LETTRES INÉDITES
* dlétre-^oUicUé /pour pensai à>'voi!8.^Yqii$'8rr«K la pertoisBion db iM. paniél^ito^ sayejs oelfe du rprédi^ cateur^ dont vous pouvez u^iri;Q^iV9m etivoie moelle de M. Lemarquant, dont j*ai bonne opinion; ie souhaite qu'il vous contente.
Je songe beaucoup à.vbus, et je suis à vous de tout n^on cœur. ,
 Meaax, la mars s4|3f^ ••' ^''-^ ' ''Ij À<iii»l
.;' . î . ,: '. . ; .-; .î / 1 .. '• t , . • i.. •. •-. ^ ? y^ .^^°^*^"'^.*:??W^f^ curé. de,Fafi^^i(frs^f^ iiHft,«iti^ paroisse.. . ,. .
^ ¥Dir^ voulez. hiési^lMadaiDctei, qbefe'Vo«SJ«itt&'^a&
fai ^pourwuiMij lp«,euifé de Fartnèulners 4\klie'a»tr«
oureqde la nôtre. ILm^ pii^iqoe cela «'èiaf^éobâii
pas^que.jene lut fisse .)itiities'Sttr,ra(fiKir^qa^il a àlpee
M* Rao^l Je lui ai^dîA ^^^pei^ Ml Aaout nie:d«iiian^
doit. dmsi W iQqpecfaofdy çt <piei}e'd^iie^»'MrtîâJ
faction à Tun et à l'autre; mais' qu'il MjcriftitfMéâM
mon temps : au reste, que je ie pwndiWSi fe, pfcas
court qu'il seroit possible, et que je ferois raison en
même temps audit sieur Raoul de la dernière insulte
qu'il prétendoit lui avoir ^ft* faite. Sur cela. Madame,
il s'en est retourne pour donner ordre à ses affaires.
Il a résigné la cure de Faimoutiers à celui que j'y
avois dèsrtiD^, qui est^assui-ément un des lAeilIebrs
pi^étrei, ^t des plus paisîWesAi diocèse, le ^oisj
BI BOBSVET. . fti
Madame, en tout ce|a> avoir fait ce qu'il y avoit de plus important pour votre maison , et ce que vous souhaitiez le plus : et il ne me reste plus qtt*à vous demander pardon si )e n ai pas eu le loisir de vous écrire ces deux choses plus tôt, à cause, Madame, qu'elles se firent la Veille de mon départ de Meaux, oii fétois fort occupé.
A Paris, 3 avril 169$.
Sur onc i^oviçe, et des coafeaseors.
Vous pouvez, Madame, faire examiiner votre no- Vice par M. Lemarquanty votre confesseur, à qui vous prescrirez , s'il vous plaît , qu'il me rende compte de cet examen. Je ne hésite point, l^âdame, à vous donner le pouvoir de vous servir, dans l'occasion, des confesseurs approuvés dans le diocèse pour les relig^ieuses ; et je.suis^bien persuadJ que vous en userez avec la réserve nécessaire. Vous pouvez continuer à vous servir -du vicaire des Capucins. Quant à votre nouveau curé, il demande en grâce qu'on ne l'oblige point à voir le parloir, si ce n'est pour vous rendre ses devoirs^ Ainsi, Madame, vous )ugez bien qu'il n'y a pas h craindre que son prédécesseur lui réâigne ses amies. Je reçois toupurs avec joie., Madame, les témoignages de votre ami-:
a4 LETTAB6 1»ÉD«TBS
tié^ et persoaae ne soùliaite plus de U cmwcnrér» que )e fais.
A Paitf , 19 ftffa 1693.
Sur uû^nanoB d'un canciére difficile.
Tki reçu, Madame, la lettre que M^ le curé de Joui m*a rendue. Je ne doute pas que la demoiselle n*ait un peu de peine à se réduire : tout ce que j*ai dit là-dessus, c'est que, si quelqu'un étoit capable de la contenir et de la conduire, c'étoitTOus. Tespère avoir bientôt llionneur de tqus voin Vcùlà deux lettres de vieille date qui ont ùlU depx foifi le voyage de Paris à Meaux , avec celui de Meaux à Paris. On a, comme de raison, beaucoup de reconnoissance de vos bontés.
AMeaoz, a iepumbre 169^^
Sur des permiaiioDs qu'il loi accorde.
Je ne hésite point, Madame, a accorder la permission pour madame de Montargis. Votre architecte est privil^ié ; et il n y a point de. duchesse qui puisse contrebalancer vos intentions. Je manderai-
DB BOS8UET. 3k5
VOS peioee à madame' de la Yâllière ; fy eirtre sin^* cèrement, et f espère que bientôt nous en parleronsv» A Geniii||;iijr, ^ octobre 1698.
