DIVERSES
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fers pour mettre au bas du portrait de Tuvernier, le célèbre, voyageur. .
De Paris à Delhi (i) , du couchant à l'aurore , Ce fameux voyageur courut plus d'une fois:
DèMndectdc l'Hydaspe (a) il fréquenta les rois; Et sur les bords du Gange on le révère encore. En tous lieux sa vertu fut son plus sûr appui; Et , bien qu'en nos climats de retour aujourd'hui ,
En foule à nos yeux il présente Les plus rares trésors que soleil enfante (3) , Q n'a rien rapporté de si rare que lui.
Vers pour mettre au bas du portrait de mon père , greffier de la grand'chambre du parlement d* Paris.
Ce greffier doux et pacifique, De ses enfans an sang critique N'eut point le talent redouté :
Reste de l'or du siècle antique ; ' Sa conduite , dans le palais Par-tout pour exemple citée .
Mieux que leur plume si vantée Fit la satire des Rolets.
Epitaphe de la mère de l'auteur.
( C'est elle qui parle. )
'.POUSE d'un mari doux , simple , officieux , âr la même douceur je sus plaire à ses yeux :
(1) Ville et royaume des Indes, (a) Fleuve du même pays.
(3) Il ettSt revenu des Iode* avec près de trois millions r pierreriei.
: n(r poésies
Nous nR sGmea jamais ni railler ni médire.
Pdasant, ne t'enqniers point ai de cette bonté
Xpus rues enfans ont hérité, Lis seulement cou vers, et garde-toi
Sur un frère aîné que pavois, et avec qui j'etois brouillé.
De mon frère , il Mt vrai , les écrits sont vantés ;
ïl -a cent belles qualités i Mais il n'a point pour moi d'affecùon sincère.
En lut je trouve un excellentauteur , Un poète agréable , un très : l»on orateur :
Mais je n'y trouve point de frère.
Vers pour mettre sous le portrait de M. île Labruyère, au-devant de son livre des Caractères du temps.
( C'est lui qui parle. )
Tout esprit orgueilleux jini a'akne, Par mes leçons se voit guéri , * Et dans mon livre si chéri Apprend à se faajir soi-même.
Epitaphe de H. Arnauld.
Au pied de cet autel de structure grossière , Gît sans pompe , enfermé dans une V U« bière , Le plus savant mortel qui lairuus ait écrit , Arnauld , qui , siir la tfrûoe instruit par Jésus- Christ, Combattant pour l'K S lisc , a dansl'Eghse indrae, Souffert plus d'un outrage et plusd'un anathème. Plein du feu qu'eu son coeur souffla l'Esprit divin Il terrassa Pélagc . il foudroya Calvin , De tous l e9 faux docteurs confondit la morale. Mais pour fruit de son zelc on l'a m febute ,
DIVERSES. 3ti En cent liens opprimé par leur noire cabale , Errant, pauvre, banni, proscrit, persécute; Et même par sa mort leur fureur mal éteinte ÏV'auroir jamais laissé ses cendres en repos. Si Dieu lui-même ici de son ouaitle sainte A ce.-j loups dévorans n'avoic cache les os.
Vers 'pour mettre ait bas. du portrait de M. Maman, médecin.
Tout brillant de savoir, d'esprit et d'éloquence, Il courut an désert chercher l'obscurité'; Aux pauvres consacra ses biens et sa science ; Et trente aus dans le jeûne et dans l'austérité ,
Fit Son unique volupté
Des travaux 'de la pénitence.
fers pour mettre au bas du portrait de M. Raciae*
Du théâtre francois -l'honneur et la 'merveille 11 sut ressusciter Sophocle en ses écrits 1 ; Et , dans l'art d'enchanter les cœurs et les esprits Surpasser Euripide , et balancer Corneille.
M. le Verrier , mon illustre ami, avant fait graver m&* portrait par JUrcvet , célèbre graveur mettre an bas de ce portrait quatre ■vers ou l'on me fait ainsi parler:
Au joug de la raison asservissânt la rime, Et même en imitant , toujours original , J'ai su dans mes écrits , dorte, enjoué" , sublime , Rassembler en moi Perse, Koracc et Ju vénal.
A quoi j'ai repondu par ces Vers :
Oui , Le Verrier , c'est là mon fidèle portrait ; Et le qr«Kwj «n chaque' «ait,
POÉSIES DIVERSES
3lt , „ ,» t ,r sur son «sage.
Me voilà .ûr de vm om ™ ■»« ' Et , „e «»•»*' î.n "û "«H" <« »" '
AVERTISSEMSST