Qui fluum liberum arbitjîum Deo donavit, de nuUà re
5ia ACTES OE LA. G01!IDA.M:NÀTI0N
doit plus être en souci d'aucune chose, ni de Tenferi ni du paradis : il ne doit avoir aucun désir de sa propre perfection, ni dès vertus, ni de sa sanctification , ni de son salut, dont il doit perdre l'espérance.
i3. Après avoir remis à Dieu notre libre arbitre, il lui faut aussi abandonner toute pensée et tout soin de tout ce qui nous regarde^ même le soin de faire en nous Sans nous sa divine volonté. ,
14. 11 ne convient point à celui qui s'est résigné à la volonté de Dieu, de lui bàre aucune demande ; parce que la demande est une imperfection , étant un acte de propre volonté et de propre choix ; c'est vouloir que la volonté divine soit -conforme à la nôtre: aussi cette parole de l'Evangile: Demandez, et vous recevrez, n'a-t-eHe pas été dite par Jésus -Christ pour les âmes intérieures, qui n'ont point de volonté, puisqu'enfin ces âmes parviennent au point de ne pouvoir faire aucune demande à Dieu.
i5. De même que l'ame ne doit faire à Dieu aucune
débet curam liabere, nec de infertio, ncc de paradiso : nec débet desiderium habere propria perfectionis , nec yirtntiun» nec propriaeaanctttatis, nec propria: saludsi cuios spem purgare débet.
X 3. Resignato Dec liberp arbitrio, eidem Dec relinqaenda est cogitatib , et cura de omni re nostrâ j et relinquere, ut f^ciat ia nobis sine nobis suam divinam voluntatem.
14. Qui divins voluntati resignatus est, non convenit ut à Deo rem aliquam petat, quiapetere est imperfectio, ciim sit actus propriœ volunuùs, et electionis^ et est vclle quod divina volunUis Bostrae conformetur j et illud Evangelil : Petite et accipietis, nop est dictum à Christo pro animabus intemis que nolunt babcrc voluntatem, imo hujasmodi animas e6 perreniant, ut non poflsint à Dec rem aliquam petcre.
i5i Sicnt non débet à Deo rein aliquam petere, ita nec illi
demande ,
Dis Q17IÉ¥ISÏ£S/ 5l3
demandle , elle né doit aussi lui rendre grâces d'aucune chose, l'un et l'autre 4tant un acte de propre yo« lonté.
lô^ïL n'est pas à propos de chercher des indulgences pour diminuer les peines dues à noà. péchés, parce qu'il vaut mieux satisfaire à la justice de Dieu que d'avoir recours à sa miséricorde ^ l'un venant de l'amour pur de Dieu y et l'autre de l'amour intéressé de nousmêmes : aussi est - ce chose qui n'est point agréable à Dieu y ni d'aucun mérite devant lui, puisque c'est vouloir £air la croix,
17. Le libre arbitre étant remis à Dieu avec le soin et la connoissance de notre ame , il ne faut plus avoir aucune peine des tentations , ni se soucier d^y faire aucune résistance, si ce n'est négative sans aucune aufre applicatioà : que si la nature s'émeut, laissez-la s'émoir* voir , ce n'est que la nature.
i8. Celui qui dans l'oraison se sert d'images, de figil^* res, d'idées, ou de ses propres conceptions, n'adore point Dieu en esprit et en vérité.
ob rem aliquam gratins agere débet, qma utrumque est actuâ propjiae Tolnntatis.
16. Non convenit indulgentias quaerere pro pœnà pro|^rii8 peccatiff débita, qiùa melius est divins jusiitis satîstacere quàm divinam mîsericordiant quaerere ; quoniam illad ex pure Dei amore procedit, et istud ab amore nostrl înteresSato , nec est res Deo grata, nec meritoria, quia est velle crucem fugere.
17. Tradito Deo libère arbitrio, et eidem relictà cur4 et cognitione animas nôstrse, non est ampliùs habenda ratio tenta tionum, nec eis resistentia fierî débet nisi negativa, nutlà adbibità industriàj et si natura commoyetur, oportet sînere; quia est natura.
18. Qui in oratione utitnr imaginibus, figuris, speci^us^ et propriis conceptibus, non adorât Deum in spiritu et veritate'.
5l4 ACTES ]>E LA. GONBÂMSÀTION
19. Celui qui «aie Dieu à la manière q«e ia raison prouve qu'il le &ut âitner, «t 4{iie reateodement le conçoit , n'aime point le vrai Dieu.
