‹ Œuvres de Bossuet, évéque de Meaux (volume 4)Chapitre 31 sur 189 · XLII/ JOUR · texte numérisé non relu

XLII/ JOUR

Importuner Dieu par des cris vifs et redoublés*

Luc. XVIII. 4 I 5, 7.

L'iMPORTuiriTÉ dont il faut se servir envers Dieu, c'est cette manière pressante dont il a été parlé cidevant.

Songez à ce cri des élus y qui s'élève nuit et joui devant Dieu. Il faut éti*e persuadé que nos injustices, nos scandales y tout ce que nous faisons qui édifii mal les saints, et qui les fait souffrir, crie vengeanc< nuit et jour contre nous; et que nous ne pouvon: appaiser ce cri que par un cri continuel de pénl tence. Miséricorde, mon Dieu, miséricorde. Ces ce qu'il faut crier nuit et jour ; c'est ce que notn besoin crie sans cesse.

Songez au triste état de ce juge , qui ne se soucit ni de Dieu, ni des hommes (0. Quand rien ne retient, il n'y a plus d*espérance. Quand on a quelque

(0 Luc, xviii. 4.

SUR L^ÉVÀNGILS. Qt

frein y et qn^en ne craignant point Dieu , on est da noios un peu retenu par la crainte des hommes ; on peut espërer y et les passions souffrent quelque sorte ■kl de modération.

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