‹ Œuvres de Bossuet, évéque de Meaux (volume 2)Chapitre 52 sur 58 · LETTRES INÉDITES · texte numérisé non relu

LETTRES INÉDITES

Il promet de Faller voir, et la félicîte de son entrée en poMesBÛm.

Je sois ravi y ma Fille , d*àpprendre de vos nouvelleSy et de voir que votre santé paroisse bonne. Je vous irai voir le plus tôt qu'il se pourra ; mais ]e ne puis encore marquer le temps précis. M. le curé de Mauregard a raison de croire que votre recomman* dation lui sera utile auprès de moi. M. le prieur et curé de la Ferté-Gaucher, ici présent, me prie de vous [parler d'une lettre qu'il vous a écrite , et de vous demander réponse de sa part Je consens à l'entrée dont vous m'écrivez ; je me réjouis de vous voir en possession, et j'ai beaucoup d'espérance que Dieu bénira votre gouvernement. Je suis à vous ^ Madame , de tout mon cœur.

A Meauz, 6 septembre i635.

*^~n~^""^"^~'"'*'"*T~n'iin>"i'''nn~'>T'iri-iriini^ri^r>rir>rv>.»r>.'triiTra.i'»rt*-i.'iJVt.-iiiji.xivi.i-a

n lui recommande nne maîtresse d'école.

Voila , Madame, . la sœur Berin qui va commencer l'école de Farmoutiers dont vous ni^avez parlé. Je vous supplie de lui accorder votre protection, et ce que vous m'avez promis pour elle dans votre lettie. Nous tâcherons de faire le reste, et de pourvoir le

mieux qu'il sera possible à rinstruction des enfans. C'est un très-bon sujet^ et très-exercé en cette pratique.

Je suiS) Madame, de tout mon cœur à vous.

A Meauz, 4 avril j686.

n consent à ce qu'elle diffère lé sertîce de sa tante, dont le pr^l dcToit faire Foraison fimébre.

Vous pouvez, Madame, remettre la triste cérémonie jusqu'au temps qui sera commode à M. votre frère. Cela ne me fait aucune peine; et , dès à présent, si vous le voulez, je tiens Taffaire pour remise au mois de juillet. Je ne laisserai pas , en attendant, de vous aller voir ; et il y a si long-temps que j'en ai envie, que je ne puis pas différer davantage. Je suis à vous de tout mon cœur.

A Meauz, 16 juin 1O96.

Sur ane visite qu^il doit lai faire , et une dame noayelle convertie.

Je serai. Madame ^ le 1 5 de juillet à Farmoutiers y et il ne tiendra pas à moi que ce ne soit pour le i6, qui doit être un mardi. J'arrivai hier vers les dix heures. Je dois être demain à la conférence des

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ecclésiastiques y à Meaux, cottime j*ai été aujourd'hui à celle de Coulommiers. Pour éviter le cbaud , je prétends être en carrosse avant quatre heures du matin. J'espère que madame de Chevri verra et sentira enfin la vérité qu'elle cherche. Je lui enverrai chez vous mon carrosse ^ samedi soir^ pour l'amener le lendemain à Germigny, avec son mari. Poar moi, j'y serai dès demain. Vous voilà bien instruite de ma marche. Si j'en étois toujours le maître, je vous pri« de croire que je donneroiâ, ou plutôt que je prendrois volontiers plus que des quarts d'heure.

A Coulommiers, mardi 26 (juin 1686.)

Sur une oore à laquelle le prélat deroit nommer,

I14 n'y a, Madame, rien qui me presse à disposer de la cure de Planoy, puisque même le curé de cette paroisse n a pas encore accepté Maisoncelles. J'aurai l'honneur de vous voir avant que de prendre aucun dessein sur cela , et vous jugerez VQus-méme du crédit que vous voudrez avoir. Voilà une énigme que nous développerons en présence : ce sera, s'il plait à Dieu lundi ; et malgré vos plaintes, vous me donnerez, s'il vous platt, un diner frugal. A vous, Madame, de tout mon cœur*

A'Germignj, 19 octobre 1686.

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Sur une tk&àte qa'avoit cette abbeite avec ime dame «Uiée da prélat.

