‹ Œuvres de boileau despreaux, nouvelle edition; augmentèe de notes ed de la vie de l'auteurChapitre 14 sur 70 · SUR L'ÉQUIVOQUE · texte numérisé non relu

SUR L'ÉQUIVOQUE

- Qw vient de voir dans te discours précédent c$ oui a donné lieu à fa composition de cette Satire

„ — m. juij , »r. f-truccj ItUII. £>j;-

prejstons, qui font sou vent prendre une chose pour' une autre. Cette pièce fut composée en ifn5. '.

0 langage françoî's bizarre Hermaphrodite.

De quel genre. te faire , Kquivuque maudite, ' Ou maudit ! car. sans peine aux rimeurs hasardent L'usage encor, je crois 1 , laisse le choix des deux. Tu ne me réponds rien. Sors d'ici , fourbe insï»né L Mâle aussi dangereux que Femelle maligne , Qui crois rendre innucens les discours imposteurs ; Tourment des écrivains , juste effroi des lecteurs - Far qui de mots confus sans cesse embarrassée , Ma plume , en écrivant , cherche en tain ma pensée.; Laisse-moi ; va charmer de tes vains ag re'mens Les jeux faux et gâtes de tes louches amans ; Et ne viens point ici de ton ombre grossière. Envelopper mon style , ami de la lumière.

Tu sais bien que jamais ches loi, dans mes discours Je n'ai d'un faux brillant emprunte le secours - '

* illMUHI f itv

itb SATIRE Xtl.

fuis, donc "Mais nou , /demeure ; ,uri dûnon qui

Veut 'qu'encore 'une utile et dernière safcre , De ce pas i'n mon livre exprimant tes noirceurs , fie vienne; en nombre pair ; joindre □ ses onze sceurs ; F.t je sens^e;^ vue «chauffe mon audace.

Viens , approche" : vovons , malgré l'âge et la glace, . r&'i ma nuise aujourd'hui , sortant de sa langueur , .Pourra trouver encore un reste de vigueur.

•'■ Mais , où tend , dira-tron . ce projet fantastique ! Ke van droit- il pas' mieux daiis. mes vers , moms

"' caustique V' ' " ' - 5 '

Répandre de tes jeux le sel divertissant ,* rjui; d'aller contre toi , sut un ton menaçant ; Pofsser jusqu'à l'excès nia Critique boutade V " ' Je féroîs nùeux , j'entends, d'imiter Tîenserade ; -C'est parlai qu'autrefois , niise eu-ton plu/s beaa jour, *jT u sus . trompant les v-enx du. peuple et de la cour , Leur faire , à la faveur de tes Mifettes folles , Goûter comme bons mots tes quolibets frivoles. i Mais te n'est plus le temps : le publie de'tromne D'un, pareil enjoument ne scseiit plus frappe'. - 'Jes bous mots, .autrefois délites des ruelles, Approuves chéries grands., applaudis chez les belle,»; Hors de mode aujourd'hui 'chez nos plus froids badins 4 Sont des colle ts-mo nies et des vertugadinS. J v lecteur ne sait plus admirer dans Voiture De ton froid jeu de mots l'insipide figure. 1 , : C'est à'rrgi'et da'on voit cet auteur si charmant, ' ■Et pour mille beaux traits vante si justement , ' Chef, toi îoujou'rn cherchant quelque finesse aiguë , Présenter au lecteur sa pensée aiiibi^iS' , .r Et souvent du faux sens d'un proverbe affecte' Faire de'son discours la piquante beauté'. :

Mais laissons là le tort qu'à ses brillans ouvrages , Fit le plat agrément de tes vains badiuages. "

SATIRE Xlï. ni t*arlons des maux sans lin que ton sens de travers , Source de toute erreur, sema dans l'univers : • Et, pour les contempler jusque dans leur naissance , Dès le temps nouveau-ne', quand la Toute-puissance D'un mot forma le ciel , l'air , la terre et les Ilots , N'est-ce pas toî, voyant le monde à peine eclos , Qui , par l'exlat trompeur d'une funeste pomme , Et tes mots ambigus , lis croire au premier homme Qu'il alloit , en goûtant de ce morceau fatal , Comble* de tout .savoir , à- Dieu se rendre égal ï 11 en fit sur-le-ehump la folle expérience.

