‹ Œuvres de Bossuet, évéque de Meaux (volume 5)Chapitre 19 sur 81 · SV& LÀ SATISFACTION. 9I · texte numérisé non relu

SV& LÀ SATISFACTION. 9I

lesquelles Dieu se relâche. Faites donc, arbitres établis de Dieu , ce que Jésus-Christ vous permet ; et déliez entièrement le pécheur, sans lui rien imposer pour son crime. Chrétiens , cela ne se peut ; car achevons de lire le compromis : Quœcumque alli" gâterais super terrain, erunt ligota et in cœlo : « Tout ce que vous lierez sur la terre , sera aussi lié » dans le ciel ». Il lui est donc permis de délier; mais il lui est ordonné de lier : voilà Tordre qui lui' est prescrit y et cette loi doit être la nôtre ; car ce mystérieux compromis ayant été signé des parties , il leur doit servir de loi immuable. Jésus -Christ Va signé de son sang au nom de son Père , et comme procureur spécial établi par lai pour cette réconciliation : tu Tas aussi signé , pécheur , quand tu t'es approché du prêtre en vertu de cette parole et de ce traité. Jésas-Christ l'observe de son côté y et il te remet volontiers la peine éternelle: que reste-t-il dope maintenant y sinon que tu Texécutes de ta part avec une exacte fidélité ? Exhortation à satisfaire.... passage au second point. Cette nécessité de la satisfaction étant solidement appuyée , voyons à présent quelle elle doit être.

SECOND POINT

Je dis, pour ne point flatter les pécheurs, qu'elle doit être très-sévère et très-rigoureuse; et quand je l'appelle très-rigoureuse, ce n'est pas qu'effectivement nous dussions l'estimer telle : car si nous considérons attentivement de quelle calamité nous délivre cet échange miséricordieux qui se fait dans la pénitence , rien ne pourroit nous paroitre dur ; si bien

9^ «VE LA SAVI^rÀCTIOir.

que œtte i>foilence n*ett d«re qa'à cbum dé notre' Udieté et de notre extrême déUcateste. liais afin de lamnhonter, appuyons la vmcibieinenl cette rignenr salutaire par le saint ooncile de Trente; etiroiaproippsaiit trois raisons par lesqndUes ee saint condle établît la nécessité de satisfiûre, frisons iroir minifestement fa'elles pronteni k séférité qne ye précke* . La première raison des Pères de Trente , c*est qne ai ta.pistice divine abandonnoit entièrement tous ses; droits I si elle relftdioit au pédienrs tout ce qui leur est dû pour leurs crimes^ ib n'auroient pas l^dée qu'ils doivent avcsr dnvialhepr dont ils ont été dé^ livrés; « et «stiamnt leur ftnite l^ère^ par la trop a grande fieicilité du pardon, ils toifaberoient aisé- » qient dans de plus grands crimes ». De là vient que , dans ce penchant et sur le bord de ce précis pice y pour ne point Ucker la bride à la licence des bcipunes -, Dieu ^ en lenr quittant la peine éternelle y « les relient , comme par un frein , par la satis&c- )) lion temporelle»; guasi frœno guodam^ dit le saint concile de Trente (').

Et certainement^ chrétiens ^ il est bien aisé de connoître que tel est le conseil de Dieu, et Tordre qu*il lui plait de tenir avec les hommes ; car il n*y a aucune apparence que ce Père miséricordieux en relâchant la peine éternelle , en voulût réserver une temporelle , s'il n y étoit porté par quelque raison importante. Et quelle raison y auroit-it qu'après s'être relâché si facilement d'une dette si eonsîdé^ rable; c'est-à-dire la damnation et l'enfer , il At le dur et le rigoureux sur une somme de si pea de vm»

(0 S€$9, XIT. etip. TIII.

