SUR LES TROIS MAGDELÈNES
iSàikt Luc, tïi. 87, parle de la femme pécheresse qui viDt chez Simon le Pharisien, laver de ses larmes les pieds de J^sus, les essuyer de ses cheyeux, et les parfumer. Il ne la nomme point.
Idem^ viii. 3, deux versets après la fin de lliistoire précédente, nomme, entre les femmes qui suivoient Jésus, Marie -Magdelène, dont il avoit chassé sept démons»
Idemj X. 39, dit que Marthe > qui reçut Jésus chez elle, avoit une sœur nommée Marie, etc»
Ces trois passages semblent marquer plus aisément trois personnes différentes que la même. Car il est bien difficile de croire que si la pécheresse étoit Magdelène, il ne l'eût pas nommée d'abord, plutôt que deux Versets après, oii non-seulement il la nomme, mais la désigne par ce qui la faisoit le plus connoître, d*avoir été délivrée de sept démons. Et il semble encore parler de Marie, sœur de Marthe, comme d'une nouvelle personne dont il n'a point encore parlé»
Idem, xxiT» 10, nomme encore Marie^Magdelène entre les femmes qui vinrent dire aux apôtres la nouvelle de la Résurrection. Tous les évangélistes le marquent aussi. Saint Matthieu, xxvii. 56, nomme Marie- Magdelène entre les femmes qui avoient suivi Jésus de Galilée, et assistoient à sa mort. Vers. 61 , il dit qu elle étoit assise auprès du sépulcre, et chap. xxvni. i, il dit quelle vint le