^n la prie 4e £ùre rescbr^ jo^iic? k une maflBeflie ^"écele. '
Jb vou's supplie. Madame, de vôuloirbien prendre cohnoissance de FàBaire de'la mâttrésse d^école. Je ne ^^omprends pas pourquoi on l^oblige à payer le loyer d'une maison , pendant qu^ellé est ol)Iigëe d'en louer et d*en payer une antre. Il me semble qu'une per*sonne qui sert le public doit être plus considérée.' JTai promis de payer pour elle le loyer de la maison ;^ mais c'est à condition qu'elle n'en payera pas deux/ Je vous supplie donc , Madame , de vouloir bien lui ftûre faire justice.
A Meaaz, 97 décembre 1693.
Sur une nièce de madame de la Valliâre^ pengionnaire k Fantioutiers, que le prélat yooloit faire sortir de cette maifon.
Je suis ici y Madame, d'hier au soir, et je nai encore vu ni madame de la Yâllière la Carmélite , ii{ personne. Sur les dispositions que vous me marquez de mademoiselle de laYalliëre^vous lui pourrez dire^ quand vous le trouverez à propos^ que je vous
2fc6 LISTYBBS rNÉDItTES
ai demaliKlé cpmpte «l'un :ârticte'*de visité <}ttt ccmr-^ cernoitleg grâAdtb^'fènsîoMrfir^y, ùk \t Pavois ea en vue comme les autres ^ .mémexim fte^plm^kfae lesaatres^ ne^crçyaatpas utile,àia,m«dsan.^*eUe y fasse un plus long séjour. Cest de quoi elle peut tenir pour assuré que je ne me départirai jamais; et vous Vea:\àêjvQ9 aVcrftr ide bonne heure ^ 'afin qu elle s'y prépare. ^ Je yai§ , pu j bji^d'^^i ^ Yejr^^Ubs , oîi je parlerai à m^ame.de la Bppl^eret ^^Af. Boa-, temps. .Vous pouyez croîrjs j^up^, ce sera selon. |^ bons principes. Je vous rendrai <;ynipte de Feiitjje?. tien. J'ai vu leufs lettres ^,dopij^ç. vojfs renverpii-^es copies ^uand^e|les pjç ret<)mbpf 9nt.aoi^.Ia Jf^s^in^ joa plutôt ie les brulGrai^.si vous ne s^vi^ail;^. ap^r^ chose» • . 1 / . ' '» ï'
. C'e(^t.é}é w^i^:^efu disççvr* à ré|^J:e;ç;que, ce)W;4t mademoiselle de la Yallière. Je n'ai.psts sçulen^enl songé à en dire un mot ; et si l'ou. a su que la demoiselle avoit tenu de tels propos y c'est apparemment qu'elle en aura fait part à d'autres personnes, qui n'auront pas eu la méine discrétion. ^1 J^.si^ppQ^ .q^e 1^. de larYalUère ^ra paiti à présent borô'deJÊbei^JVOi». '
,11, ne. nous f^t p^s df-;geus qui gisent, qu'ils, se v^^letut tuer, ^t {donnent lieu de craùji^i'e j WHi j^s ç^a^ ixi^s u^e syuitç d'epoporlemenqdont' on ^e passe fort bien dans une ma^so^féglé^ cpwçaela vdti:e...
.S\ mademoiselle de P(Hi3.ne;sa(t .pa$ Su mort* dé
DB BOSfiXIET. ^7
madame de Çbavigny^ sa^and'mèrej je vous prig <le la lai apprendre avec vos bontés ordinaires , et de lui donner en même temps vos consolations.
AParis/5)iMifii»f694.
' Il faut, Madame, vous dvei tî? ^"è sans y penser fe vous ai fait une petite aflaire ivêc îlj^.' Bontempsi Je crus l)ieti Caiiré dé lui loùék* sa lettré, qui en eflèt, est excellente', et dé lui dire que voiis 'm*eâ avicï envoyé copie. En effet, il j)a<'ut tfès-cdntenl d^abord de ce que )è lui en dîsï ï*àf vii aiijourdTiuî qull étoît un peti Tâctié, non pas ijfce'feti eiisse^éu connoissance, mais que feu eusse vu'Utié^cdpie'ii Je raccommoderai cela le mieux ipsfH me sei^a p6ski* ble^ et je j^âçherai de. ch^^ger ]^.Ç99i^ ^u./JxtriÛL. Quoi qu'il en soit, je vous donne avis de tout. Je verrai à Paris madame dé la Yallière la Carmélite , et je ferai ce que je pourrai pour vous délivrer, le plus tôt qu'il sera ,po$sib]e, de^ inademoiselle^sa nièce.
A Versailles, xo iai^yîf r 1 Çgj.
%9 tSTmES IVÉDITBS
Snr des^pemuBnoBS <f entrée cUués le mànaïUn.
"Vortv, Madame, les permissions que tous souhaitez. Elles seront consommées par la première entrée. Comme bien assurément )e vous irai voir, et, s*il se peut; dans ce'càréme, notis réglerons les permissions générales et celles de madame de^ Roqiie-. pine. Si madame de Maupertuis souhaite^beaucoup coucher au dedans^ et que vous croyiez ToffeDScr ou.la cpntrister en la refusant, vous pouvez faire ce qu*il vous plaira. Je vous assure, Madame, que )e désire beaucoup de vous entretenir sur tout ce qui 8>st passé, et.suf toutes choses. Croyez*moi à vous l4as que Jamai^.
