‹ Œuvres de Bossuet, évéque de Meaux (volume 3)Chapitre 66 sur 76 · I.'" SERMON · texte numérisé non relu

I.'" SERMON

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LE IV.= DIMANCHE DE CARÊME

Objet des soins paternels de la Providence envers nous. A qù Diea promet la subsistance nécessaire : ëtendae et nature de sei promesses. Quelles doivent être les dispositions de ses enlans à Tégard de cette vie mortelle et de tout ce qui y a rapport Nécessité do réprimer les désirs d^une cupidité insatiable : excès qu^elle produit dans le monde. Maximes qui doivent régler les sentimens des cbré* tiens an snjet de la grandeur : combien elles sont peu suivies. En quelle manière Dien confond les vaines pensées de Fambitieux.

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Cùm sublevasset ergo ocolos Jésus y et vidisset quia multitudo maxima venit ad eum y dixit ad Philippum: Unde ememus panes ut manducent hi 7

Jésus qyant élevé sa vue, et découvert un grand peuple qui étoit venu à lui dans le désert, dit à Philippe : D*oà acheterons^nous des pains pour nourrir tout ce monde qui nous a suivis! Jean. vi. 5.

J E ne crois pas , Messieurs y que nous ayons jamais entendu ce que nous disons , lorsque nous demandons à Dieu tons les jours dans TOraison dominicale qu'il nous donne noti-e pain quotidien. Vous me direz peut-être que sous ce nom de pain quotidien vous lui demandez les biens temporels qu'il a voulu

58S SUR HOB DIBPOSITIOITS K VtGKHV

dear marquée. Ainsi nous avons dans notre Evangile ces trois degrés des biens temporels , le nécessaire , le superflu , l'extraordinaire. La subsistance , c'est le premier; l'abondance, c'est le second; la fortune éminenle, c'est le troisième.

Mais c'est peu de les trouver dans notre Evangile, si nous ne sommes soigneux d'y chercher aussi quelque instruction importante pour servir de règle à notre conduite à l'égard de ces trois états; et en voici , Messieurs, de très-importantes qu'il nous est aisé d'en tirer. 11 y a trois vices à craindre ; k l'yard du nécessaire , l'empressement et l'inquiétude ; à l'égard du superflu, la dissipation et le luxe; à l'égard de la grandeur éminenle, l'ambition désordonnée. Contre ces trois vices, Messieurs, trois remèdes dans notre Evangile. Le peuple , suivant Jésus au désert sans aucun soin de sa nourriture, la reçoit néanmoins de sa Providence ; voilà de quoi guérir notre inquiétude. Jésus-Christ ordonne à ses apôtres de ramasser soigneusement ce qui étoit de reste, o de peur, dit -il, qu'il ne périsse » : Colligite quœ superaverimt fragmenta ne pereaJU ; et c'est pour empêcher la dissipation. EnAn pour éviter qu'on le fasse roi, il se retire seul dans ta montagne; Fiigit iterum in montem ipse solus ; et voilà Tambi tion modérée. Ainsi la suite de notre Evangile nous avertit, Messieurs, de prendre garde de rechercher avec empressement le nécessaire; de dissiper inutilement le superflu; de désirer avec ambition , de désirer démesurément l'extraordinaire; c'est ce que contient notre Evangile, et ce qui partagera ce discours.

DES NÉCESSITÉS DE LA VIE. SSg

PREMIER POINÏ.

Pour vous délivrer , â enfans de Dieu , de ces soins empressés qui vous inquiètent touchant les nécessités de la vie, écoutez le Sauveur qui vous dit lui-même que votre Père céleste y pourvoit et qu'il ne veut pas qu'on s'en mette en peine. « Ne soyez pas en M trouble, dit-il, dans la crainte de n'avoir pas de » quoi manger, ni de quoi boire, ni de quoi vous u vêtir. Car il appartient aux païens de cherclier ces N choses, mais pour vous, vous avez au ciel un Père a très-bon et très-prévoyant, qui sait le besoin que a vous en avez. Cherchez donc premièrement le o royaume de Dieu, cherchez la véritable justice, j> et toutes ces choses vous seront données comme » par surcroit u. Quœrite ergb primiim regnum Dei et justitiam ejus : et fuec omnia adjicieatur vobis C ■ ). Comme ces paroles du Fils de Dieu règlent la con- .duite du chrétien , pour ce qui regarde les soins de la vie , tâchons de les entendre dans le fond ; et pour ■cela présupposons quelques vérités qui nous en ouvriront l'intelligence. Jesupposepremièrementquele dessein de notre Sauveur n'est pas de défendre un travail honnête, ni une prévoyance modérée : lui-même avoit dans sa compagnie un disciple qui gardoit son petit trésor destiné pour sa subsistance : saint Paul a travaillé de ses mains pour gagner sa vie, et n'a pas attendu que Dieu lui envoyât du pain par ses anges; et enfin tout le genre humain ayant été condamné au travail,* ensuite du péché du premier homme, ce n'est pas de cette sentence que le Sauveur nous est

(<)Jf<ia.vi.3),39,33.

