‹ Œuvres de Bossuet. Tome III, SermonsChapitre 198 sur 273 · DE SAINT THOMAS · texte numérisé non relu

DE SAINT THOMAS

tr6ne; sa couronne est ébranlée snr sa tète, son sceptre ne tient pas dans ses mains. Dieu poinet que tous ses voisins se liguent, que tous ses sujets se révoltent et oublient leur devoir; que son propre Ois oublie sa naissance, et se mette à la tâte de ses ennemis. Déjà la vengeance du ciel commence à le presser de tontes pùts ; mais c’est une vengeance miséricordieuse , qui ne l’abat que pour le rendre humble, et pour faire d'un roi pécheur un roi pénitent : c'est la seconde merveille qu’a opérée la mort du saint archevêque : In tnorte mirabilia opemttu est.

SECOND POINT

Dans ce démêlé célèbre on les intérêts de l’Église ont engagé saint Thomas contre un grand monarque , Je me sens obligé de vous avertir qu'il ne lui a pas résisté en rebelle et dans un esprit de faction : il a joint la fermeté avec le respect. S'il a toujours songé qu'il était évêque , il n'a jamais onblfé qu'il était sujet ; et la charité pastorale animait de telle sorte tonte sa conduite , qu'il ne s'est opposé au pécheur que dans le dessein de sauver le roi.

Il ne doit pas être nouveau aux chrétiens d’avoir à se défendre des grands de la terre; et c’est une des premières leçons que Jésus-Christ a données à ses saints apêtres. Mais encore que cette instruction nous prépare principalement contre les rois intldèles, plusieurs exemples illustres, et entre autres celui du grand saint Thomas , nous font voir assez clairement , que l'Église a souvent besoin de rappeler toute sa vigueur au milieu de sa paix et de son triomphe. Combien ces occasions sont fortes et dangereuses, voua le comprendrez aisément, si vous me permettez, chrétiens, de vous représenter comme en deux tableaux les deux temps et les deux états du christianisme ; l'empire ennemi de l'Église , et l'empire réconcilié avec l'Église.

Durant ie temps de l'inimitié, il y avait entre l'un et l'autre une entière séparation. L'Église n'avait que le ciel , et l'empire n’avait que la terre ; les charges, les dignités, les magistratures, c'est ce qui, selon le langage de l'Église, s'appelait le siècle auquel elleobligeait ses enfants de renoncer. C'était une espèce de désertion que d'aspirer aux honneurs du monde ; et ies sages ne pensaient pas qu'un chrétien de la bonne marque pét devenir magistrat. Quand cela Ait permis à certaines conditions au premier concile d'Arles , dans les premières années du grand Constantin , les termes mêmes de la permission marquaient toujours quoique répugnance : Ad pmsidatum prosilire ' ; par un mot qui voulait dire qu'on

» Cfuâl Ârctiit.t,CM.rit\lab.t.UyOo\.H71.

DE CANTOBBÉRY. 55S

s’égarait hors des bornes, qu’on s’échappait, qu’on sortait des lignes. Ce n’est pas que les fidèles ne sussent que les puissances de l’État étalent légitimes, puisque même saint Paul leur avait appris qu’elles étaient ordonnées de Dieu '. Mais , dans cette première ferveur, l’Église respirait tellement le ciel , qu’elle ne voulait rien voir dans les siens qui ne Kit céleste ; et elle était encore teilement remplie de la simplicité presque rustique de ses saints et divins pêcheurs, qu’elle ne pouvait accoutumer ses yeux à la pompe et aux grandenrs de la terre.