A Meeux, i6 mare i'^Qf- .
Mtee fof et' ' ' - .
Je vous prie, Madame, de donner entrée à ma-' dame de Montai dans votre monastère. G*est sur moi que roulera cette entrée; ëltè ne roulera pas moins sur vous, puisque vous savez que je ne veux rien que de votre consentement.
A MeaaSy ai mars 1694.
JIS JIOS8UB7.
ii»%»«Wi%i^»<x»^^<%^^»»%<^<^»<^^»i^^»^i^4»^^44^i^^
Sur des pcrauMio&s.
Js nai pu refuser. Madame , à madame de Notre* Dame, la consolation qu'elle souhaitoit de voir mademoiselle de Pops. J'ai été bien aise aussi de mon côté de la voir ici avant qu'elle s'éloigne de vous.^ J'espère , Madame, que vous y donnerez votre agrément, et je vous le demande.
A Meanz, ^ avril 1694.
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Il lai témoigaé sn regreu du départ de deux personnes de son monastère.
Elles sont parties. Madame de la Viéuville est allée prendre mademoiselle de Pons. Je n'ai plus rien à vous dire sur ce triste sujet : il n'y a que Dieu qui puisse vous consoler, et sa seule volonté qui puisse être votre r^le. Le P. Le Roi ne gagnera . rien; je me souviens trop de ses lettres. Si je vais à^ la Cour, je presserai la reine d'Angleterre sur le sujet de mademoiselle de Kynouille. Je suis à vous. Madame, de tout mon cœur.
A OemûgDjr, 7 mai 1694-
3o LETTAJ&B IffiDITES
Sur des confeKearg, «t la jpmnMoaàU yolonié de Dîm.
Il est vrai, Madame,. f ai publié; )e vous en demande pardon. Vous pouvez vous 'servir de M. lé curé de Bannots, et du confe$^w qu^il vous adresse^ cette épreuve sera utile. Je p ai po)ut encore de noa^ velles de nos voyageuses. Vous allez à U vraie et k la seule raison, qui est la volonté de Dieu ; tout est bon de ce côté-là.
A Germigny, 9 mai 1694.
Sur on mandement, et qpelqdes affaires.
Je ne doute point. Madame, que vous n'ajez reçu ^ présent la résolution de vos doutes, par le n^audemi^t qui a dû vous être rendu dès avant bîet-. Vous aurei& bien tu la liaison pourquoi il a du être adressé aux doyens qui y sont nomma, et à M« le curé de Farmontiers. Cétoit par eux qu il falloit faire savoir au peuple œ qui est supposé résolu entre vous et moi. Nous expliquerons le reste do vive voix samedi, s'il plait à Dieu. ....
Je n'ai reçu aucune lettre de madame de la Viçuville , mais seulement Tavis de son arrivée à la
OB 3osavzT. 3i
Tts^pip^y demi; .fai.eià lUiodhear «le toiib ùùm part Mfidembiseile dePons Ta rejûinteià.prâsénl!^ et 8*est ei^pliquée dèsses mietationsà maqanie.sa.mère, plus q^*eJyie ne liH^oitt fait àTmoi^-méme y en sorte qu'il n^ a presque plus à douter qu'elle ne demeurée *
A Meauy 3z mai iGq^. ' : ..' .i . , ^ .
n la remercie de la rëcepiian qvkon lui avoit faite à Parmoatiers.
Le moyen , Madame, de se porter mal, après tous les soitis que vous avez; eus de ma réception. Comr ment se porte ma fillèttk? elle nous fit un beau réjgal le jour de son Éaptême» Je vous envoie la lettre pour ,M. le curé de Joui. Vous pouvez continuer lés entrées à madame de Roquepine , comme auparavant! Je rends un million de grâces à madame votre soeur.
AMeauXy 1 3 juin 1694.
IHui recommande une dame, e& loi permet dç la faire eatrec dana le couyent.
Voila madame de Pons, Madame, qui va vous rendre ce qu'elle vous doit , et vous marqiier sa reconnoissance pour toutes les bontés que vous avei
3s LËTTMS IJVÉAITKS
poar mademoiseUe sa fille. J'-entre en part des.oMî* cations qu'elle vous a. Elle yoas oiëne madame de Fercourt sa sœur, et toutes deux sophaitant ayec passion d*avoir Thonneur de vous voir au dedans, je vous prie de leur en accorder la grâce.
A Ifeavx, i4 juin {i^oi-)
Sor one religieiue d'an esprit difficile, et sar d^autres affaire*.
