XLIII.* JOUR
Motifs d'espérance dans la prière. Matth. tii. i i.
Le fondement assuré de cette foi que Jésus-Christ exige pour prier , et pour obtenir, c'est de bien comprendre que Dieu est un père. Combien plutôt , dit-il, votre Père céleste sera^t-il libéral entiers
vous (0.
Si vous donnez j vous qui êtes mauvais ip) : combien plus, Dieu qui est la bonté même? Si vous donnez ce qui vous a été donné, et que vous n'avez que par emprunt ; combien plutôt Dieu donnera- t-il, lui qui est la source du bien; et dont la nature est, pour ainsi parler, de donner?
Si vous qui êtes mauvfais. Mais est-on mauvais , même à ses enfans ? Le Fils de Dieu nous veut faire entendre que Thomme est mauvais , même à ses enfans. L'expérience ne le fait que trop voir, et qu'on se regarde soi-même plutôt qu'eux dans les biens qu'on leur procure. Il n'y a que Dieu , qui étant la bonté même et le bien par essence , ne peut donner que du bien à ceux qui ont recours à lui.
Disons-nous toujours à nous-mêmes : on peut tout espérer d'un père. Disons encore avec Jésus-Christ:
CO MauJi. VII. II. — W Ibid,
9^ MÉDITATIOUrS
Qu'est-ce qu'un corbeau? Notre Père câeste l^ nourrit. Qui nourrit les serviteurs ^ laissera-t*il leâ enfans sans secours? Mais qui nourrit les animaux, sera-t-il insensible au besoin de ses enfans? On peat donc tout demander ; et on doit espérer de tout obtenir dès qu oii demande à un père.