POÉSIES
Vient régner sur notre Parnasse t Qu'il pat brillant j qu'il a de grâce !.
Du prus grand des héros je reconnoîs le filas Il est déjà tout plein de l'esprit de son père ; Et le feu des yeux de sa mire A passé jusqu'en ses écrits.
" Vers pour mettre au bas du portrait de mademoiselle de JLamoignon.
Aux sublimes vertus nourrie en sa famille,
Cette admirable et sainte fille En tous lieux signala son humble piété* ; Jusqu'aux climats où naît et finît la clarté (i ) , Fit ressentir l'effet de ses soins secourantes î Et , nuit et jour pour Dieu pleine d'activité , Consuma son repos , ses biens et sa santé , A soulager les maux de tous les misérables.
A madame la présidente de Lamcignon , sur
te portrait du P. Bourdaloue qu'elle m'avait
envoyé.
Du plus grand orateur dont la cbaire.se vante - M'envoyer le portrait , illustre présidente , C'est me faire un présent qui vaut mille préseûs. J'ai connu Bourdaloue; et dès mes jeunes ans ' Je fis de ses semions mes plus chères délices. Mais lui , de son côté lisant mes vains caprices , Des censeurs de Trévoux n'eut point pour moi les , yeux.
Ma franchise sur-tout gagna sa bienveillance. Enfin , après Arnauld , ce fut l'illustre en France Que j'admirai le plus et qui m'aima le mieux.
(i) Mademoiielle de Lam oignon , sœur do M. le premier président , faisoit tenir de l'argent à beaucoup do missionnaires jusque dans les Indes orientales et occidentales-.
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