A peu près en même temps , Madame , que f ai reçu votre lettre du ^3 juin, j*en reçus une en forme de justification de madame de Saint-Bernard. Elle déguise un peu le fait;. mais il y en. a assez dans ce qu'elle dit pour lui donner un grand tort. le ne lui ai point encore fait de réponse, et je n*en ferai point que je n*aie parlé à M. de LonviUe. Il faut tâcher de vous en défaire, et j'espère dans peu que tout s*y disposera doucement.
Je vous rendrai dans le commencement de la se^ maine prochaine une réponse précise sur le sujet du P. Séraphin.
^ons pouvez, Madame, faire examiner par M. le . curé de Bannots les deux converses dont vous me parlez dans votre lettre du 5. Je serai, s'il plaît à Dieu , de lundi en huit jours à Meaux. Si cet ecclésiastique dont vous m'écrivez y passe, il sera le
bien
DE BOSSVET. 33
bien vena ; ^t je me remets à votre prudence de le £iire servir ^ en attendant que nous le voyions. Je ressens, Madame, très-vivement les peines que vous donne ce pernicieux esprit de raillerie. Il &ut chercher le moyen de le déraciner. Je vous ofire à Dieu de tout mon cœur.
P. S. J^ai donné la permission à madame de Besmaux pour un an sans coucher, sous la promesse qu^elle n*abandonnera pas. Je vous prie de me pro-curer une copie de la lettre écrite de madame des Clairets (0 à madame votre sœur, sur la mort d*une religieuse.
ji Marïi^ ^i juillet 1694.
<0 Les Claireu, abbaye de Filles de Fordre de t^lteaux, au diocèse de Cbartrea. Elle fat miae» dè$ sa fondation, en 191 3, sons la dépendance et la condaite des abbés de la Trappe, et j demeura jusqu'à ce qoe cette dernière abbaje ftn tombée en commende, sous le régne de François P'. H de Rancé étant devenu abbé régulier, le chapitre général de Oteanx, tenu en 16S6, le remit dans son droit sur les Claireu , et rengagea à prendre la direction de (cctie maison. L'ai>bé de la Trappe s y refusa long-temps, ne foulant point sortir de son monastère. Mais enfin il ne pnt résister aux instances de l'abbesse et des reb'gieuses. Il alla donc en 1690 faire une première visite aux Clairets. Le 4 juillet de la même année , ayant reçu nne commission expresse de Fabbé de Clteaux , il béait Fabbesse, qui étoit alors Françoise - Angélique d'Estampes de Yalençay. H y fit encore deux visites en 1691 et 1699 ^ et Fabbesse, du consentement des religieuses, établit dans son monastère ^ la réforme de la TrappeT^lle donna sa démission en 170S, et mourut le ai avril dé Fannée suivante. Fojr» la fTe de M, de Rancé^ Lë^KES IlfÉD. ) 3
Sur la même religicuMv Hltê moyei^ d« là fhûêt dani u*a matrt
J'aurois soahaité comme vous y IM&dame , que madame de Saint-Bernard eût cliobi un autfe monastère que celui de Mont-Denis ; mais f ai été aa plus courte et votre décharge ma plus occupé que tout le reste. Ainsi, comme le reste feroit tmtncsr la négociation, je persiste de mon coté; JBiais |e vous laisse votre liberté toute entière. Si voiïs consentez à Moot^Denisy vous n'aurez qu*à rendre ina lettre, et lui dire que depuis fai donné mon con* sentement, à condition du vôtre, seJon ma <x>u«» tùme. Je prendrai les meilleures mesures qu'il S€ pourra du côté de Mont-Denis. Quoi qu'il en soit, elle sera horç de chez vous, et sa famille prendra des mesures pour rétablir ailleurs, que je &vori^ serai de tout mon pouvoir. Je ne vois k présent rien de meilleur. Ce que mV dit le père prieur de rhôpital m'a fait frayeur. Il faut songer aux . moyens de donner un autre esprit à votre maison | je gémis de tout mon cœur avec vous de celui qui y est.
ué Gemiighy^ 6 août 1694*
par Marsollier, lir. ir, chap. xvii; et GaUia Christ, tom. vui, «ol. i3a4 et suiv.
]b£ ]IOSStJ£T. 35
Sur la même religieuse, et le désir qu'avoll le prélat de la voir hors de l'armouiien.
J« ne doute point, Madame, que la famille de mbdaiùe de Saint-Bernard n'ait des vues pour lui procurer quelque bénéfice; mais ces choses durent tien long- temps avant que d'éclore : ainsi, le reinède est bien long. Pour moi, je souhaite qu'elle pense à une autre maison plus éloignée et plus régulière; mais, s'il ne s'en trouve point d'autre, je persiste à croire qu'il est mieux de la voir dehors que dedans. Il est plus aisé d'empêcher les lettres, ique le& discours et les exemples; et on peut prendre des mesures pour rendre l'écriture plus rare et plus difficile. Après cela. Madame, vous ferez par prudence ce que vous trouverez de plus à proj>08. Je ne me souviens point que M. le prieur de ■Chaage m'ait donné aucune lettre. Je salue de tout ■mon cœur madame d'ÀrâiinviUiers. Je pourrai vous rendre réponse du P. Séraphin , dans la semaine prochaine ; mais je doute qu'on puisse l'avoir.