20. Cest une ignoranee âe éè^e, que^ns^Poraismi il faut Vaider de raisonnement -ëi <de pendéos , -loraquo Dieu ne parle point à Famé: Dieu ne parie jamais; sa parole est son action : et fl àgH dans Tame «entes les fois qu'elle n'y met point d'obstadepar ses pensées ou par ses opérations.
2 1. n faut y dans l'oraison , demeurer dans la fol ob> scure et universelle, en quiétude, et dans l'otâifi de toute pensée jparticulrère, même de -la distihctioQ des attributs de Dieu et 'de la Trinité : il faut denxiettrer ainsi en la présence de Dieu cour Fadorer , l'aimer et le servir , mais sans produire aucun acte, rparce que Dieu n'y prend pas plaisir.
a^. Cette connoissance par la fui n'est pas un acte produit par la créature , mais c'est une connoissance
donnée de Dieu à la créature , que la créature ne gob«
29. Qui amat Deam eo modo, quo ratio argomentator, aot intellectus oomprekendft, non amat veramDèiim.
30. Afiserere quod in oratione opus est 89S>i per discnnom auxilîum ferre, et per cogitationes, qtiando Deus animam non alloquitur, ignorantia es^ : Deus nuntpam loquitur ; ejus locutio est operatio ^ et semper m 'anima operâtor, quando hee^mÔÈ discursibus, cogitationibus, et operationibus-eiim^on-impedit.
m. In oratione opus est manere in fîde obâcnrà et-unlrersali, cum quiète et oblivione cujuscumque cogitationb pardcdlans ac distînctionis attributorum pei ac Trinitatis j et sic in Dei prxsentià manere ad iilum adorandum, et a?mandum, eîquc inserriendiun, sed absque produclione actuum, quia Deus in bi^ flibi non complacet.
aa. Cognitio luec per fidem non est actus à creaturâ prockotiis , sed c^t cognitio à Deo crealurae tradita , quam creatnra^ç
BES QUiéTISTES. 5l5
noit point être en elle, et qu'ensuite elle ne connoit point y avoir été : j'en dis autant de Tamour.
23. Les mystiques^ avec saint Bernard, dans TEqbeUedes solitaires^ di^stiipiguent quatre «jl^egr^s, Içt lecture , la méditatiop , l'oraison et la çont^emplatiç^ inr fusc^. Celui qui s'arrête toujours au premier édieloo , ne peut monter au second : celui qui demeure continuellement au second , ne peut arriver au trojs^èmf? , qui est notre contemplation acquise , dans laqueUe i^ faut persister pendant toute la yijB , si Dieu n'attii e l'ame , sans toutefois qp'eljLe le déaif e , à la contemplation infuse : laquelle v^a^t k ce^r j l'apte doit descendre au troisième degré , et s'y fi;f er tellement qu'ell^ ne retourjc^e plus ni au second ni aa premier,
24* Quelques peiisées qu'il yijamie dans l'oraison^ même impures , ou contre D^eu et contre les saints, 1^ foi et les sacremeas , poijiryu qu'on ne s'y entretienne pas volontairement , mais qu'on les souffre seulement avec in^iifférjence et ^ésigUA^on ; elles n'empêchent
habere non cognoscit, nec postea cognoscit illam se habuisse^ et idem dicitur de amore.
23. Mystici, cum sancto Bemardo, iu 8cç4à claustirajinn;!^^ distinguant ^fiatuor gradus : lectipnein , iqQditationem, ora^tionem et çoiUeiQpUl^.iLeiçi iafu^api»,Qiii skipper ia i sistit, |iimquam ^d 1 p^tJTfQ^sit : qjii ^ei^pjsria a pf!r9i8tit, iiun({uain a4 3 peryenit, qui est nostra contemplatio acquisita, in quà pf^ totam viuun pçrsistendum est, 4¥t>^<^o Deu^ ammam non trahat ( absque eo quod ipsa id.esgpçctet.) ad contemplationem infusam^ et bac cessante, s^niii^ .regr/^di de{>et ad 3 gradaip» et in ipso permanei^e, abgq^e.ço quo4 i^mpliiuB r^deat ad secundum aut primum.
a4< Qualescumque çogitationes in qratione ocçuc^i^ant ,eliam impur», etiam contra Deum, sanctos, fidjçpi, et «acrain^ntii, çî voluutarié non i^utrianlnr, sed cum indifferentîà et resignatione tolerentur, non impediunt orationem fideî, imb eam per-
5l6 ACTES DIS LÀ CONDÀMUATIOir
point l'oraison de foi y au contraire elles la perfection* nent davantage, parce qu'alors l'ame demeute pins résignée à la volonté divine.
a5. Quoiqu'on soit accablé de sommeO et toat-à-&it endormi , on ne cesse pas d'être dans l'oraison et dans la contemplation actuelle ; parce que l'oraison et la résignation, la résignation et l'oraison ne sont qu'une même chose y et que l'oraison dure tout autant que la résignation.