Mais tout, ce qu'il acquit de nouvelle science Fut que , triste et honteux de voir sa nudité , Il sut fm'il.n'e'toit plus , grâce à «a vanité', * l Qu'un cfie'r.if animal pe'tri d'un peu de terre , A qui la faim, la soif, par-tout faisoient la guerre , El qui , courant toujours de malheur en malheur, A la mort arrivoif cniîn par la douleur.

Oui .■ de tes noirs complots et de ta triste rage 1> pepre hiimah» perdu fut le premier ouvrage ! Et bjien que l'homme alors parût si rabaisse 1 , Par toi contre, le ciel un orgueil insensé' ' Armant de ses neveux la gigantesque engeance , Dieu résolut enfin , terrible en sa vengeance , D'abîmer sous les eaux, tous ces audacieuse.

ÏVlais avant qu'il iflchàt le» écluses des cieux , Par un fils de Noc fatalement sauvée , : -, Tu fus, comme serpent , dans l'arche conservée. Et d'abord poursuivant tes projets suspendus , Chez les mortels restans, eiïcor tout e'pefdus, De nouveau tu semas tes captieux mensonges , Et remplis leurs esprits de fables et de. songes. Tes voiles offusquant leurs veux de toutes parts, Dieu disparut. lui-même à leurs troubles regards, Alors tout ne- fut plus que stupide ignorance, ^ti'impiete' sans; borne en son extravagance :

ni SATIRE XII.

Puis, de cent dogmes faux )a#ti[>erstition ,

Répandant l'idolâtre et folle illusion ,

Sur la terre en tout lieu disposée à les suivre «

L'art se tailla des dieux d'or, d'argent et de enivre;

Et l'artisan lui-même, humblement prosterne*

Au pied du vain métal par su niaiu façonné ,

Lu! demanda les biens , la santé' , la sagesse.

Le monde fut rempli de dieux de toute espèce s

On vit le peuple fou qui du Wil boit les eaux,

Adorer les serpens , les poissons , les oiseaux.;

Auxchiens, auxebats, auxboucs, offrirdessacrilicfis,

Conjurer l'ail , l'oignon , d'être à ses vœux propices ;

Et croire follement maîtres de ses destins

Ces dieux nés du. fumier porte' dans ses jardins.

Bientôt te signalant par* mille faux miracles ,

Ce fut toi qui par-tout lis parler les oracles s

C'est par ton double sens dans leurs discours jeté

Qu'ils surent , en mentant , dire la vérité ,

Et sans crainte , rendant leurs réponses normandes ,

Des peuples et des rois engloutir les offrandes.

Ainsi , loin du vrai jour par toi toujours conduit. L'homme ne sortit plus de son épaisse nuit.

Pour mieux tromper ses yeux , ton adroit artifice Fit à chaque vertu prendre le Boni d'un vice ; Et par toi . de splendeur faussement revêtu , Chaque vice emprunta le nom d'une vertu.

Par toi l'humilité devint «ne bassesse ;' • » "* . La candeur se nomma grossièreté . rudesse s Au contraire , l'aveugle et' folle ambition S'appela des grands cœurs la belle passion ; Du nom de licrte" flôble on orna l'impudence , Et la fourbe passa pour exquise prudence :

L'audace brilla seule aux yeux de l'univers ; , Et pour vraiment héros, chez les hommes pervers", On ne reconnut plus qu'usurpateurs iniques, ■ - . Que tyranpiqueB rois-censés grands politiques,

□igilfced b/Coogli,

SATIRE XII. ll3

Qu'infâmes scélérats à la gloire aspirans iit voleurs revêtus du nom de conquéraos'

Mais à quoi s'attacha ta savante malice'?