Il faut vous dire, messieurs, l'opinion qu'on avait en ce temps-là des empereurs , sur le sujet de la religion. On ne considérait pas seulement qu’ils étaient ennemis de l’Église; mais Tertullien a bien osé dire qu’ils n’étaient pas capables d’y être reçus ; vous allez être étonnés de la liberté de cette parole. • Les Césars , dit-il , se- ■ raient chrétiens , si le siècle qui nous persécute

• se pouvait passer des Césars, ou s’ils pouvaient

• être Césars et chréliens tout ensemble ; Ceesares credidissent super Christo, si aut Caesares nonessentsœcuionecessarii ; aut si et christiani potuissent esse etCœsares ’. Voilà, direz-vous, de ces excès de Tertullien. Et quoi donci n’avonsnous pas vu les Césars obéir enfin à l’Évangile , et abaisser leur majesté au pied de la croix? Il est vrai; mais il font savoir distinguer les temps. Durant ies temps des combats, qui devaient engendrer les martyrs , les Césars étaient nécessaires au siècle, le parti contraire à l’Église les devait avoir à sa tête ; et Tertullien a raison de dire que le nom d’empereur et de César, qui , selon les occultes dispositions de la Providence , était un nom de majesté, était incompatible avec le nom de chrétien, qui devait être alors un nom d’opprobre. Les fidèles de ces temps-là, regardant les empereurs de la sorte, n’avaient garde de corrompre leur simplicité à la cour : il ne fallait pascraindreque les faveurs desempereursfussent capables de les tenter; et leurs mains, qu'ils voyaient trempées et encore toutes dégouttantes du sang des martyrs , leur rendaient leurs offres et leurs présents non-seulement suspects, mais odieux. Pour ce qui regardait leurs menaces. Il fallait à la vérité beaucoup de vigueur pour n'en être pas ému ; mais ils avaient du moins cet avantage, qu'une guerre si déclarée les déterminait à la résistance, et qu’il n’y avait pas à délibérer si on s'opposerait à une puissance qu’on voyait si ouvertement armée contre l’Évangile.

Mais après la paix de l'Église , après que l'empire s'est uni avec elle , les choses peu à peu ont

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PANÉGYaiQUE

i té cUaii|;ées. Comme le monde a paru ami , les I fidèles n'ont plus refusé ses présents. Ces cliré- j tiens sauvages et durs, qui ne pouvaient s’appri- j voiser avec la cour, ont commeueé à la trouver i l>ellc; et la voyant devenue chrétienne, ils ont appris à en briguer les faveurs. .Ainsi les dou- l ecurs de la paix ont amolli ces courages mâles, ' que l'exercice de la guerre rendait invincibles; l'ambition , la flatterie , l'amour des grandeurs se coulant Insensiblement dans l'b^lise ont énervé peu a peu cette vigueur ancienne, même dans l'ordre ecclésiastique qui en était le plus ferme appui ; et , comme dit saint Grégoire <, ou a cherche riionneiir du siècle dans une puissance que Dieu avait établie pour l'anéantir.

Dans cet état du christianisme , s'il arrive qu'un roi chrétien , comme Henri d'Angleterre , entreprenne contre l'Eglise , ne faudra-t-il pas , pour lui résister, une résolution extraordinaire? Combien a désiré notre saint prélat , puisqu’il plaisait à Dieu qu'il souffrit persécution pour la Justice, que Dieu lui envoyât un Néron, ou quelque monstre semblable pour persécuteur? Il n'eût pas eu â combattre tant de fortes considérations qui le retenaient contre un roi , enfant de l'Église , son maître , son bienfaiteur, dont il avait été le premier ministre. De plus , un ennemi déclaré , â qui le prétexte du nom chrétien n'aurait pas donné le moyen de tromper les évêques par de belles apparences, aurait-il pu détacher tous ses frères les évêques , pour le laisser seul et abandonné dans la défense de la bonne cause? Voici donc une nouvelle espèce de persécution, qui s'élève contre saint Thomas ; persécution formidable, à qui la puissance royale donne de la force , â qui la profession du christianisme donne le moyen d'employer la ruse. N’est-ce pas en de pareilles reucontresque la justice a besoin d'être soutenue avec toute la vigueur ecclésiastique : d'autant plus qu'il ne suffit pas de résister seulement à ec roi superbe ; mais il faut encore tâcher de l'abattre, mais de l’abattre pour son salut par l'humilité de la pénitence?