26. La distinction des trois voies, purgative, illuminative et unitive , est la chose la plus absurde qui ait été dite dans la mystique : car il n'y a qu'une seule voie, qui est la voie intérieure.
«17. Celui qui désire et s'arrête à la dévotion sensible, me désire ni ne cherche Dieu, mais soi-même : et celui qui marche dans la voie intérieure, fait mal de la désirer, et de s'y exciter tant dans les lieut saints qu'aux fêtes solennelles.
a8. Le dégoût de biens spirituels est un bien , paros qu'il purifie l'amour-propre.
fectiorem efficiant, quia anima tonc magis di?in9 voIoataCi resignata remanet.
aS. Etiamst sapervenîat somniis et dormiatur, nihîloiiniiQi fit pratio et contemplatio actualis, quia oratîo et resignatio, re«gnatio et oratio idem sont ; et dam reaignatio perifairat, pcr" jurât et oratio.
a6. Très iUae vise, purgativa, illaminattvay et anitivay suit absardtim maximum quod dictnm fuerit in myBtîcày càm noA sit nisi unica via, sciiicet via interna.
37. Qui desiderat et amplectitur devotionem sensibilem, non desiderat nec quaerit Deum, sed seipsum^ et malé agit cùm eam desiderat et eam habere conatnr, qui per viam întemanB iiice- 4it, tam in locis sacrts qoàm in diebns M^emnibus.
a8. T»diam bonorom apiritoalium bonum est, siqoidem pvrr gatur amor proprîus.
DES QUIÉTI$TE$. 5l*f
39, Quand une ame intérieure a du d^out des entretiens de Dieu ou de la vertu ^ et quand elle est &oide et sans ferveur, c'est un bon signe.
3o. Toute sensibilité dans la vie spirituelle est une abomination , saleté et ordure.
3i. Aucun contemplatif ne pratique de vraies vertus intérieures ^ parce qu'elles ne se doivent pas connoitre par les sens : il faut donc bannir les vertus.
3a. Avant ou après la communion , il ne faut aux âmes intérieures d'autre préparation ni action de grâces que de demeurer dans la résignation passive et ordinaire , parce qu'elle supplée d'une manière plus parfaite à tous les actes de vertus qui se font ou qui se peuvent faire dans la voie commune : que si à l'occasion
de la conununion il s'élève dans l'ama des. sentiment»
d'humUiation , de demande ou d'action de grâces , il les faut réprimer toutes les fois qu'on verra qu'ils nq viennent point d'une inspiration paxticulière de Dieu : autrement ce sont des émotions de la nature qui n'est pas encore morte.
ug. Dum anima interna fdstidit discursus de Dec et virtates^ et frigida remanet, nulliim in seipsa. sentieos feryorem , bonum signum est.
3o. Totam sensibUe quod experimuK in viià spirituali, est 'iJiominabiLey sporcum et immundum.
3i. Nalius meditativus veras yirtutes exer cet. internas, quse non debent a. sensibus coguosci ; opus est amittere virgules. '
3a. Nec ante nec post communionem alia requiritur praeparatio, aut gratiarum actio pro istis animabus internis, quàm permanentia in solità resignatione passivà, quia modo perfectiore supplet omnes actua virtutum qui fieri pjossunt et fiant in via ordinarià : 'et si bac occasione communionis insurgunt motus bumiliationis , petitionis aut gratiarum actionis, reprimendî sunt, quoties non dignoscatur eos esse in impulsa speciali Dei, alib 8unt impulAu aaturae nondum mortuas-
5l8 ACTES DE LÀ COirBÂMlTÀTIOn
33. L'ame, qm niarche dans cette voie intérienre , fiât ïnàl d^extiter en dUé par qaèlqae èfibrt, aux fêtes solennelles, deis sentitnens de dévotion : patce que tons tes jonrs dé Faine intërieufe sont égaux, et tons lui sont jours de fiétes : j'en dis aùtatùt dés lieux sacrés, car tous lès lîeiix Ittî soiit âiissi égaux.