Ce fut sur-tout à faire ignorer la justice Dans les plus claires lois ton ambiguïté 1 ' nepandant son adroite et line obscurité , Aux yeux embarrasses des juges les plus'sa'es -loutscns devint douteux, tout mot eut-deux visa'™ • rius on crut pénétrer, moins on fut c'clairei ■ Le texte fut souvent par la glose obscurci : ' Et pour comble do maux, à tes raisons frivoles £ éloquence prêtant l'ornement des paroles

Ions les jours accablé sous leur co ,„n effort

Le vrai passa pour fan*, et le bon droit eut tort Voila comme déchu de sa grandeur première.

Concluons , l'homme colin perdit toute lumière, fct, par tes yeux trompeurs se figurant tout voir,

INfi Vit. no ont ■< lis P ■ . .'

Ne va ne sut P m 8 ripn , ne pat ])[us ric(1 savn . |r lie lu raison [.ourlant, par le vrai Dieu guidde Il resta quelque trace encor dans la Judée.

ru l -■■'.ui «uns ia juuee.

los hom "'-"s ailleurs sous ton joug gemissans , Vainement on chercha la raison , le droit sens - Car qu'est-ce, loin de Dieu, que l'humaine sagesse. *.t bocrate, l'honneur de la profane Grèce, yu'ctoit-d en cftet. de près examine , Qu'un mortel par lui-même au seul mal entraîne' , fct , malgré la verni dotil il taisoit parade Très-equivoque ami du jeune Alcibiade!

Oui, j'ose hardiment l'affirmer contre toi Dans le monde idolâtre , asservi sous ta 'loi , Par l'humaine raison de clarté dépourvue , L'humble et vraie équité Fut à peine entrevu* ; s Et par un sage allier, au seul faste attache , Le bien même accompli souvent fut un pe'che'.

Pour tirer l'homme eulin de ce desordre extrême. Il hillut qu'ici-ba3 Dieu, fait homme lui-même

ïi/, SATIRE XH.

Vînt du sein lumineux do l'éternel séjour

De tes dogmes ttompcurs dissipe,! - le faux jour,

A l'aspect de ce Dieu les démons disparurent ,

Dana Delphes , dans Dciios , tes oracles se tarent i

Tout marqua , tout sentit sa venue en ces lieux;

L'estropie marcha , l 'aveugle ouvrit les veux.

Mais bientôt contre lui ton audace rebelle ,

Chez la nation même h son culte lidelle ,

De tous eûtes arma tes nombreux sectateurs ,

Prêtres , pharisiens , rois , pontifes, docteurs.

("l'est par eux que l'on vit la vérité suprême

De mensonge et djerreur accusée elle-même ,

Au tribunal humain le Dieu du ci M traîné,

Et l'auteur de la vie à iiioutifcf condamné.

Ta fureur toutefois à ce coup fut déçue,

Et pour toi ton audace eut une triste issue.

Dans la nuit du tombeau ce Dieu précipite*,

Se releva soudain tout brillant de clarté ;

Et par-tout sa doctrine en peu de temps portée ,

Fut du Gange et du Nil et du Tago éeoutée ;

Des superbes autels à leur gloire dresses

Tes ridicules dieux tombèrent renversés :

On vit en mille endroits leurs honteuses statues

Pour te plus bas usage utilement fondues,

Et gémir vainement Mars, Jupiter, Vénus,

Urnes , vases , trépieds , vils meubles devenus.

Sans succomber pourtant tu soutins cet orage ,

Et sur l'idolâtrie enfin perdant courage ,

Pour embarrasser l'homme en des iiccuds plus subtils.

Tu courus chea Satan brouiller de nouveaux fils.

Alors . pour seconder ta triste frénésie , Arriva de l'enfer ta fille l'hérésie.