A Germîgn/, 1 a août 1694. \
36 LETÏllKS INÉOITra
Sur un ftocèSf et la retraite de la même reUgiense.
Je suis obligé. Madame, contre mon intention, de partir d'ici sans vous voir. J'espère que pion audience é^nt marquée, le procès s^expédiera bientôt, et que je ne serai pas leng-temps absent : ainsi, l'aurai l'honneur de vous voir. Madame de Saint- Bernard m'écrit sur le refus de Mont-Denis, dont elle se plaint beaucoup. Je lui fais connoitre nos raisons, et je l'exhorte à penser à une autre retraite. Je salue de tout mon cœur madame d'Arminvilliers.
A Meaoz , 5 novembre 1694.
Sur une mécliante fille dont il dèoroit la dâif rer.
Je ne connois point du tout encore M. le curé, de Saint-Denis, mais j'approuve ce qvi'il a fait avec votre consentement. Je ne sais ce que vous penses de lui ; )e vous prie de mé le mander. Tai fait écrire à M. Doré, conformément au désir dé cette méchante fille, mais c'est à condition qu'elle deviendra meilleure. Je ferai. Madame, les derniers efforts pour vous délivrer de cette demoiselle. Il me tarde que j'aie la^oie de vous voir.
A Versailles, 3i janvier 1695.
^ DE BOSSUET. O'J
Sur k oondahe m tenir par rapport à une fiHe, qui Tooloit entrer à Farmoniîers.
Je serai bien aise, comme vous. Madame, de faire plaisir à M. le cure de Dammartin, votre voisin^ que f estime beaucoup* Si sa nièce a. quelque inclination à se faire religieuse, il n*y a rien de contraire à nos réglemens de la recevoir ; sinon , il faut lui faire trouver bon que nous demeurions dans nos règles, et je vous en prie. levons envoie la permission pour ces deux dames, sœur et bélle-sœur de madame de Saint-Alexis.
A Paru, i6mar8i69S. '
Il témoigne sa joie du «accès d'un confesseur.
r>i, Madame, reçu votre lettre, oà yous me donnez avis du bon succès des confessions de M. le curé de Bannots. J'en témoigne ma joie à madame de Saint-Bernard, par rapport à ce qui la touche, et je l'exhorte à profiter de cette grâce. Il me semble que madame la prieure eût édifié la maison en allant à lui, puisque c*est un homme si parfait^ néanmoins il faut laisser la liberté.
J[e salue madame votre sœur, et madame d'Ablois*.
38 LETTRES IJféDITES
P. 5. Votre confesseur peut venir dans toute cette quinzaine, et toujours confesser en attendant.
A Mcaux , %g ma» 1695.
II Fezborte à oacoager sa santé, et loi parle de diverses affaires.
Je suis, Madame, très-content du père Cordelière et je le reconnois digne de la recommandation doai vous Vhonorez. Ty aurai égard pour une autre fois; car pour celle-ci il a pu voir que la chose ëtoit en-^ gagée. J'ai reçu une lettre de tous du 27 avril. Quelque iniitile qu^on soit, on ne doit pas prodiguer sa santé, ni faire à Dieu des i^acrifices qu'il ne demanda pas. Il me semble, quand je partis, que M. le Premier étoit disposé à laisser venir M. le curé deTournan ^ mais il m^e semble que vous n'y êtes pas fort déterminée. Vous pouvez faire entrer mademoiselle de Chéri, et la retenir à coucher. Pour madame de Nemours, il n'y a nulle difficulté, ni pour elle, ni pour ses femmes. La reine d'Angleterre vous de«^ mande encore trois semaines.. Je ne vous ai engagée, à rien. J'espère vous voir dans la semaine de la Pentecôte. Je ne sais si madame d'Âblois est comprise dans le décret capitulaire des Clairets , de ne rece-voir des rdligieusesd^ dehors, qu'après trois ans' dé
DE BOSQUET. Î9
fléjofar dans celte abbaye. Je salae madame d'^rmin* villiers, et suis à vous, comme vous savez.]
A CcrmigDj, x3 mai 1695.
• Si.
Sur un eccléfliastiqae qa^il approuve ^ et la bëoédictîon que Dién donnoit aux travaux d^un curé.
- Il n'y a point à hésiter, Madame, sur la réception de cet ecclésiastique chez vous, après les témoi* gnages qu'il nous apporte. Ainsi, vous pouvez en fiiire répreuve durant un temps, et hii de même de son côté : je lui donne pour cela mon approbation. Je suis très-aise. Madame, de l'arrivée de M. le curé de Bannots. J'espère toujours avoir Thonneur de vous voir la semaine de la Pentecôte. A l'égard de Vexeat de M. de Paris, il n'y a point d'autre expédient, sinon que vous et moi nous lui écrivions, et que vous en- " gagiez M. le Premier à lui en parler dans le temps , qui sera après celui que vous destinerez pour l'épreuve. Je suis, Madame, à vous, comme vous
savez.