Sgo svA vos DisvosiTiaHê a l*é«i.iid venu délivrer; c*est de la damnation éternelle. En effet considérez ses paroles : « Ne vous inquiétez pas^ » ne vous troublez pas » : NoUie soUicùi esse U) : « n*ayez pas l'esprit en suspens » : IfoiUe in subtbm tolli W. Donc il n'empêche pas le travail, mais Feiih pressement et l'inquiétude. Il n'empêche pas une sage et prudente économie , mais des soins qui nous troublent et qui nous tourmentent. Et la raison en un mot, Messieurs, c'est qu'il veut bien établir la confiance, mais non pas autoriser Toisiveté.

Je suppose premièrement, et ceci. Messieurs, est très-important, que ce soin paternel de la Providence ne regarde que le nécessaire, et non pitt^ le surabondant ; je veux dire , si vous prétendez , délicats du siècle y que la Providence divine s'engage à fournir tous les jours à vos dépenses superflues^ vous vous trom* pez, vous vous abusez^ vous n'entendez pasl'Evangile. Mais le Sauveur n'assure-t-il pas que Dieu pourvoira à nos besoins? Il est vrai , à vos besoins , mais non pas à vos vanités. Sa parole y est très-expresse ; « Votre » Père céleste , dit-il , sait que vous avez besoin de ces » choses » : Scit enim Pater vester quia his omnibus indigeùs (3). Donc il se restreint dans le nécessaire, et il ne s'étend pas au superflu, et bien moins au délicat ni au somptueux. Il soutient la vie et non pas le luxe ; il promet de soulager la nécessité, mais il ne se charge pas d'entretenir la délicatesse. Dans une grande famine , dont Dieu affligea les Israélites sous le règne de l'impie Achab , « Va-t-en à Sare- » phta, dit-il à Elie; c'étoit une ville des Sidoniens; » tu y trouveras une veuve à laquelle j'ai commandé

[}) Matt. Yi. 3i. — C») Luc. XII. 29. — C^) MatL vi. Sa.

DES NÉCESSITÉS DE LÀ VIE^ Sqi

» de te nourrir » : Fade in Sarephta Sidoniorum , et manebis ibi; prœcepi enim ibi mulieri viduœ ut pascal te. Et que demandera-t-il à cette veuve? Da mihi paululum aquœ in vase ut bibam : « Donne- » moi y dit -il, un peu d*eau » ; et ensuite, « Fais- » moi cuire un petit pain sous la cendre avec un » peu de farine » : Fac de ipsa farinula subcineri-* cium panem parvulum ; et après : « Voici ce qu'a dit » le Dieu d'Israël » ; Hœc dfcit Dominas Deus Israël: Hjdria farinas non dejiciet^ nec lecjlhus oïei mi-nuetur (0 : « Je ne veux pas, dit le Seigneur, ni » que la farine se diminue , ni que la mesure d'huile » dépérisse ». Du pain, de Teau et de Tliuile, voilà le festin du prophète. Et au chapitre dix-neuvième il envoie un ange au même prophète , qui lui dit : ce Lève-toi et mange ; car il te reste à faire beaucoup » de chemin » : Surge, comede ; grandis enim tibi restai via (2). Le prophète regarde , et voit auprès de lui un pain et de leau : Respexil, et ecce ad caput suum subcinericius panis ^ et vas aquœ (^). Quoi ! falloit-il envoyer un ange pour un si pauvre banquet? Oui, mes Frères, ce banquet est digne de Dieu, parce quil juge digne de lui de soulager la nécessité , mais non pas d'entretenir la délicatesse , et que la première disposition qu'il faut apporter à sa table , c'est la sobriété et la tempérance.

Ne murmure donc pas en ton cœur en voyant les profusions de ces tables si délicates , ni la folle magnificence de ces ameublemens somptueux : ne te plains pas que Dieu te maltraite en te refusant toutes ces délices. Mon cher Frère, n'as-tu pas du pain?

C0//7. Arg.xvn.9, lo, i3, 14.— C»)///.*5r.xix.7.— C3)/*tW.6.