Ce monstre , dès l'enfance a ton école instruit, De tes leçons bientôt te lit goûter le fruit. Par lui l'erreur , toujours finement apprêtée , Sortant pleine d'attraits de sa bouche empestée,

SATIRE Xtfi ■■.« De son mortel poison tout courut s'iibreUTïfj."'' •*»">' Et l'^gliso elle-même eut peine à s'en- sauver-;'' s ; Elle-iutînic deux fois , presque toute; arienne , '■ " Sentit chcî! soi trembler la vérité chrétienne , ' • l orsqu'attaquant le Verbe et sa dïviriilé , D'une syllabe impie un saint mot augmente , Kçmplit tous les esprits d'aigreurs si meurtrières, Et fit; de sang chrétien couler tant de rivières. Le fidèle , au milieu de ces troubles confus , Quelque temps égare', ne se reconnut plus ; Et «liiits plus d'un aveugle et ténébreux concile Le mensonge parut vainqueur do l'e'vïingile. ' '

Mais à quoi bon ici du profond des enfers , l Nouvel historien de tant do maux soufferts , Rappeler Arius , Valentin , et Pelage , Et tous ces fiers dénions que toujours dàAge en fige* ' Dieu, pour faire éclaircir à fond ses veTUes , A permis qu'aux chrétiens l'enfer aie suscités ! , Laissons hurler là-bas tous ces damnés antiques , Et bornons nos regards aux troubles fanatiques ' Que tou horrible tille ici sut émouvoir , 1 Quand Luther et Calvin, remplis de ton savoir, Et soi-disant choisis pour réformer l'église, Vinrent du célibat affranchir la prêtrise , Et , des vœux les plus saints blâmant l'austérité , Aux moines 1.13 du joug remire la liberté.

Alors n'admettant plus d'autorité viaibie-V Chacun fut de la loi censé juge infaillible ; Et sans être approuvé par le clergé romain , Touf protestant fut papo , une bible à la maîn. De celte erreur dans peu naquirent plus de sectea Qu'en automne on ne voit de bourdonnaos insectes fondre sur les raisins nouvellement mûris , ; Ou qu'en toutes saisons sur les murs , à Paris , On ne voit affichés de recueils d'amourettes , De vers, de contes bleus, de frivoles sornettes.

tiQ SATIRE' Xn.

Souvent pçu recherches du public nonchalant,' Waîs vantes à coup sur tlu Mercure galant.

Ce ne fut plus par-tout que fous anabaptistes, Qu'orgueilleux puritaine, qu'exécrables déistes ; £e plus vil artisan eut ses dogmes à soi , Et chaque chrétien fut de -différente loi.

3La discorde , au milieu de ces sectes altières, En tout lieu cependant déploya ses bannières ; Et ta fille , au secours des viins raisonnemens Appelant le ravage et les embrasement , Fit , en plus d'un pays , aux villes désolées Sous l'herbe en vain chercher leurs églises brûlées. L'Europe fut un champ de massacre et d'horreur: Et l'orthodoxe inênie , aveugle en sa fureur, De tes dogmes trompeurs nourrissant son idée , .Ouh|îà la douceur aux chrétiens commande'e ; Ktcrut, poorvenger Dieu de ses fiers ennemis, Tout ce que Dieu défend , légitime et permis. Au signal tout-à-coup donné pour le carnage , Dans le» villes , pur-tout, théâtres de leur rage , Cent mille faux zélés , le fer en main courans , Allèrent attaquer leur:: amis, leurs paréos , Et . sans distinction , dans tout sein hérétique , Pleias de joie , enfoncer un poignard catholique i Car quel lion, quel tigre, égal en cruauté Une injuste fureur qu'arme la piété ! ■

Ces fureurs , jusqu'ici du vain peuple admirées , Etoîent pourtant toujours de l'église abhorrées ; Et , dans ton grand crédit pour te bien conserver. Il l'alloît que le ciel parût les approuver : Ce chef-d'œuvre devoït couronner ton adresse. Pour y parvenir.donc , ton active souplesse , Dans l'école abusant tes grossiers écrivains. Fit croire à leurs esprits ridiculerrient vain3 Qu'un sentiment impie , injuste, abominable , Pat deux ou trois d'entre eux répu te aou tenable ,

SATIRE XI t.

îi?

Prenoit chez eux un sceau de probabilité Qui même contre Dieu lui doaftoit sure te ; Et qu'un chrétien pouvoit , rempli de confiance , Même en le condamnant, le suivre en conscience.

C'est sur ce beau principe , admis si follement , Qu'aussitôt tu posas l'énorme fondement De la plus dangereuse et terrible morale Que Lucifer, assis dans la chaire infernale , Vomissant contre Dieu ses monstrueux sermons , Ait jamais enseignée aux novice» démons.

