‹ Œuvres de BeaumarchaisChapitre 263 sur 319 · SCÈNE XXII). — LE COMTE, BÉCEARSS · texte numérisé non relu

SCÈNE XXII). — LE COMTE, BÉCEARSS

bégearss en colère. — Comblez cette canaille, et voyez ce qu'elle devient! En vérité, monsieur, mon amitié me force à vous le dire : vous devenez trop confiant; il a deviné nos secrets. De valet, barbier, cbirurgien, vous l'avez établi trésorier, secrétaire; une espèce de factotum. Il est notoire que ce monsieur fait bien ses affaires avec vous.

le comte. — Sur la fidélité, je n'ai rien à lui reprocher; mais il est vrai qu'il est d'une arrogance...

bégearss. — Vous avez un moyen de vous en délivrer en le récompensant.

LE comte. — Je le v< unirais souvent.

bégearss confidentiellement. — En envoyant le chevalier à Malte, sans doute vous voulez qu'un homme afftdé le surveille? Celui-ci, trop flatté d'un aussi honorable emploi, ne peut manquer de l'accepter : vous en voilà défait pour bien du temps.

le comte. — Vous ave/, raison, mon ami. Aussi bien m'a-t-on dit qu'il vit très mal avec sa femme. (H sort.)

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