‹ Œuvres de Bossuet, évéque de Meaux (volume 2)Chapitre 48 sur 58 · CARMÉLITE · texte numérisé non relu

CARMÉLITE

n lui exprime stê regrets toachant la perte qu il faisoit du merëchal de Bellefottdfly son ami, qai veaoit d'être disgracie.

Jbiir me regardant moi-même, je ne puis me consoler de réloignement de M. le maréchal de Bellefonds. En regardant la Cour, fai regret qu*elle ait perdu un homjne de ce mérite. En le regardait, ma chère et révérende Mère, f adore les dispositions cachées de la divine Providence qui le ramène à la Cour quand il la veut quitter, et Ten arrache par un coup imprévu lorsqu'il semble y être le mieux. Quoi qu'il en soit, je suis persuadé que Dieu veille sur lui, pour y détruire tout-à-fait le monde , et y établir Jésus-Christ

(0 Elle ëtoit soeur du maréchal de BellefoncU, et prieure desGai^ mélites de la me Saint- Jacques à Paris , sous le nom ^A^nèê de Jétu* Maria, Bossuet correapondoit par son moyen avec le marécha]. ^ LeTT&SS UfÉD. X

B LETTRES IHÉJDITfiS

tout seul. La perte que je fais dVn homme qui chei^ che Dieu y et d*un ami si sincère et si sdvy est une ctiose presque irréparable en ce pays. Je ne sais ni que désirer pour son retour, connoissant ses dispositions, ni qu'espérer en considérant celles des autres. Je suis certain qu il est percé de douleur de s^étre trouvé dans un état auquel il a cru être obligé de déplaire au Roi, et de lui désobéir. C'est une chose bien rude à un si bon cœur et à un si bon chrétien. Je prie Dieu de lui servir de consolation et de conseil, et de bénir sa famille. Je vous supplie de vouloir bien lui envoyer cette lettre (0, et l'assurer que je suis à lui comme je suis à vous de tout mon cœur.

Samt-GermaÎQ-en-Layey a5 avril 167a.

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