SVM. LA SATISFACTIOir. 9}

leur comme est la satû&ction temporelle ? il quitte libéralement cent millions d'or, et il fait le sévère poui* cinq sous. Il fait quelque chose de plus ; car il y a bien moins de proportion entre Tétemité de peines dont il nous tient quittes, et la satisfaction qu'il exige dans le temps. D'ob vient idonc cette sévérité dans une si grande indulgence? Dieu est-il contraire à lui-même ? et celui qui donne tant , pourquoi veut-il réserver si peu de chos&? c*est par un conseil de miséricorde qui Foblige à retenir les pécheurs , de peur qu'ils ne retombent dans de nouveaux crimes. Il sait que la nature des hommes , portée d'ellemême au relâchement, abuse de la facilité du pardon pour passer au libertinage : il sait <}ue s'il laissoit agir sa miséricorde toute seule, «ans laisser aucune marque de sa justice , il exposeroit Tune et l'autre à un mépris tout vbible à cause de la dureté de nos cœurs. Ainsi donc, en se relâchant, il ne se relâche pas tout-à-fait : la justice ne quitte pas tous ses droits ; et s'il ne l'emploie plus à punir les pédienrs comme ils le méritent, par une damnation étemelle ^ il l'emploie du moins à les retenir dans le respect et dans la crainte par quelque reste de peine qu'il leur ippose. Que si ces peines sont si légères ^'elles ne soient pas capables de donner de l'appréhension aux pécheurs, qui ne voit que par cette lâcheté nous éludons manifestement le conseil de Dieu ? Un Pater, un jéue. Maria, un Miserere peut-il faire sentir à un pécheur, qui a commis de grands crimes, quelle est l'horreur de son péché, quel est le péiîl d'oà il est tiré, et la peine qui lui étoit due? -il faut quelque chose de plus rigoureux.

g4 '•Vm X.A êJLTlêWkCTlOM.

Pretiet donc garde, à Gonfieneors; ce n^art; pas

moi qui vous parle , c^est le concile de Trente qui •vous avertit y c'est Dieu ménie'qai tou» ordonne de

prendre garde à les intérêts. Je les remets , dit-îl , 'en vos mains : délies , |e vous le permets} maii liei,

puisque je Tordonne : vous èles les juges que j*ai

..établis 9 TOUS êtes les ministres de ma bonté et de

.ma justice ; usez de ma miséricorde , mais ne Taban-

donnez pas au mépris des hommes par une molle ^condescendance : fiâtes sentir aux pécheurs l'horreur Aa crime qu'ils ont conunisy par quelque satisfitction xonvenaUe; et tâdiea par-là de les retenir dans la .voie de perdition dans laquelle ils se précipitent; 'de .peur que votre facilité ne leur soit une occasion de .libertinage y et qu'abusant de votre indulgence , ils ne fiissent une nouvelle injure au Saint-Esprit par leurs fréquentes rechutes.

La seconde raison du concile , c'est que la satisfaction est très-nécessaii^e pour remédier aux restes des péchés^ et déraciner les habitudes vicieuses. Pour entendre profondément cette excellente raison, il faut remarquer que le péché a une double malignité : il a de la malignité en lui-même, et il en a aussi dans ses suites. 11 a de la malignité en lui-même, parce qu'il nous sépai*e de Dieu ; il a de la malignité dans ses suites, parce qu'il abat les forces de Famé, et y laisse une certaine impression pour retomber dans de nouvelles fautes. C'est ce qu'on appelle l'habitude • vicieuse; et cette vicieuse habitude ne s'éteint pas, encore que le péché cesse : elle demeure dans nos cœurs comme une pépinière de nouveaux péchés ; c'est un germe que le péché eflacé laisse dans les

flUE LÀ SATISFÀCTIOir. 9S

ameS| par lequel il espère revivre bientôt ; c^est une racine empoisonnée , qui dans peu fera repousser cette mauvaise herbe. C'est pour détruire ces restes maudits, c'est pour arracher ces habitudes mauvaises , que le concile de Trente a déterminé que la satis&ction étoit nécessaire : et la raison en est évidente. Car qu'est-ce autre chose qu'une habitude , sinon une forte inclination? et comment la peut-on combattre , sinon en faisant effort sur soi-même par les exercices mortifians de la pénitence ? D'où je conclus y en passant plus outre , que cette pénitence doit être sévère, parce que rinclination est puissante. C'est ce qui fait dire à saint Augustin, qu'il faut faire une pénitence rigoureuse, « afin, dit ce » grand personnage, que laf* coutume de pécher » cède à la violence de la pénitence » : Ut violentiœ pœnitendi cedat consuetudo peccandi (0.