502 SOR nos DisPosiTtoss A l'écabu Il ne promet rien davantage. C'est du pain qu'il promet dans son Evangile; « c'est du paio qu'il veul u qu'on lui demande, parce que c'est la seule chose u nécessaire aux vrais fidèles » : Panem peti mandat, <]uod solumjidelibus necessarium est, dit ïertullieu (0 : « et il nous montre par-là, poursuit le u même auteur , ce que les enfans doivent attendre » de leur père >i ; Oslendit enim quid à paire filii expectciii. C'esl-à-dire , si nous l'entendons , qu'il s'engage de leur donner, non ce qu'exige leur convoitise; mais ce qui est nécessaire pour leur subsistance. La raison en un mot, Messieurs, c'est que le corps est l'œuvre de Dieu j et la convoitise est l'œuvre du diable, qui l'a introduite par le péché. Comme notre corps est un édifice qu'il a lui-même Iiàti de sa main, il se charge volontiers de l'entretenir, 11 veut bien soutenir en nous ce qu'il y a fait, mais noB pas ce que le péché y a mis : tellement qu'il donne au corps ce qui lui suffit, mais il n'entreprend pas d'assouvir cette avidité démesurée de nos convoitises. « Autrement, dit saint Augustin, au lieu de nous » rendre sobres et pieux , il nous rendroît avares et » délicats » ; il nous attacheroit aux plaisirs du monde, desquels il est venu retirer nos cœurs ; ïl reoverseroit lui-même son Evangile , en flattant l'excès de notre luxe, l'intempérance de nos passions, et les autres excès : Nec nos pios faceret lalis servitus j sed cupidos et avaros C^). Vous donc qui vous conGez en notre Seigneur et aux soins de sa providence, apprenez avant toutes choses à vous réduire

(■)De O/aL n. 6. (OCe Cif. Dci, lib. i toi 8.

simplement

DES vtcr.asiTi5 de ca tie. 5gi

simplement au pain, c'est-à-dire, i vous contenter du nécessaire. Abl direz-vous, q«e cela est dur! C'est l'Evangile; le Fils de Dien n'a dit que cela, n'en attendez pas davantage : Scit enim Pater vetter quia his omnibus indigetis (') : n car votre Vère sait » que Toas aves besoin de toutes ces dioses ».

Secondement, à qui promet-il cette subsistance nécessaire 7 est-ce à tout le inonde inâîfféi-emment ou partîcnKèrément i ses fidèles? Ecoutez la déoisioB par son Evangile : Quesrite primkm regnum Dei W : « ChercbeZ d'a^rd 1« royaame de Dieu ■> ; il veut dire : le royaume de Dieu est le principal , les biens tcnipoi~els ne sont -qu'on lëgcr accessoire , et je ne promets cet accessoire qu'à celui qui recherchera ^ee principal ; Qiuente primât C'est pourquoi , dans l'Oraison dominicale., il ne nous permet de parler du pain qu'après avoir sanctifié ion nom et <lemandé le royaume , ponr vénfier cette parole ; Cherctiev premièrement le royaume ; c'est une remarque de Tertullien (3). Ainsi la vérité de cette promesse ve regai^de que ses fîd^es. Ce n'est pas -que je Veuille dire qu'il refuse généralement aux pécheurs les biens tempoi'els , lui n qui fait luire son M soleil sûr les bons et sur les mauvais , et qui plént i> sur les fustes et snr les injustes (4) » : et pourquoi fioBiTit-il si soigneusement oe grand peuple qui le suit : Mais , quoiqu'il -donne beaucoup à ses enne- -mis , remarquez , s'il vons plaît. Messieurs, qu'il ne s'engage q«'à set serviteurs , Quœrite primitm regmiM 0ei : et la raison en -est évidente , parce qn'il (nM'att.Ti.Sl.— (>}»!(/. 3S. -<-(>Ji)« 0<^. n.G. — (4}MuiA. T. 45.

Bowner. xu. 38

5c)4 svft Hos Df8F08iTi02rs-4 L*ào4ai»

n'y à qu*«ax qui soient ses enfans et qui compotent safamiUe : ils ont cherché le royamney il leur a vonlu ajouter le reste. Toi dope , mou fière^ qui le plains sans cesse de la raine de ta fortune cft de h pauvreté de ta maison, mets la. main sur ta ce»- •eienoe : As-tu cherché le royaume de Dieu 7 at^a £iit Um affiùre principale de sa vérité et de aa |aftice? ITas-tu pas au contraire empbyé tes biens, on |>our opprimer Tinnocent^ ou pour ooutesiter ta mauvais désirs par les volnpiéi défendues 7 Dieu s ' maintenant retiré sa main et te laisse dansL.rindi- :gence; ne murmure pas contre lui» ne di^Hile pu contre.sa iustice^ tu n*as point de part ^ aa promesse.

