈIO
1rs blessures? J'ignorais cette propriété. Pour l'éprouver, je garde celui-ci qui vous a serré le lu-as. A la première égratignure... de mes Fei \s, i"<-n ferai l'essai.
chérubin, pénétré. — Vous le gardez, el moi je pars.
la comtesse. — Non pour toujours.
chérubin. — Je suis si malheureux!
la comtesse, émue. — Il pleure à présent! C'esl ce vilain Figaro avec son pronostic !...
chérubin, exalté. — Ali! je voudrais toucher au terme qu'il m'a prédit! sûr de mourir à l'instant, peut-être ma bouche oserait...
LA COMTESSE 1 interrompt et lui essuie les yeux avec son mouchoir. — Taise/. -
vuus, taisez-vous, enfant. Il n'y a pas un brin de raison dans tout
ce que vous dites. On frappe à la porte, elle élève la voix.) Oui frappe
ainsi chez moi?