n faut donc nécessairement que la pénitence ne soit pas molle ^ il faut qu'elle ait de la violence pour surmonter la mauvaise habitude, parce que la mauvaise habitude donne une nouvelle force et une nouvelle impétuosité à l'inclination naturelle que nous avons au mal par la convoitise : si bien que Fhabitude est un nouveau poids ajouté à celui de la convoitise. Que si nous apprenons, par les Ecritures, qu'il faut que nous nous fassions violence pour résister à la con» voitise, combien plus en devons-nous faire à une convoitise fortifiée par une longue habitude? Ne t'imagine donc pas, ô pécheur, que tu puisses résister à un si grand mal par une pénitence légère ? que tu puisses te dépouiller de cette ivrognerie si enracinée par quel-

CO In Joan, Tract, xi.iz. n» 19, tom. m, part 11, col. 627.

^ iVm XÂ SATXSFÀCTiôk.

^pe pètàe épplieatkm à nme prière coiute et 9Mteiit mal faite ? Il fiiat avoir recours nécessairemeoft à cette vidience wriotaire de la pénitence ; il faut ae Biortifier par des jeûnes , et r^rimer les dépenses, excessives de lès dëbaudies par fabendance de tèt amnAoes : Uî^iotemiiœpàBmitamdi oedai eonffleftwto peecaadi*

La troiriàme raison du condle, et qw me semble la plos toudiante; c'est (pkk new devons satisfaire à Uie« par les peiaes salutaires Se la pénitience, pour nous rendre cotffbrmis à lisus-Christ. Cest lai en eflfety dirétienSi qm est ce parfeit pénitent qni a porté la peine de tous les péchés , en se fiiisant la victime qui les expie : si bien que pour liii être sem-* blables dans le sacretnent de la pénitence , il &at que nous nous rendions des victimes mortifiées pat les peines salutaires qu^etle nous impose. Car^ mes Frères, il faut remarquer que les sacremens de l*Egiise y comme ils tirent toute leur vertu de la passion de noire Sauveur, aussi en doivent-ils porter en eux-mêmes et imprimer sur nous une vive image. Ainsi dans le sacrement de la sainte table , nous annonçons la mort de notre Seigneur, comme dit le divin apôtre (0 : ainsi, dans la pensée du même docteur, nous sommes ce ensevelis avec J&us- » 'Ckrist dans le saint baptême (^) » ; et c*est pourquoi TEglise ancienne plongeoit entièrement dans les eaux tous les fidèles qu'elle baptisoit, pour représenter plos parfaitement cette sépulture spirituelle : ainsi dans la confirmation on imprime sur nos fronts la croix du Sauveur, pour nous marquer

CO /. Cor. XI. îi6. — W J(»m. vi. 4.

d'un

SVK LA «ATISFACTIOH. ^

à^vok caractère étemel qui nous doit rendre sembla-* hles à Jésus-Christ crucifié. N*y aura-t-il donc, chrétiens y que le sacrement de la pénitence qui ne gra- Tera point sur nous Tirnage de la mort de notre Sauveur? Non, il n*en sera pas de la sorte ^ dit le saint concile de Trente. La péqitence étant un second baptême , il faut que ce qui a été dit du premier, soit encore vérifié dans le second 9 que « tout autant » que nous sommes qui sommes baptisés en Jésus** » Christ y sommes baptisés en sa mort » : In inorte ipsius baptizati sttmus (')• Et comment est«-ce que la pénitence imprime sur nos corps la mort de Jésus 1 Ecoutez parler le sacré concile : C'est alors, dit-il , que nous subissons quelque peine pour nos péchés , que nous nous baptisons dans nos larmes et dans les exercices laborieux que Ton nous impose $ « d'oà » vient aussi que la piénitence est nommée un bap- » téme laborieux (^) «• Et par-là ne voyes*vous pas combien la pénitence doit être sévère ?