Troisièmement y Messieurs, et voici ce qu*il y s de plus important , ce n'est pas le dessein de notre Sauveur de donner même à ses fidèles une certitude infaillible de ne souffrir jamab aucune indigence. Lorsque Dieu irrité contre son peuple appeloit la &mine sur la terre , comme parle TEcriture sainte : yocayit Dominusfamem super terram (i)^ pour dé* scier toutes les familles : nous ne lisons pas, chrétiens, que les justes fussent exempts de cette affliction universelle : au contraire vous avez vu le pro* pliète Elie réduit à demander un morceau de pain; et saint Paul , racontant aux Corinthiens ses incroyables travaux , leur dit qu il a souffert la fiûm :et la soif, et le froid et la nudité ; Infâme et siti,.... injngore et nuflitate W : et le même, parlant aux Hébreux de ces fidèles serviteurs de Dieu dont le monde n'étoit pas digne , et dont la vertu étoit per-

(0 Ps, civ. i6. ir. Reg. Tni. i.— (•) //. Cor, xi. 27.-

DKS WiCESitTÈS DE LA V1E< S9S

sJcnt^e, aous les représente affligés, daas la pauvreté et dans la misère : Egentes, angustiad, af- JUcti (0. Par conséquent il est clair que Dieu ne promet pas à ses serviteurs qu'ils ne soulTriroat point de nécessité, puisque le contraire nous parott par tant d'exemples. Et en efiet , si nous entendons toute la suite de l'Evangile, il nous est aisé de connoltre que ce n'est pas asses au Sauveur de nous détacher simplement de l'agréable et du superflu, comme je vous disois tout à l'heure, mais qu'il nous veut mettre encore au-dessus de ce que le monde estime le plus nécessaire. Car il ne nous prêche pas seulement le mépris du luxe et des vanités , mais encore de la santé et de la vie. C'est pourquoi Tertulliea 8 dit que la foi ne connott point de nécessité : Non admùtit status fidei nécessitâtes {^)- Si elle ne craint pas la mort, combien moins la faiml f; Si elle mé- » prise la vie, combien plus le vivre »7 DùUcitnom respicere vitam , ^luuitit magis victum (^) 7 II . importe peu à un chrétien de mourir de faim ou de maladie, par la violence ou par U disette. « Ce ■a genre de mort, dit TertuUien, ne lui doit pas être » plus terrible que les autres» : Scii ffunem .non muiiu sibi contemnendam esse proptfir Deum, çuàm omne mortis gemis W : pourvu qu'il meure en, notre Seigneur , toute manière de mourii- lui est glorieuse i l'épée ou la famine tout lui est égal, et ce dernier genre de mort ne doit pas être plus terrible que tous les autres.

• Ne craignons donc pas d'avouer que les plus fi.d%<

(')a*.xi.S7. — WatiCoTOi. n, it.^t?)DeIibiof. H. la.— WOid.

ZqG Sun NOS DisrosiTions A i-'éaASD les serviteurs peuvent être exposés à mourir defuntj el s'il est ainsi, chrétiens, ce seroil ane t-rrenr dt croire que ce fût rinlention àe notre Sauveur àt les garantir de cette mort plutôt que des autres. Mais pourquoi donc leur a-t-il promis qu'en cl lerclmnt soigneusement son royaume, toutes les âtiti«s choses leur seront données? ses paroles scmt-ell^ douteuses? sa promesse est -elle incertaine? A Dim ne plaise t^u'il soit ainsi -, mais \-oici ce qu'il faut cii-v tendi'e .* nous sommes enfin arrivés a» fond de l'atfaire. Uonnez-moi de nouveau vos atlentiouE.

Comme il y a en Vliomme deuk sortes de bîent, le bien de lame, et le tien do co'rps^ aussi ilya'deux genres de promesses qtic je remarque dans l'Evangile; lès ones 'Êslèntieltes et foudamenfaUs, ^Iré- ^rdentièilneii dé l'ame qoi est lï prensET', lès kKtreS accefl^b et acctdeatelta , ' ^i rCgardeiit le bien àa XKlr^ (faivst léDéCcffid. 9i Toosfaftet btea, V6'ùS'àu^ lu viëv vdos posi^«<ez )e rô^ame; c'est ta {frotDèsse fondameot^^ 'tfài regirdè 4e j»eB<k l'âme i^'ui %9t le bieb essentiel Ae Yhamme. Si vam 'chifrtkëziftôytithMf ^lés les -aiAr» dkons vous Wmtn 4<Aifii^t»j c'est la ftrMàeHb sccideatelle qd Ctmsîdèi'Ë M Meu du coq». Ces ptooieàtfes «cainr-

ciJEiôh n'èà tànkifOé ^«Mais'; te«fe te«otps tt'^ywA

Wtsm q&t foiïMfftiites dditettt â«re taéoessdironeat rapportées ailleurs? « Cherchez le ro^atime', <dit le -* l^ib tifee i^issa., let toutes Ijes^vûtra ■ctiotas-toas V seront, données " : entendez .par rapport à ce royaume, et par ordre à cette fin principale. Ainsi

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