‹ Œuvres de Boileau a l'usage de le jeunesseChapitre 56 sur 62 · ALTERUM · texte numérisé non relu

ALTERUM

m MARULLUM , VERSIBUS PHALEUCIS ANTEA MALE - LAUDATUM.

Nostri quid placeant minus Phaleucî , Jam dudum tacitus , Manille , quæro ; Quùm nec sint stolidi , nec inficeti , Nec pingui nimiùm fluant Minervâ.

Tuas sed célébrant , MaruUe , laudes.

O versus stolidos et inficetos !

POESIES LATIIVES.

SATIRA. (i).

Quid numeris iterum me balbutire latinis ,

Longé Alpes citra natum de pâtre sicambro , Musa , jubés ? Istuc puero mihi profuit olim , Verba mihi sævo nuper dictata magistro Cùm pedibus certis conclusa referre docebas.

Utile tune Smetium manibus sordescere nostris ; Et mihi saepè udo volvendus pollice textor Præbuit adscitis contexere carmina pannis.

Sic Maro , sic Flaccus , sic nostro sæpè Tibullus , Carminé disjecti j vano pueriliter ore Bullatas nugas sese stupuére loquentes...

^i) C’est le commencement d’une satire que Boileau , étant encore fort jeune , avait eu dessein de faire contre ceux qui s’appliquent k faire des vers latins. L’âge du poète peut servir d'excuse à l'inconséquence qu’il y a & faire une satire en vers latins contre l’usage des vers latins. Il arait aussi composé un dialogue en français , à la. manière de Lucien , pour faire voir qu'on ne peut ni bien parler ni bien écrire une langue morte. Nous ne savons pas comment il aurait répondu à l'argument tiré des beaux vers de Rapin , de Santeuil , de Gommire , de la Rue , de Sarbieski , etc. ; mais ce que nous pouvons assurer, c’est qu’il n’a point prétendu s'élever contre l’usage do faire des vers latins dans les collèges , puisqu’il dit en propres termes que cet exercice lui a été utile dans le temps de ses premières études.

Istuc puero mihi profuit olim.

CHAPELAIN DECOIFFE,

ou

PARODIE (ï) DE QUELQUES SCÈNES DU CID,

Page 1