Si la reine d'Angleterre ne finit pas, vous serez en droit d'agir comme vous voudrez.
P. S. L'ordonnance conlre les inquiètes seroit peut-être plus difficile à exécuter que l'autre. J'espère beaucoup dans la retraite, et dans la bénédic-
4o LETTRES IiréDITBS
tion que Dieu donnera aux travaux de M^ le cwré de Bannots.
A Meauz, iS mai i6g5.
Sa. *
Il lui témoigne aon regret d^étre obligé de'différer d'aller la roir.
Il, faut , Madame, me dédire malgré moi. Je devois aujourd'hui arriver chez vous , et je m*en faisois une joie. La famiUe de M. le chancelier me fait rhonneur de se prier demain chez moi , et madame de Jouarre, qui va visiter ses terres, jeudi. Ce. ne sera, s*il plaît à Dieu, qu^un court délai, et je.yoùs assure, Madame, que je suis avec vous en esprit et de tout mon cœur.
P. iS. Je salue madame votre sœur, et vous prie toutes deux de prier pour moi.
A Meaux , 94 °i*î 1695.
U la prie d'empêcher raccommodement d'une affaire.
J'ai, Madame, donné à M. le curé de Pomeuse l'audience qu*il souhaitoit. Je vous prie de lencourager à faire juger son affaire avec le curé de Saint* Augustin , et à n'écouter aucun accommodement
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avec cet homme; qu'absolument je neveux point à Pomeuse, et qui n^aura jamais à lui proposer que des barbouilleries^ il me déplaira tout-à-fait, s*il écoute rien. J'attends de moment à autre madame de Jouarre , et il ne tiendra pas à moi qu'elle n'aille faire ma paix à Farmoutiers : mais bien constamment, Madame j je Tirai faire moi-même.
A Germigoy, a6 mai 1695.
Sur rentrée dans le monastère, et le sacoés d^on confeMeor.
J'espère bientôt , Madame, d'avoir l'honneur de vous voir, et je m'en réjouis. Vous pouvez faire entrer les dames dont vous me parlez, et madame Robert, si elle revient. Après tout, il n'est pas mauvais que les abords de Farmoutiers se trouvent un peu difficiles. Il est vrai que madame des Clairets me parl^ des eaux de Belesme comme utiles à votre santé, et que je fis la réponse qu'elle vous a mandée : c'est la matière d'un sérieux entretien. J'ai vu M. le curé de Bannots, qui m'a donné de la joie dans le récit qu'il m'a fait de si heureux commencemens de ses soins* On m'a dit que vj>us souhaitiez de savoir quand ma** dame de Montespan et madame de Fontevrault seroient en ce pays. On m'a mandé de Pai'is qu'elles dévoient aujourd'hui arriver à Fresnes; je crois
4^ LETTRES IKÉDITES
qu elles me donneront avis de leur arrivée'» Je salue^ de tout, mon cœur ^madame d*Ârminvilliers ^ et je vous rends grâces à toutes deux de vos extiéoiea bontés.
, A Meauz, 4 septembre iCgS.
Sur une afiaire qu'on f onloit loi susciter, et la nouvelle année.
' Je reçois y Madame , avec reconnoissance, la continuation de vos bontés. UaiTaire que vos frères me vouloient faire ne m*iocommodera guère , et retombera sur eux. Madame deDruy peut entrer. Je vous souhaite une sainte et heurei^se année.
A MeaiiXy a de Tan 1696.
Il lui promet d'aller la ?oir, et lui parla. d*«ne affaire.
. Je vous dis adieu, Madame , en partant pour Rebais, d'où f espère être de retour mardi. Tarrêterai aujourd'hui à Jouarre : f attends pour vous le lundi de Pâque.
J'ai oublié, Madame , de vous écrire du comprp-
àiis qu'on avoit paâsé entre vou^ et M. le curé de
Douî, que. ce curé vous prie de ratifier; à quoi je
. m'a ttends, et suis à vous, Madame, comme vous savez.
AMeaux, t6 avril 1696.
Sur une indalgeocc, une retraite, et une neovaine à aawi^Paft.'
Je vous envoie , Madame , Tapprobation de Findalgence que vous souhaitez , et je souhaite en tout favoriser et accroUrç la dévotion de votre sainte maison. Je n'ai jamais eu un moment de doute sur les bonnes intentions de madame de la Yieuville. Je plains son sort dans la dureté de M. son frère y et je chercherai tous les moyens de lui procurer plus de repos. Vous m'avez mandé , Madame, votre retraite entre les mains du P. de Morels, et j'atten* dois, je vous Favoue, de trouver un autre nom après le mot de retraite ; mais c'est toujours en me reposant sur votre choix. Je salue de tout mon cceur ma* dame d'Armiovilliers.