' 34* H n'appartient pas aux âmes intérieures de faire à Dieu des actioiis de grâces en paroles et de la langue; |)arce qu'elles doivent deineiiret en sîlëdcé, sans opposer aucun obstàdfe k l'opération de Dieu en elles : ausd éprôuvent-ellcs j & mesure qu'elles sont plus résignées st Dieu , qu'elles peuvent moins réciter l'Oraison dominicale, où ffotre Père.
35. n ne convient point aux âmes ' intérieures de faire dés actions de vertus par leur propre choix et leurs propres E6rces, ^uti'émènt elles àe ^etoient point mortes : ni de £iirè'dés actes d'ambur envers la sainte Vierge, les saints et l'hiimàmté de Jésiis-Ghi'rst, parce qu'étant des objets seifsiblës, l'amour en est dé même nature.
33. ISàlé agît aniinïi quse procedit pet lianè viàm înteniam, si ih diébùs solemtiibus vult alf^ttb conatù |>àrticQléit excitart in se devotam alîqiiem sensum ; quoniam animas intéms omnec dles suiit squales, bnriics fëstiVi : et ideili dicftdr de lods sacris , quia hujusmodi animabu's omùia Ibcâ aequklia saut.
34. Terbis et Imgàl D^o gratias bgere non est pro attimabns internis, qu» in sîl^ntiû màiière debent nuHum Ûeo impedîmentam oppoiiendo, quod opérétur iii illis ; et quo Inagis Deo se rèsignaiat, expèrîunttir âe n'bii possé Oratiônèm dbminicam Seu Pater nosler recitare.
3'5. Non convenit animabûs btijàs tît^ ihtenilik qubd fadant operationes (Btiàm virtttosas ek prôprià eléctionie (et accîyîtate; aliàs non essent mortuae t nëc debent elicere actàs ^iijdris erga B. Virgmeriiy Banctos, àat hnitaahitatem Christ; qâHi ëam ista sensibilia sunt obfecta, tâlis est amor ergik iila.
DES QITIÉTXSTES. $19
3B« Aucune créature^ ni la bienheureuse Vierge, ni les saints ne dosrentavcdr place dans notre cœnr^parce ^e Dis» Teat seul le rempHi et le posséder.
J7»Daas des tentationsjmâiDe d'emporteinenty rama ne doit pdttt Sun des actes explicite» des rértus eint'* trazres , àaiis denaenrer dauft Famont et dans kr x^si* guEElion ^'m a dk.
38. La croix volontaire des mortifications, est un p<nd» insi^pqrtaUe et sans fruit; c'est pourcpioi il faut s'en décharger. •
* 39. lies plusMinteB actions ^ et fes penîtene^ que les saints ont faites , ne sont point sidbantes pour effacejr de Tante la moindre attache.
/^a, La sainte Tierce n'a jamais iait ancnae action extérieure, et néammôns die a été la |dns sainte do tous les saints : on peut donc psurYCBÎr à la sainteté scms action extérieure»
4t« Bien permet et wnt pour nmu huauUter^ et pour nous condidrci la parfaite tramCornsiUon., que le dé-t mon fasse violence dans le corps à certaines âmes par-
36. Huila dma^koÉB, née JbealaTiiipi, née saneti ^dere de* hmt in nastro corde, ^« aolos Bcus vul( iUud oeciipare cl pOBBideva;
37. I& ocfasioiie teotatioanin etiam fariosarwn, non débet aoiiiiui «lioese actas ezplicitos virtMiun ofijpoMianini» sed débet ia supradicto amore et MugaaticiM remaeere.
36. CrtiK MsDiark laoritficatwmniy pondas grave est et îafrinuaiaioiy idvofoe dùait^ndiu ^
39. ^— ctioga (^em., «t pcuiteiiliK quas peregerunt sancti, non aaffiiOÎcÉUt ad reaaaiteadaai ab aaiaià^lsBioaBi a<Hia&ioa«in.
4^>fima Vivge «nilua iHiquaoi opos eoitCTiiis peregit, et tamen fait saamis emnibmB saaciior : igitur ad Hmotitatani per« yeniri potest absque «pctre <e&tmoi4.