Nous aj^renons du sacré concile, que nous de* vous nous rendre conformes à Jésusr^Christ crucifia par les pénitences que nous subissons. Ah ! mon Sauveur, quan^d je considère votre tête couronnée d'é^ pines, votre chair si cruellement déchirée, je dis aussitôt en moi-même : Pauvre ver écorché, quoi t une courte prière, un PiUer, un u^i^e> Maria, un Miserere sonfr-ils capables de Xkous crucifier avec vous? ne faut^il point d'autres clous pour percer nos pieds qui tant de fois ont couru au crime , et nos mains qui se sont souillées du bien d*autrui par

(0 Mom. tx. 3. — (*) Sess, xiT. de PœniL cap. xi.

fiosSUET. XIII. n

gg SVJL LA SATIBFACTIOK.

tant d'usures cruelles? Il faut quelque chose de [lias pénible; et c'est pourquoi le sacr»! concile avertit sagement les confesseurs, qu'ils donnent des pe'nîtentes proportionnées. « Les prêtres doivent donc, X dit ce saint concile, imposer des satisfactions salu- » taires, convenables, proportionnées à la qualité B des crimes et au pouvoir des pénitens, selon que » l'esprit de prudence le leur suggérera » : Debent crgo sacerdotes Domini , tjuantum spirilus et prudentia niggesserit, pro quaUtale criminum etpœniietitiumfacultate. salutares et convenientes satïsjactiones injungere (0. Et ce qu'il leur prescrit d'user de prudence, sacbez et entendez, ô pécheurs, que ce n'est pas pour les faire relâcher à cette condescendance molle et tangubsante que votre cœur insenwhlc et impénitent exige d'eux : car cette prudence qu'on leur ordonne, n'est pas cette fausse prudence de la chair qui flatte les vices et tes désirs corrompus des hommes; c'est une pmdeoce i|Arituelle qui sacrifie la chsir poar sauver l'esprit. Cest pourquoi le concile dit : f uonAu» ipiritiu et prwlem^ ha suggesserit : Ayez de la prudence , dit ce saint concile i non pas une prudence qui suive la fjiaù', Btais une prudeuce guidée par l'esprit : ipiribia et pndentia. Et afin de leur faire craindre un relA<ie> ment excessif, il les avertit sagement que s'îlsap»^ irattrop iodulgemment avec les pécheurs, en lenrordonnant despeînes très-légères pour des'p^cbéj très-grie& , ils se fendent [larticipans des crimtt dol

autres. "

O sentence vraiment terrible I Que répondront

(*) I/h'nfini, cap. Tin.

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evant Dieu ces confesseurs lâches et complaisans , ni auront corrompu par leur facilité criminelle la fvérité de la disciplin^lorsqu ils verront d'un côté âever contre eux les Pères qui ont fait les canons , ; particulièremen t ceux de Trente , qui les on t avertis sérieusement du péril où les engageoit leur fausse ; cruelle miséricorde; et de Tautre, les pécheurs lémes, dont ils auront lâchement flatté les inclinaons corrompues ? C'est vous j diront- ils y qui nous fet damnés , c'est votre pitié inhumaine y c'est votre idulgence pernicieuse. O Seigneur , faites-nous jusce contre ces ignorans médecins qui , pour trop ^argner le membre pourri, ont laissé couler le vein au cœur ; contre ces lâches conducteurs qui ont deux aimé nous abandonner à la licence par une atterie dangereuse , que de nous retenir sur le pentiant par une discipline salutaire. Que reste-t-il donc^ brétiens y sinon que les prêtres et les confesseurs (dtent cette double accusation des pontifes et des onciles qui les repreûdront d'avoir méprisé leurs >isy et des pécheurs qui se plaindront justement de e qu'ils n'ont pas guéri leurs blessures ? Ah ! disoit ce sujet autrefois un très-saint évéque de France : e ne me sens pas assez innocent pour me vouloir harger des péchés des autres; et je n'ai pas assez féloquence pour pouvoir répondre aux accusations [u intenteront un jour contre moi , tant de saints et dmirables prélats qui ont fait les lois des conciles : Ego me in hoc periculo miUere omnino non audeo ; jiUa nec talia s uni mérita mea, ut aliorum peccata n me excipere prœsumam , nec tantam eloquentiam \abeo , ut anle tribunal Christi contra tôt ac tantos

