ACTE IV, SCÈNE VI
le comte. — ■ La circonstance m'oblige à vous faire un aveu. Je suis attendu dans cette maison pour une explication secrète : j'y venais à pied, lorsque j'ai eu le bonheur de vous être utile.
sir Charles souriant. — Ne perdez pas avec moi un temps précieux.
le comte. — >"on : ce n'est pas ce que vous pensez sûrement. Mais vous savez que les mariages d'intérêt rompent souvenl des liaisons agréables : c'est précisément mon histoire. Une tille charmant"' qui s'est donnée à moi, et que j'aime à la Folie, loge ici depuis quelques jours avec sa famille; elle a eu vent de mon mariage, on m'a écrit ce soir : je viens... assez embarrassé, je l'avoue.
sir Charles. — C'est une grisette, sans doute?
le comte. — Ali! rien moins. Voilà ce qui m'afflige et qui m'enbarrasse. l'ai même un soupçon que ceci pourra bien avoir un jour des suites... Il y a un frère!.. Mais je crois entendre le signal convenu. Souffrez que je vous laisse un moment au jardin : vous voyez jusqu'où va déjà ma confiance en votre amitié. T.e romte le
mène au jardin, revient, cl ferme la porte après lui.