La sœur Bénigne (0, qui vous honore toujours à ' son ordinaire , est attaquée d*un mal d*yeux qui lui a donné le mouvement de faire faire une neuvaine' à sainte Fare. Je vous prie de l'avoir pour agréai ble y et de me mander le prêtre que j^n pourrai charger.
A ParU^ 16 juiliet 1696.
(0 Cëtoit madame Corniuiu, «yiii avoit suivi madame deLuynes k Torcjr.
44 LETraES INÉDITES
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Sw la neavaine pour la scBor Bénigne, et une homâle dvt P. Séraphin.
. Vous pouvez, Madame y £aiire entrer et coucber« les personnes dont vous me parlez dans votre lettre.
Tai mandé à sœur Bénigne ce que vous avez fai( pour çlle : elle vous fait mille remercieiùeBS^ et en eilêt se trouve mieuxJ La sainte ne refusera pas des v^ux aussi agréables que les vôtres, unis aux saints sacrifices d'un si digne prêtre;
Le P. Séraphin a fait, selon sa coutume, une homélie excellente : il a une méthode admirahJe à partager son évangile, et en tire une fructueuse* morale. Tai vu dans une lettre du père deRiberôles quelque chose qui m*a Êiit peur, et qui. en mémé-^ temps m*a consolé.Vous me ferez beaucoup de plaisir de -me donner part de vos nouvelles, et j'envoie exprès pour cela. Je salue madame d*A.rminviiliers ^ et suis à vous comme vous savez*
A Germignj, i6 août i6(^.
S>B lOSSUET. 4S
Soir une rcligieiue malade, et une permissioii cTexpoaer le «aint SacremenL
Tax reçu, Madame, le récit du mal de madame de Saint-Menoux; et vous pouvez Tassurer que la première chose que je ferai à Paris sera la consultation du médecin Dechaudrez et des autres. On m*a dit que vous souhaitiez exposer le saint Sacrement pour la saint Placide, et j'y consens. Je serois bien fâché , Madame , que vous comptassiez mon passage ; et j'espère bien vous rendre, à mon retour de la Trappe, une plus longuq visite.
A la For telle , 3o septembre 1696.
Sur la nièce de cette abbeese» et quelques afl^iirea.
Je prends part. Madame, à la sainte résolution que mademoissellc votre nièce a prise, et je prie Dieu qu'elle continue à vous donner une entière satisfaction.
Je vous donnerai satisfaction sur le sujet de la dignité de votre église; mais il est bon d*étre ensemble, pour concerter tous les termes avec une commune satisfaction.
46 LET4HIS fNÉl^IÏES
^ J*aî reçu la ratification du compromis avec M. le curé de Doui. Il faudroit voir dans le compromis si les termes n'en sont peint, expirés, ou s'il y a quelque chose qui lui ôte sa validité; c'est de quoi je me ferai rendre compte, et je tâcherai eQSuite de vous tirer d'afTaire. Je^uis, Madame» autant à vous cette année que les précédentes, et cela ne durera pas moins que ma vie.
, A Versailles , ] 4 janvier 1 697 .
41 lu ^rlc des mêmes affiiires, et lui témoi^e son attadieoseat.
JWvoiE, Madame, pour vous assurer de Ja continuation de mon estime, et vous demander de vos nouvelles. M. le curé de Doui attend votre produc-. tîon. On me presse aussi du côté de la Ferté-Gaucher^ au sujet de la chapelle dont nous avons parlé. Je ne ferai rien précipitamment ni sanâ ua grand concours avec vous.. Je tâcherai de vous voir après Pâque, et j'en ai un grand désir. Je salue madame d'Arminvilliers et la postulante, sans oublier ses chères sœurs, et en particulier ma filleule. Je suis à
VOUS, Madame, comme vous savez.
A Meauz » 28 mars 1697.
DE BOSaUtT. 4?
Sar les mêmes affaires.
Je VOUS envoie, Madame, ]a permission pour mademoiselle Pynondel, que vous demandiez par votre lettre du i3. Par celle du a8 mars, vous m'assuriez que vous produiriez pour Tafiaire du curé de Doui, incontinent après les fêtes. U est ici, et fort pressé pour SCS décimer, en sorte qu'il e«t nécessaire de lui pourvoir. Cependant je n'entftds rien de votre part, et je ne vois rien dans votre lettre du 18. Je vous prie d'exciter ceux que vous avez chargés de cette affaire, et me délivrer des pressantes et justes pour* suites de ce curé. Il n'y a nulle autre difficulté pour les autres permissions, et je ne doute pas que vous n'ayez suppléé à ma réponse , sortout pour madame de Saint-Alexis.
A Paris, a4 ^^^^ ^^'
Il lui témoigne son désir d^aller la voir.
Je me porte très-bien, Madame, de Farmoutiers et d'Arminvilliers. Cest un lieu charmant,, et la compagnie Test encore davantage. Je ne puis enôore yous dire quand je pourrai vous aller voir^ mais ^e
48 LETTRES IirÉDlTES '
VOUS assure que je le désire beaucoup. Je salue de tout mon cœur madame votre sœur et mesdemoi-selles vos nièces ^ surtout la novice, dont j'espère que vous aurez beaucoup de satisfaction.