Js suis prié y Madame, par madame de Bonneval, de vous témoigner la crainte qu'elle a, que, fâchée d'un arrêt qu'elle a obtenu, vous ne vous portiez à quelque chose contre elle , et que vous ne travailliez à la faire déposséder du bail judiciaire. Je sais que ce ne sont pas là vos manières, et que vous voulez bien que chacun défende son droit avec charité, par les bonnes voies. Mais enfin )e lui ai promis de vous recommander ses intérêts, comme étant une dame . d'une grande vertu, qui est iuême mon alliée, et dont le mari éioit en considération dans mon esprit. Au: surplus, vous croyez bien que je ne veux rien contre vos intérêts , et seulement que je serois bien aise qu'ils se pussent concilier avec les nôtres^ On attend le Roi vendredi* Il a voulu demeurer pour voir la suite du mal de madame de Bourbon (0. Il a envoyé cependant Monseigneur et madame la Dauphine, qui arrivèrent hier. Je salue madame d'Âr- . minvilliers , et les deux petites poupées (^X

^ VersaUUs^ i3 noifenAre 1686.

(0 Cette princesse ëtoit à Fontainebleau, malade de k jfetite fërole.

(*) Céioient la sœur et les nièces de Tabbesse.

\% LBTXaBS IVÉDITES

Sue une abbeve qui roidoit m retirer k Farmontieri.

JTEvvoiEy ma Fille, pour apprendre des nouvelles de votre santé. Je vous prie aussi de in*en mander de la communauté. Je me suis souvenu de ce que nous avions dit autref(H6; et je destine à M. Ja« metz une cure dont il aura lieu d'être content ; je lui mande devenir ici lundi, si vous Favez agréaUe» Madame de Notre-Dame, à qui j'ai dit tous les.bons sentimens que vous aviez pour elle, vous en est très-obligée; et si elle quitte son abbaye, ce que j'empêcherai de tout mon pouvoir, la retraite de Faritioutiers lui sera très -agréable. Pour moi, j'opine fort à cela, et je suis très-assuré que deux esprits aussi bien faits, que vous êtes toutes deux^ trou->. verônt Tune avec Tautre beaucoup de douceur. Je salue de tout mon cœur madame d^Arminvilliers : je souhaite, ma chère Fille, que votPe santé soit aussi bonne que la mienne^

A Meauz, 31 mars 1687.

DE B088UET. s3

n rengage à aecominoder ube afiaire poor éviter un procès.

M. de Cbevri est içi^ Madame^ qui m^apporte un blanc seing de madame de fionneval , sur une difficulté qu'il dit' rester encore entre vous et elle. C'est à vous à Voir ce que vous voulez que fen fasse ; et, tout ce que je puis vous dire, c'est que je serai bien aise que vous ne plaidiez pas ensemble. Je suis à Vous, Madame ^ de tout mon cœur.

A Meaaz, 3 avril 1687.

Cjui témoigne aon désir d^aOei? la voir» et d^apprçndre des noayelies de Fabbeàse qi^ ft*étt>ii relirée avec elle.

Il me tarde bien, ma Fille, que ]*àie la joie de vous voir, et d'apprendre de vous et.de madame de Notre- Dame, je l'appelle encore ainsi, comment vous vous trouvez l'une de Fauti'e. Je ne doute pas que vous ne vous donniez une mutueUe satisfaction. Quelques affaires 'm'empêchent de vous aller voir de cette semaine, înais je ne tarderai pas, s'il plattàDieu. Je salue madame d'Â^rminvilUers de tout mon cœur.

A Germi^igr, aS juin 1687.

l4 LETTKBS IiréDITES ^

Il rengage à rcceToir une dame, et témoigne ses remets de ne pouvoir aller la voir.

Yoxrs avez eu la bonté de souhaiter. Madame, gue madame la présidente Clialet eût Thonneur de fous présenter mademoiselle de Ghavigny* Elle Fa autant souhaité que vousu et, dans le désir extrême d'être connue de vous, et de vous copnottre^ elle nç pou^ voit avoir une oççs^sion plus favorable. J espère c|ue vous voudrez bien la recevoir dans la maison, et Ty garder quelques jours. Je voudrois bien être de la partie ; mais un court voyage , jquefai à faire 2l la Cour, m*en empêche pour maintenant. La première chose que je ferai, à mon retour, ce sera d'avoir rhonneur de vous voir, pour vous recommander de vive voix une parenté qui m'est chère.

AMékiiiz , ao aoftt i^& • •

. Sur des Religieux' à ^i u 'donne le poavovr der confesser.

Js viens, Madame, de recevoir votre billet du 5.