Notre saint évêque n'ignore pas qu'il n'est rien de plus utile aux pécheurs, que de trouver des obstacles â leurs desseins criminels. Il ne cède donc pas à l'iniquité, sous prétexte qu'elle est armée et soutenue d'une main royale : an contraire , lui voyant prendre son cours d’un lieu éminent, d'où elle peut se répandre avec plus de force, il se croit plusobligé des'élever contre , comme une digue que l’on élève à mesure que l'on voit les ondes enflées. Ainsi le désir de sauver le roi l'oblige à lui résister de toute sa force. Mais que dis- je,

• Patlor. |url. r, cap. vni, t. n.

de toute sa force? Est-il donc permis a un sujet d'avoir de la force contre son prince ; et pensant en faire un généreux, n'en ferons-nous point un rebelle? Non , mes frères, ne craignez rien , ni de la conduite de saint Thomas, ni de la simplicité de mes expressions. Selon le langage ecclésiastique , la force a une autre signification que dans le langage du monde. La force, selon le monde , s'étend jusqu’à entreprendre; la force, selon l'Église , ne va pas plus loin que de tout souffrir : voilà les bornes qui lui sont prescrites. Écoutez l'apûtre saint Paul ; Nondum usçue ad sanguinetii reslitislis’ ; comme s’il disait : Vous ■'avez pas tenu jusqu’au bout, parce que vous ne vons êtes pas défendus Jusqu'au sang. II ne dit pas, jusqu’à attaquer, jusqu’à verser le sang de vos ennemis; mais, jusqu’à répandre le vAtie.

Au reste, saint Thomas n'abuse pas de ces maxbnes vigoureuses. Il ne prend pas par fierté ces armes apostoliques , pour se faire valoir dans le monde : il s’en sert comme d'un bouclier nécessaire dansl’extréme besoin de l'Église. La force

du saint évêque ne dépend donc pas du concours de ses amis , ni d'nne intrigue finement menée. Il ne sait point étaler an monde sa patience pour rendre son persécutenr plus odieux, ni faire jouer de secrets ressorts pour soulever lesesprits. Il n'a pour lui que les prières des pauvres, les gémissements des veuves et des orptelins. Voilà , disait saint Ambroise*, les défenseurs des évêques; voilà leurs gardes, voilà leur armée. Il est fort , parce qu’il a un esprit également incapable et de crainte et de murmure. 11 peut dire véritablement à Henri, roi d'Angleterre, ce que disait Tertullien , au nom de toute l’Église, à un magistrat de l'empire, grand persécuteur de l'Église : IVon le lerremus, qui nec timemus^. Apprends à connaître quels nous sommes, et vois quel bomme c’est qu’un chrétien : . Nous ne pensons « pas à te faire peur, et nous sommes incapables • de te craindre. • Nous ne sommes ni redoutables ni lâches ; nous ne sommes pas redoutables , parce que nous ne savons pas cabaler ; et nous ne sommes pas lâches, parce que nous savons mourir.

C’est ce que semble dire le grand saint Thomas, et c'est par ce sentiment qu’il unit ensemble les devoirs de l'épiscopat avec ceux de la sujétion. Non le lerremus; voilà le sujet toujours soumis et respectueux : qui nec limemus; voilà l’évêque toujours ferme et inébranlable. Aon le lerremus; je ne médite rien contre l'État : çin nec limemus; je suis prêt à tout souffrir pour l'Église. J’ai donc en raison de vous dire qu’il

* WeB. xn, 4.

> Strm. contra'.^uxent 33 , t U • COl. 873.

* ./rf Satpul. n* I.

DK SAINT THOMAS DE CANTOBBERY.

résiste de toute sa force ; mais cette force n'est point rebelle , parce que cette force, c’est sa patience. Encore n'étale-t-il pas au monde cette patience avec un contenance flére et un air de dédain , pour rendre son persécuteur odieux : au contraire sa modestie est connue de tous , selon le précepte de l'apAtre'. C'est par la qu'il espère convertir le roi ; il se propose de l'apaiser, du moins en lassant sa fureur. Il ne désire que de souffrir, afin que sa vengeance épuisée se tourne À de meilleurs sentiments. Quoiqu'il voie que ses biens ravis, sa réputation déchirée, les fatigues d'un long exil , l'injuste persécution de tous les siens , n'aient pu assouvir sa colère, il sait ce que peut le sang d'un martyr; et le sien est tout prêt A couler, pour amollir le cœur de son prince. Il n'a pas été trompé dans son espérance : le sang de ce martyr, le sacrifice sanglant de Thomas , a produit un autre sacrifice , sacrifice d'humilité et de pénitence ; il a amené à Dieu une autre vietime, victime royale et couronnée.