Soudain , au grand honneur de l'école païenne , On entendit prêcher dans l'église chrétienne Que sous le joug du vice un pe'cheur abattu Pouvoit, sans aimer Dieu ni même la vertu, Par ta seule frayeur au sacrement unie, Admis an ciel , jouir de la gloire infinie ; Et que . le s clefs en main ,,sur ce seul passe-port, Saint Pierre à tous venans devoit ouvrir d'abord.

Ainsi, pour tfvUer l'éternelle misère , . ( ■ Le vrai zèle au chrétien n'étant plus nécessaire, l'a sus, dirigeant bien en eux l'intention , De tout crime laver la coupable action.

Bientôt , se parjurer cessa d'être un panure ; f li'atgent à tout denier se prêta sans usure; /

Hardiment échanger un bien spirituel ; Du soin d'aider le pauvre on dispensa l'avare ; Et même chez, les rois le superflu fut rare. . > C'est alors qu'on trouva , pour sortir d'embarras, L'art de mentir tout haut en disant vrai tout bas s C'est alors qu'on apprit qu'avec un peu d'adresse, Sans crime un prêtre peut vendre trois fois sa mesaej Pourvu que , laissant là son salut à l'écart , Lui-même en la disant n'y prenne aucune part: C'est' alors que l'on sut qu'on peut pour ane pomme» Sans blesser la justice , assassiner un homme :

Sans simonie on put , contre un bien

Assassiner! ha! non, je parle improprement:

Mais que, prêt à la perdre , on peut innocemment , Sur-tout ne la pouvant sauver d'une autre sorte , . Massacrer le voleur qui fuit et qui remporte. Entin ce fut alors que , sans se corriger , Tout pécheur.. . Riais où vais-jc aujourd'hui m'en- • gager !

Veux-je d'un pape illustré , amie* eontre tes crimes > A tes yeux mettre ici toute la huile en rimes ; Exprimer tes détours burlesquement pieux Pour disculper l'impur , le gourmand , l'envîetur; Tes subtils faux-fu vans pour sauver la mollesse , Le larcin, le duel /le luxe , la paresse ; En un mot , faire voir à fond développes Tous ces dogmes affreux d'anathème frappés ; Que , saos peur débitant tes distinctions folles , L'erreur encor pourtant maintient dans tesécolésf

Mais sur-re seul projet soudain puis- je ignorer A quels nombreux combats il faut me préparerî J'entends déjà d'ici tes docteurs frénéiioucs Hautement me compter au rang des hérétiques ; M'appcler scélérat, traître, fourbe, imposteur, Froid plaisant, faux bouffon, vrai calomniateur; De Pascal , de Wendrock . copiste misérable; Et, pour tout dire enfin , janséniste exécrable. J'aurai beau condamner , en ions sens expliqués , Les cinq dopmes (adieux par ta main fabriqués, Blâmer de tes docteurs la morale risihle :

C'est , selon eus , prêcher un calvinisme horrible ; C'est nier qn'ici-bas par l'amour appelé , Dieu pour tous les humains voulut *tre immolé.* Prévenons tout ce bruit : trop tard, dans le naufrage ,

Confus on se repent d'avoir bravé l'orage.

Halte-Là donc , ma plume. Et toi , sors de ces lieux.

Monstre à qui , par ua trait des plu3 capricieux ,

DigitizGd ti/Coogl

SATIRE XII. 'ng Aujourd'hui terminant ma course satirlfrup , J'ai prête dans mes vers une amc allégorique, Fuis, va cherclicr ailleurs tes patrons bieii-aimés, Dans ces paya par toi rendus Bi renommés , Oùl'Orne,epana ses eaux, et que la Sartbe arrose j Ou , si plus sûrement tu veux gagner ta cause , Porte-la dans Trévoux , à ce beau tribunal , Où de nouveaux Midas un se'nat monacal , Tous [es mois , appuyé de ta sœur l'ignorance, Pour juger Apollon tient, dit-on, saaéanco.

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