Je coqsens. q^e le Père ministre de la Trinité,

soit que ce soit celui de Meaux, soit que ce soit

celui de Coupevray, confesse chez vous. En de sem-

DB B08SUET. l5

blables occasions , quajid je ne suis pas dans le diocèse, il pourroit arriver du retardement à la réponse. Ainsi y il faut que nous convenions d*une adresse , si vous n'aimez mieux vous adresser au Père visiteur, à qui je donne en ce cas tout mon pouvoir.

A Paru , S jtttn 1687.

n dottne k un prédÎGateiir potiTobr de confeiier l«i religteuaet» et dans U paroiise.

JTakrive, et à ce moment je reçois, Madame, votre billet du 14. Vous pouvez vous servir du prédicateut à confesser vos religieuses. Quant à la paroisse, M. le curé a tort d'avoir si mal pourvu à son service. Ta* vois donné les permissions; mais il étoit chargé du reste. Je vous prie. Madame, en attendant qu'on y ait pourvu, dé charger le prédicateur de ce soin, de ma part, et de Tassurer que je lui donne tous les pouvoirs nécessaires. On ne tardera pas à y donner ordre. Je suis. Madame^ très-parfaritement &Votis.

AMeauz, x8dé€ciiibrt 1690.

Di^tized by VjOOQIC

«6 LETTRES IKÉDITES

Sur des pouvoirs de confesser qa^il accorde k tu religieux.

Il y a long-temps que j ai donné Tordre pour en* voyer au P. de la Forge les pouvoirs que vous sou* haitez pour le P. de la Forge. S'il ne les a pas encore reçus, cette lettre lui sufBra pour lui permettre, nonseulement de prêcher, mais encore de confesser la communauté, et même les habitans de Farmoutiers et des lieux voisins^ du consentement des curés, ^usqu*à la Quasimo4o inclusivement. Voilà, Madame, ce que vous souhaitez ; et il ne me reste plus qu*à vous assurer du plaisir que } ai à vous contenter.

A Paris, i4 mars 1691.

Sur quelques affiiires, et sur un confesseur.

Je le vois bien, Madame, on ne vous fera jamais trop de bien, à votre gré : vous voulez bien appeler justice ce qui n^est assurément qu'une pure grâce envers un ancien domestique devenu fort inutile. Je voudrois bien du moins ne Tétre pas pour vous ni pour Farmoutiers.

M. Barrière peut confesser qui vous trouverez à propos, un an durant, dans votre maison.

Je

BS BOSSUET. 17

Je Mis bien aise d'entepdre parler madame de Menoa ; et tout ce qui parlera par vos instructions , parlera toujours très-agréablement pour moi.

A Yenailleiy 19 janfîer 1699.

ao.

Sur iiii« religienfe qui quittoit son monastère pour entrer à Fumoatiers*

hk proposition de lareUgiense dont vous m'écrivez^ Madame^ en elle-même est très-bonne; le tout est de bien connoitre la personne. Il n'y a point de meilleur moyen que celui que vous proposez^ de la tenir un an comme pensionnaire^ avant que de parler d'association. Je crois qu'il faudra un noviciat ; et c'est l'opinion commune, et l'usage des monastères y quand ^on passe à une observance étroite d'une mitigée; mais c^esjt à quoi on avisera à loisir , et il faudroit commencer par ob. vous dites.

Tapprouve le P. Irenée pour prédicateur et pour confesseur.

Vous ne devez point douter que votre recommandation n ait tout pouvoir sur l'esprit de mon neveu, qui sait ce que mérite votre a[^robation.

Je salue de tout mon cœur madame d'Arminvilliers et mesdames de la Vieuvilïe.

A Paris, 7 février 1699.

Lettees uréD. a

iJ^ LETTi^CS ISÉDIVES

Il lai permet de £iire entrer des personnes do dehors mai f 4^ncf , et de £ure urfojage.

Vous pouvez, Madame, dans les vetures et professions, faire entrer les personnes que vous croiresMie pouvoir honnêtement refuser .Vous pourreZi quand il vous plaira , faire le petit voyage que vous deviez faire Tan passëy et aussi aller visiter votre nouvelle acquis!-, tioo , où je ne doutepas ^0 Votre présence ne produise beaucoup de bien. JTespère m approcher de vous , Ma^ damé^ dans les premiers jours delasemaineprochaine.