Je vous ai représenté l’appareil du premier sacrifice; que celui-ci est digne encore de vosattentions I LA, un évéque A la tête de son clergé ; et ici, un roi environné de toute sa cour : là, un évêque nous a paru revêtu de ses ornements ; ici , nous voyons un roi humblement dépouillé des siens : IA vous avez vu des épées tirées, qui sont les armes de la cruauté; ici une discipline et une haire , qui sont les instruments de la pénitence. Dans le premier sacrifice, si vous avez eu de l’admi ration pour le courage , vous avez eu de l'horreur pour le sacrilège ; ici, tout est plein de consolation. La victime est frappée; mais c'est la contrition qui perce son cœur ; la victime est abattue; mais c'est l’humilité qui la renverse. Le sang qui est répandu, ce sont les larmes de la pénitence ; Quidam sanguis animœ' \ l’autel du sacrifice , c’est le tombeau même du saint martyr. Le roi se prosterne devant ce tombeau , il fait une humble réparation aux cendres du grand saint Thomas, il honore ces cendres, il baise ces cendres, il arrose ces cendies de larmes , il mêle ses larmes au sang du martyr, il sanctifie ces larmes par la société de ce sang; et ce sang qui criait vengeance, apaisé par ces larmes d'un roi pénitent , demande protection pour sa couronne. Il affermit son trêne ébranlé, il relève le courage de ses serviteurs; il met le roi d'Ecosse, son plus grand ennemi , entre ses mains ; il fait rentrer son fils dans son devoir qu'il avait oublié; enfin, en un même jour, il rend la concorde à sa maison, la tranquillité à son État , et le repos A sa conseiencs. VuilA ce qu’a fait la mort de Thomas ,

' Philip. IV, 6.

> s. 5(m. O0CU,B'7,t. v.cot. I3M.

voilà la seconde merveille qu’elle a opérée, la conversion des persécuteurs : la dernière dépend en partie de nous; c'est, mes frères, que notre zèle pour la sainte Église soit autant échauffé, comme II est Instruit par l'exemple de ee grand homme.

TBOISIÈME POINT.

A la mort de Thomas, le clergé d'Angleterre commença à reprendre cœur : le sang de ce martyr ranima et réunit tous les esprits, pour soutenir, par un saint concours, les intérêts de l'Église. Apprenons aussi A l’aimer et A être jaloux de sa gloire. Mais, messieurs, ce n'est pas assez que nous apprenions du grand saint Thomas A conserver soigneusement son autorité et ses droits ; il faut qu'il nous montre A eu bien user, chacun selon le degré oii Dieu l’a établi dans le ministère ; et vous ne pouvez ignorer quel doit être ce bon usage que je vous demande , si vous écoutez un peu la' voix de ce sang. Car considérons seulement pour quelle cause il est répandu , et d'où vient que toute l'Église célèbre avec tant de dévotion le martyre de saint Thomas. C'est qu'on voulait lui ravir ses privilèges, usurper sa puissance, envahir ses biens ; et ce grand archevêque y a résisté.

Mais si l'on ne se sert de ces privilèges que pour s'élever orgueilleusement au-dessus des autres; si l’on n’use de cette puissance que pour foire les grands dans le siècle; si l’on n’emploie ces richesses que pour contenter de mauvais désirs , ou pour se faire considérer par une pompe mondaine : est-ce là de quoi faire un martyr? Était-ce là un digne sujet pour donner du sang, et pour troubler tout un grand royaume? N’est-ce pas pour faire dire aux politiques impies, que saint Thomas a été le martyr de l'avarice ou de l'ambition du clergé, et que nous consacrons sa mémoire , parce qu'il nous a soutenus dans des intérêts temporels?