A Paria, 17 juin 1697.
Sur ikn procès quil Teugage à terminer^ et une religieose.
Je n*ai point du tout ouï parler, Madame, qu'on ait demandé les sacs 0^1 votre procureur n'a point paru. Le curé a été. ici durant trois semaines de suite, pressant le jugement, et mourant de faim, ses revenus étant saisis par vos ordres. S'il vous platt de lui donner main-levée, je vous donnerai tout le temps que vous souhaiterez.
Il a été un temps que madame de Notre-Dame ne se seroit point éloignée de recevoir madame de la Vieuville. Ce qui s'est passé aux Clairets ne la fait pas désirer, et je ne sais quel parti prendre. Je suis à vous. Madame, de tout mon cœur.
A Paris» i août 1697.
Sur le même sujet.
J'ai reçu. Madame, hier seulement votre lettré du 6. Le fait est que le curé meurt de faim, et qu'il
presse
DE BOSStTET. 49
presse le jugement avec raison. Que puis-je faire ^ «i votre avocat nous tient aussi long-temps qu'il en a la mine? Faites en ce cas, je vous prie, travailler un autre y et en diligence ; car ce pauvre curé n*en peut plus. Je leconndis; mais enfin il a raison de vouloir finir. J'ai écrit à madame de la Vieuville. Je prévois que la fin sera de venir languir et peutêtre mourir bientôt, en, son. couvent ^ où l'on ne craint rien tant que son retour.
Je salue madame d'Arminvilliers de tout mon cœur. •
▲ Meeux/ 15 aoikt 1697.
H la presse de faire réparer des ëgliaes dépendantes de son abbaye, •t lai parle da curé de Doai.
Avant que de partir d'ici ^ Madame , je suis obligé de vous avertir que je vois, par les visites^ qu'il y a de vos églises oh l'on me rapporte qu'il faut faire des réparations considérables. Vous voyez bien, Madame, qu'il est de votre intérêt d'en être avertie, afin qu'il y soit pourvu avant l'hiver. Je suis aussi fort pressé par le curé de Doui. Nous sommes en vacation, et vous ne jouirez pas de vos avocats, si vous ne les pressez fortement. Je pars pour Dammartin, et de là, lundi pour Paris, pour être ici incon-
IjETTHES inéd. 4
50 LETTRES IITÉBITES
tioent après le dëpart du Roi pour Fontainebleau , oh]e compte d'aller vers octobre ^ et , en allant ou venant y d'avoir Thonneur de vous voir. Je vous conjure^ Madame y de me mettre en état de finir avec le curé de Doui* Vous savez^ sans rien ajouter^ ce que je vous suis»
A Meaux, 7 septembre 1699.
Sur one novice, et son dësir d^aller visiter Farmoutiefs.
Je vous prie, Madame, de faire examiner votre novice par M. Culembourg, en qui vous et moi nous nous fions.
Je ne refuserai point lé dimissoire qu'on demande pour le sieur Gabriel Drouet, qui doit entrer à Hnstitution.
Je me repose, Madame, selon vos souhaits, pour me mettre le plus tôt qu'il sera possible en état de visiter la plus noble partie du troupeau.
A Versailles, 96 mai 1699.
Sur des poufoivt de confesser, et Fenlrëe de parens dana le monastère.
M. de Pontas peut examiner votre troisième novice. Les pères Barbier et de Latour peuvent con-
DB B088UET. Si
fesser^ et les parens entrer dans le monastère. Le pouvoir de confesser est donné aux gens de savoir et de mérite y que la rencontre adressera à Farmou* tiers sans qu'on puisse m*en avertir. YoiUi une réponse laconique : la conclusion ne sera pas moins courte ; c'est que personne au monde ne désire plus votre satisfaction que moi. Je pars demain pour PariS; jusqu'à la saint Etienne.
A Meau, jeudi 8 jiiiQet (1699.)
Snr on prédicateur.
Je suis très-aise y Madame, que M. de la Roque, notre ancien théologal, prêche TAvent et le Carême chez vous. Il est approuvé pour cela et pour les confessions même des religieuses. C'est un homme de piété et de doctrine. Je ne puis, Madame, vous remercier assez de toutes vos bontés, ni vous témoigner combien je vous suis acquis, et à la sainte maison.
A Versailles, 29 novembre 1699.
Il lui annonce la nomination de son carë à une antre poroisse.
Je serois fâché, Madame ^ que vous sussiez d'autre que de moi la disposition que je fais de la personne
Sa LETTRES 'tWÉDITES DE BOSSUET.
de votre curé pour la eure de Tancrou. Nous aurons le loisir de penser à son successeur. Je sais. Madame, comme vous savez , plein d*estime et de confiance pour vous. Je ne crois pas pouvoir confier cette paroisse à un plus capable d'y mettre l'instruction en vigueur.
A Versailles, 4 décembre i6gj^