XV. ai
y a des personnes qu'il faut nommer pour mieux circonstancier les choses; il y en a d'autres qu'une certaine discrétion oblige de taire.
Saint Pierre et saint Jean trouvèrent les choses comme notre Seigneur les leur avoit dites. Le porteur d'eau ne manqua pas de se trouves à l'endroit de la ville par où ils entroient y et d'aller à la maison que notre Seigneur avoit choisie : comme Tânon s'ëtoit trouvé à point nommé à l'entrée de ce village j lié à une porte entre deux chemins. // 5e troui^a aussi là avec beaucoup d'autres personnes inconnues y un hommes qui demanda aux deux dis^ ciples ce qu'ils voulaient faire de cet dnon (0. Et il sembloit que le hasard l'eût fait parler ; mais non : car c'étoit précisément celui qui devoit laisser aller cet animal au premier mot des disciples , selon la parole de leur maître. Enfin il se trouva que cet ftnon n'avoit jamais été monté. Car il le falloit ainsi pour accomplir le mystère ^ et pour montrer que le Sauveur devoit un jour monter et conduire un peuple indocile y c'est-à-dire le peuple gentil, qui jusqu'à lui n'avoit point de loi y ni personne qui l'eût pu dompter. Tout est conduit , les petites choses comme les plus grandes; et tout cadre avec les grands desseins de Dieu.
Voilà donc tout disposé. Le grand cénacle tapissé est prêt ; on y attend le Sauveur. Voyons maintenant les grands spectacles qu'il y va donner à ses fidèles. Contemplons y croyons, profitons; ouvrons le cœur plutôt que les yeux,
(0 Marc. XI. 4 > 5, 6.