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Ces paroles de saint Matthieu et de saint Marc : L'idole dans le lieu ou elle ne doit pas être , et celles de saint Luc : Jérusalem env*ironnée d'une armée j ne marquent pas encore le dernier siège de Je-
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lem sons Tite, où elle périt sans ressource. Car Vangëlistes disent ici : Quand vous verrez ces iSy ce siège f/uj-ez dans les montagnes, Oç dele siège de Tite^ il n'y avoit pas moyen de fuir, sortir de la ville : car elle étoit tellement serrée 'anchées, de murailles et de forteresses , qu'il Lvoit plus aucune issue. Cest ce siège par Tite le Sauveur avoit prédit en entrant dans Jéru- Q^ lorsqu'il disoit avec larmes: Ville infortunée^ nnemis t* environneront de tranchées , et tefer^ >nt de toutes parts (0. Aussi ne leur parle-t-il ilors^ comme ici, de prendre la fuite; car il it bien qu^en cet état il n'y en auroit plus au* ï espérance : mais d*une perte totale et d'un îr reni^ersement j et pour la ville et pour ses ns (^). Ici donc il parle d'un autre siège , q^i ^a à Jérusalem quelques années avant celui de y lorsque Cestius Florus l'investit. Ces deux is sont bien marqués dans Josephe , et très* sment distingués dans l'Evangile. Dans le pre- - , dont il est parlé dans les chapitres que nous itons (3) , on ne voit ni tranchées ni forts ; ; seulement une armée qui se répand aux en- QS , et ce qu'elle avoit de plus détestable , c'étoit idoles. Dans le second , on voit des forts, des cbées , et un siège dans toutes les formes. On voit échapper dans la première occasion; car roupes n'arrivent pas tout à coup, et la garde L pas si exacte : dans la seconde , il n'y a rien tendi^e qu'à périr.
Lue, xiz. 43. — CO Jbid. 44* ^~ ^^) MaUh, xxir. Marc, xiii. zxu
33a MÉDITATIONS
On voit là deux états de Tame. Lorsque le pechë commence à l'investir , pour ainsi dire, et à répandre de tous côtés , comme des idoles y les mauvais désirs ; cette armée impure ne fait que nous enton- j rer, de manière que nous pouvons encore échapper. Les tranchées y les forts, le siège en forme , c'est le vice fortifié par Fhabitude. Fuyons dès le premier abord , dès que nous voyons paroitre Tétendard du péché : car si nous lui laissons élever ses forts, et former ses habitudes , il n*y a presque plus rien à espérer.