SUR LA NÉCESSITÉ DU SILENCE
être? Que chacune donc s’efforce de retenir ses que je désire une civilité affectée et mondaine pensées et scs sentiments en clle-mérae, sans ce n’est pas celle-là que je demande • celle que’ se les communiquer l’une à l'autre pour s’indis- je vous recommande d’avoir entre vous doit être poser. Vous ne deves jamais, quelque peine que fondée sur ce que vous êtes à Jésus-Christ vous sentiez, et nonobstant les sujets de vous Hé quoil mes filles, pour qui vous prenezplaindre que vous pourriez avoir; vous ne devez vous? qui pensez-vous être, pour vous traiter pas , dis-je , vous porter à parler avec une liberté avec tant de mépris et de grossièreté ? Ne savezcontraire à la charité et à la paix. Il ne vous est vous pas que vous appartenez à Jésus-Christ point permis de vous faire justice à vous-mêmes, que - vous êtes rachetées d’un grand prix- - Vous pouvez parler aux personnes à qui il con- que vous faites la plus illustre portion de l’Église vient; je n’entends pas a celles qui seraient inté- éUnt les véritables épouses du Seigneur et que ressées ou qui se pourraient indisposer : je dis à son Esprit saint habite en vous par sa’ grâce? la supérieure , et encore d’une manière qui ne lui Est-il possible que vous manqueriez de charité et puisse pasdonnerd’éloigncmentdesautres;mais de douceur envers vos sceursl SI vous considéavec les circonstances que la prudence et la dis- riez en elles un Jésus-Christ pauvre, un Jésus crétion enseignent. Les supérieurs sont des fon- obéissant , un Jésus anéanti et humilié un Jésus taines publiques : il ne faut pas les empoisonner, mortilié et cruclllé , pour un jour le voir ressus- C’est comme cela , mes sœurs , qu’il faut manier cité et glorieux en elles : si vous aviez ces saintes les intérêts de la eharité, et que vous devez mé- pensées pour toutes vos sœurs, n’est-il pas vrai nager et procurer toujours les biens de la paix , que vous n’auriez pour elles que des sentiments sans vous faire tort les unes aux autres ni vous de respect et d’estime, et que jamais il ne sortidésobliger. rait une seule parole de votre bouche , contraire
Hé bieni mes Allés, je vous défends de la * 1“ <^harité? Si on les considérait comme les anpart de Dieu , et par l’autorité que j’ai sur vous, de la terre , on se garderait bien de les méde vous mallraiter. Quand je dis maltraiterg'en- priser. Mes Ailes , occupez-vous de ces mêmes tends de vous offenser par aucun emportement pensées à l’avenir : retenez la plus petite parole de paroles rudes et piquantes , qui blessent et Aui puisse désagréer à Jésus-Christ et contrister qui aigrissent, qui témoignent du mépris, de «>» divin Esprit, qui est nu dedans de vous toul’aliénation et trop de fierté; et même de dire craignez de lui déplaire, et de l’offenser en aucune chose contre le respect que vous vous de- personne de vos sœurs,
vez les unes aux autres, de faire des divisions 11 y a encore une chose dont vous devez vous
entre vous, et de parler contre les personnes abstenir pour maintenir et eonserver In charité ; consacrées à Dieu , cela étant tout à fait indigne e’est , mes sœurs , de bannir de vos récréations de vous, et opposé aux devoirs de votre état ®t de vos entretiens ces partialités et contentions vraiment saint. Supportez- vous donc toutes , et A^i naissent souvent entre vous pour de certaines traitez-vous avec uue charité sincère. . Préve- différences. On dit : Les Ailes de celui-ci , les ■ nez-vous les unes les autres en honneur et en ^'bes de celui-là. ... Pour moi , dit-on , je suis à ce • honnêteté, «comme vous conseille saint Paul', directeur; l’nutredit: Jeseraiàcetautre....Celle- Et mol je vous conjure au nom de Dieu , et je là est la Aile d’un tel ou d’un tel. Saint Paul , vous l’ordonne même, de ne jamais vous parler o pareilles partialités , parle ainsi aux Corinqu’avec douceur, modestie et charité , d’éloigner thiens* : ■ Puisqu’il y a parmi vous de l’envie et de votre conversation toutes ces ptœolcs désa- * *1“ débat, n’êtcs-vous pas charnels; et ne pargréables, contrariantes ou de raillerie; en un * Icz-vous pas selon l’homme, lorsque l'un dit: mot, tout ce qui est contraire à l’union et à cette * Pcuc > je suis de Paul ; un autre , d’Apcivilité qui doit paraître et qu’il faut faire régner • pollo ? n’êtes-vous as des hommes, de parler dans vos entretiens. Parmi les grands et les prin- • en ces termes ? •
ces du monde, nous voyons qu’ils se traitent Ne pourrais-je pas vous dire ici la même chose tous les uns les antres avec honneur et respect; A”® disait l’apêtre parlant à des hommes? Il leur quoiqu’ils soient égaux en qualité : chacun d’eux reprochait qu’ils étaient de chair, parce qu'ils se rendant honneur réciproquement , sans craf n- parlaient ainsi en hommes. Moi , Je vous dirai dre de se rabaisser ; et n’est-cc pas se faire hon- A®* vous êtes des Ailes ; que vous parlez en neur à soi-même, que de traiter avec honneur ^Hes. Et en effet, dans cette rencontre n’êtes-vous les personnes de même dignité? C’est ainsi , mes P®-' des Ailes; et ne parlez-vous pas en vraies Ailes, que vous devez en user parmi vous ; non filles, lorsque vous tenez ces discours? Ne sa-
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