AFtar£i, Gmars 169».

3iir dit con&Bcnrs». et la désir d'aller la TOir.-

Je me souviens très-bien. Madame, du P. de TEs* pinasse, et je suis bien aise qi\e vops Tayez pour confesseur : je consens aussi au P. gardien de Coulommiers. A.u reste, Madame, vous avez un trésor en M. iè théologal; ce qu'il fera ou permettra sera bien fait et bien permis. Te satisferai, au premier jour, à l'acte que vous m'avez envoyé. Je me réjouis de Fespérance dé vous voir bientôt. Ce n'est jamais ^ IMadame, sans beaucoup d'édification de ma paît.

A Meauz , aa mai 1692.

II âonne titie pénnisàoii <f eutreiÉ dansle'mdnûiére/eilui pâHe -

îz VOUS dirai. Madame « par M- Daniel , que vous pouvez faire entrer la demoiselle dont il m'a parlé de votre part,* et qu'il m'a dit être votre filleule. Il m'a donné de la peine , en me disant que Vous étiez indisposée. lemerendrai àFarmoutiers le plus ^ tôt qu'il me sera possible , pour Taffaire que vous savez. Il faudra prendre ttne voie plus courte pour la terminer^ que celle d'ouïr de nouveaux témoins, et de recoler et confronter ceux qui ont été ouïs. Je suis. Madame, très^parfaitement à vous.

A Cermignjr, a4 septembre 1692

Sar ^es confesseort demandés par une religieuse.

Vous pouvez, Madame^ faire confesser la Cé«i^ mmnauté'pair le père vicaire des Capucins de Cou^ lommiers; ATégard des confesseurs que demande ma sœur de Saint-BernArd^ je les lui accorde avçc peine « car une personne fui a été si long^temps sans s*ap* prpicher des sacremens y devroit être inise en d'au«tres mains que celles d'un vieillard si occupé^ et d'un

ao LBTTfltB.IHÉJIffTBS

Cordelier ifOLon ne connott pas. Cependant^ Ma.dame, comme tout le monde est occupé en ce saint temps, et que je serois fiche de le lui voir passer sans taire son devoir, je lui accorde ce qu*^Ue soufaaite, et je lui conseille le CordeUer, qui aura plus de loisir, plutôt que le curé qui n'en a point Je loue, Madame, votre obéissance, et je vous assure qu elle sera liénle de Dieu.-

A Maaox, 2% déctmbre i^a.

Sur la même raligieiise, «t quelle» ifibirei.

Jb vous prie. Madame, de vouloir bien me maflL* der ce quaura fait madame de Saint-Bernard, à ces fêtes, et ce quelle aura dit sur ma lettre, si -vous lui avez montré rariiclé' qui là regarde. Je vous prie aussi de m*écrire si j*ai quelque chose de plus à faire à ce sujet.

Votlk, Madame, une lettre que M. le curé de Baanots a resiise à ma discrétion de vous envoyer; et ]e crois meilleur de le faire, parce que vous saurez bien que me dire sur cela, si vous trouvez à pro« pos, et qu'il soit u4Âle que j*y entre.

Je vous enverrai bientôt quelque personne de créance sur les affaires de chez vous. Pour moi, je ■trouve à propos d'attendre encore une certaine con-

joheture^qùifacilkera k décision. Ai5ixrez-v«us4û BM^nSy Madane^ qae \e fiûs tout pour te mièiiz. ( A Meanz; Se dédembie 16^.

Il approufe im confeasair, et s*«schm dé ne pas répondre aux lettrca de celle ahlmù^ •

Ji suis dans mon tort> Madame^ et \e tous en demaDde pardon. Je croyois dë^à avoir approuvé votre prédicateur pendant le temps de la station» Vous pouvez y Madame, le faire confesser, et M. Daniel aussi, n faut tâcher de remettre madame de

Saint-Xiouîs. dans, le train ordinaire. Vous pouvez i^ussi sortir, quand il vous pkira, pour voir cette maison. Tai mis ce matin votre lettre dans k pUce qui fait faire les réponses. Pour. à présent, )e suis environné de monde.. Vous avee, Madame, raison de vous plaindre de moi, et je vous, promets devous fiiore bonne justice.

APans^ t & février j 693.

U lai envoie des permisuons pour des oonféssenrs.

J« VOUS assure. Madame, que je mettois là maia à la plume pour vous faire voir que je n'ai pas besoia

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