100 ffVK LA SAYISVACtlOV.

miûerêotes fui àanones guaimruM, dieere audeanu yoUà qudf doivent être les sentimens des confe»» senrs. Achevons et disons nft mot de la disposition des pénitens.

TEOlSltME POINT.

Deux dispositions qni semblent contraires , avec lesquelles il faut accomplir sa pénitence; la joie et la douleur : la joie y en considérant non la peine qu'elle nous fait souffrir y mais celle d*oik elle nous tire ; la douleur amère pour plusieurs raisons : mais nous dirons en particulier une qui regarde la satisbction. Cest que les confesseurs inclinent toujonn à la miséricorde ; et quelque soin qu'ils aient de ne se point écarter des bornes d*une juste sévérité, néanmoins Famour paternel que Dieu fcur inspire pour leniis pénitens y et Texpérience qu'ils ont par eux-mêmet de Tinfirmité , fait qu'ils penchent toujours beau* coup plus du côté de la douceur. Eh donc I j a-t»il rien de plus nécessaire que de suppléer^ le défiiut de la peine corporelle par Tabondance de la douleur ? Cest cette douleur qui a appaisé Dieu sur les Ninivites; c'est elle qui, prenant en main la cause de Dieu , a détourné le cours de sa vengeance. Dieu les menaçoit de les renverser ^ et ils se sont renversa eux-mêmes , en détruisant par les fondemens toutes leurs inclinations corrompues. De quoi vousplaignesvous,ô Seigneur? voilà votre parole accomplie ; vous avez dit que Nînîve seroit renversée , elle s'est en effet renversée elle-même. Ninive est véritablement renversée , en tournant en bien ses mauvais désirs : Ninive est véritablement renversée, puisque le luxe de

SITE Lk SATISFACTIOir. lOl

Ée$ habits est changé en un sac et en nn cilice ; la miperfluitë de ses banquets en nn }eûne austère ; la }oie dissolue de ses débauches aux sSnts gémisse* mens de la pénitence : Smipénitur plane Ninwe , dum calcatis deterioribus studiis in meliora converti" fur ; subuertitur pianh ^ dam purpura in cilicium ^ affluentia injejunium^ Uetitia mutatur inflelum (0. O ville utilement renversée \

Chrétiens y armons-nous de zèle; que chacun renverse Ninive en soi-même. Vfflé et Metz , que n'estn ainsi renversée ? Je désire ta grandeur et ton repos autant qu'il se p^ût ; et plût à Dieu que je visse descendre sur toi les bénédictions que je te souhaite ! Toutefois ne t'ofiènse pes isî j*ote désirer àufourd'hui que tu soûr entièrement renvei'séè. Plût & Dieu que }e visse à bas et leâ tables de tes débauches, et lès banqi^ts de tes usuriers, et les retraites honteuses de tes impudiques! plftt à Dieu que f entende bientôt cette bienheureuse nouvelle : Toute la ville de Metz est abattue , mais elle è^t hèb^étisement abattue aux pieds des confesseurs, devant les tribunaux de la pénitence qui sont érigés de toutes pattS dans ce temple auguste ! Que tardes-tu , ô ville ? renverse^toi par la pénitence ; cette chute te relèvera )usqu à la gloire éternelle.

<0 S, Euthtr. HonUl âe pctnâ. Nudv. ÈihUùU PP. tom. yi , p. 646.

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