Voilà, direz-vous , un discours d'impie; voilà un raisonnement digne d’un hérétique ou d'un libertin. Je le confesse , messieurs ; mais répondons A cet hérétique, fermons la bouche A ee libertin , Justifions le martyre du grand saint Thomas de Cantorbéry ; il ne sera pas difficile. Nous dirons que si le clergé a des privilèges , c’est afin que ta religion soit honorée; que s'il possède des biens , c’est pour l'exercice des saints ministères, pour la décoration des autels , et pour la subsistance des pauvres; que s’il a de l’autoritc, c'est afin qu’elle serve de frein A la licence , de barrière A l’iniquité, d’appui A la discipline. Nous ajouterons qu'il est peut-être à propos que le clergé ait quelque force même dons le siècle , quelque éclat

l-A^EGYRIQUE DE SAINT THOMAS DE CANTORBÉRY.

même temporel quoique modéré , afln de combattre le monde par ses propres armes, pour attirer ou réprimer les Urnes inflrmes par les choees qui ont coutume de lesfrapper. Cet éclat, ces secours, ces soutiens externes de l'Église, empêchent peutêtre le monde de l’attaquer, pour ainsi dire, dans ses propres biens, dans cette divine paissance, dans le coeur même de la religion; et ce sont, si vous voulez , comme les dehors de cette sainte Sion, de cette belle forteresse de David, qu’il ne faut point laisser prendre ni abandonner, et moins encore livrer A ses ennemis. D’ailleurs, comme le monde gagne insensiblement, quand saint Thomas n'aurait fait qu’arrêter un peu son progrès, le dessein en est toujours glorieux. Voilà une défense invincible, et sans doute on ne pouvait pas répandre son sang pour une cause plus juste.

Mais si le monde nous presse encore , s’il convainc un si grand nombre d’ecclésiastiques de faire servir ces droits A l'orgueil , cette puissance A la tyrannie, ces richesses A la vanité ou A l'avarice; si cette apologie et notre défense n’est que dans notre houche et dans n<n discours, et non dans nos moeurs et dans notre vie ; ne dira-t-on pas qu’A la vérité notre origine était sainte, mais que nous nous sommes démentis nous-mêmes , que nous avons tourné en mondanité la simplicité de nos pères, et que nous couvrons du prétexte de la religion nos passions particulières T N'est-ce pas déshonorer le sang du grand saint Thomas, faire servir son martyre A nos intérêts, et exposer aux dérisions injustes de nos ennemis

la cause si juste et si glorieuse ponr laquelle il a immolé sa vie?

Fasse donc ce divin Sauveur, qui a établi le clergé pour être la lumière du inonde, que tout ceux qui sont appelés aux honneurs ecclésiastiques, en quelque degré du saint ministère qu'ils aient été établis, emploient si utilement leur autorité , qu’on loue A jamais le grand saint Thomas de l’avoir si bien défendue; qu’ils dispensent si saintement, si chastement les biens de l’ÉgUse, que l’on voie par expérience la raison qu’il y avait de Inœnserverparunsang si pur et si précieux . Qu’ils maintiennent la dignité de l’ordre sacré par le mépris des grandeurs du monde, et non pour la recherche de ses honneurs; par l’exemple de leur modestie, plutêt que par les marques de la vanité; par la mortification et la pénitence, plutêt que par l’abondance et la délicatesse des enfants du siècle : que leur vie soit l’édificathm des peuples ; leur parole, l’instruction dessImpléS ; leur doctrine , la lumière des dévoyés ; leur vigueur et leur fenneté , la confusion des pécheurs; leur charité, l’asile des pauvres; leur puissance, le soutien des faibles; leur maison, ta retraite des affligés; leur vigilance, le sAlot de tous. Ainsi nous réveillerons dans l’esprit de tous les fidèles cette ancienne vénération pour le sacerdoce ; nous irons tous ensemble, nous et les peuples que nous enseignons, recevoir avec saint Thomas la couronne d’immortalité qui nous est promise. An nom du Père , et du Fils, et du Saint Esprit. Amen.

via nsa FAaéavaïqess.

MÉDITATIONS SUR L’ÉVANGILE

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