4t* Deos permillît et fidt ad nos bmnliiMidos, et ad veram transformationem perducendos^ <{uod ia eli^mbos aaimabus
520 ACTES DE X JL COKDA M VÀTI 09
£EÛtes, qui ne sont point possédées, jusqu'à letir, fkîre commettre des actions, animales , même dans la veille et sans aucun trouble de l'esprit^ en leur remuant réellement les mains, et d'autres parties du corps^ contre leur volonté : ce qu'il faut entendre d'autres actions mauvaises par elles - mêmes , qui ,ne sont point péché en cette rencontre , parce qu'il n'y a point de consen* tement.
42* Ces violences à des actions terrestres pèaveat arriver en même temps entre deux personnes de différent sexe , et les pousser jusqu'à l'accomplissement d'une action mauvaise.
, 43. Aux siècles passés Dieu faisoit les saints par k ministère des tyrans, maintenant il les &it par le ministère des démons , en excitant en eux ces violences, afin qu'ils se méprisent et s'anéantissent d'autant plus, et s'abandonnent totalement à Dieu.^
44* Job ^ blasphlmé, et cependant il n'a poin^ péché par ses lèvres, parce que c'étoit une violence da démon.
perfectis, etjam non arrcptttiis, damunLvioleiittBiik inférai eorum corporibiu , easqae actus oamales coannittere faciat elîam in vigiliâ, et sine mentis offuscatione, movendo pbjaicè iUis manus et atia membra contra eamm volnatatem j et idem dicitur «jaoad illos actus per se peccaminosos, in q«o casu non sait peccata, quia in his non adest consensus.
43. Patest dafi ca^us que faujusmodi violcntiae ad actns caniales contingant eq^em tempore ex parte doi^ram i>eraoBanim8ci< licet maris et femin», et ex parte utriusque seqnatur actns.
43. Deus prxteriiis temporibus sanctos efficiebat tyrannonm ministerio, nunc veto, eos efficit sanctos ministerio âaemooam^ qui causando in eis prœdictas viojkntiaSy £icit ut illi seipaot magis despiciant, annibileçt^ et se Dec resigiieat.
44* Job blasphemWty et tamen non peccavit labiissiiiB, qnia fuit eif, dssïSKom viole9tià< ;
DES QtJléTISXES. Sst
45. Saint Paul a ressenti dans son corps ces violences du démon ; d'où vient qu'il a écrit : Je ne fais point le bien que je veux y mais je fais le mal que je hais.
46. Ces violences sont plus propres à anéantir l'ame^ €t à la conduire à la parfaite union et transformation : il n'y a pas même d'autre voie pour y parvenir, et celle^d est la plus courte et la plus sûre.
47* Quand ces violences arrivent, il faut laisser agir Satan , sans y opposer ni e£fort ni adresse, mais demeurer dans son néant : et quoiqu'il s'en ensuive l'illusion des sens, ou d'autres actions brutales, et encore pis, il ne faut pas s'inquiéter, mais rejeter loin les scrupi^es, les doutes et les craintes; parce que l'ame en est plus éclairée^ plus fortifiée et plus pure, et acquiert la sainte liberté ; surtout il faut bien se garder de s'en confesser , c'est très-bien fiaiit de ne s'en point accuspr, parce que c'est le moyen de vaincre le démon, et de s'amasser un trésor de paix. *
45. Sanctus Paulas hujusmodi âaemonis yiolentias in suo corpore passus est; onde scripsit : Non quod volo bonnm bec ago, sed qnod nolo maliim hoc facio.
46. HHJnsmodi violenti» sont mediuiïMoagû proportionatum ad annihilandum animam , et ad eam ad yeram transformatîoneœ, et unionem perdacendam ; nec alia superest via, et haec est via facilior et tutior*
47* Cùm hujuflmodi violentiae occarrant, sinere oponet ut Satanas operetur, nullam adhibendo îndustriam .nuUumque proprium conatwn, seà permanere débet homo in suo nihiio : et etiamsi sequantur pollutiones et actos obscoeni propriis mani* bu5 f et etiam pejora, non opus est seipsum inquietare, sed foras emittendi sunt acrupuli, dubia et timorés, quia anima fit magis illcuainata, magis roborata , magisque candida, etacquiritnr sancta libertas : et praer omnibus non opus est haec coufileri, et sanctissimé fit non confitendo, quia hoc pacto superatur d«emon, et t^cquûrttur thésaurus pacis.