‹ Œuvres de Bossuet. Tome III, SermonsChapitre 68 sur 273 · DE SAI.NTE-URSULE DE .MEAUX · texte numérisé non relu

DE SAI.NTE-URSULE DE .MEAUX

AU CnAPiraE TE.SU DASS UXR CHOECH LF. 4 AVKR. I6SV.

four eoncltuioH de la vUlle régulière par noasjaile les Jours précédents.

L’office divin sera chanté sans précipitation , et avec le plus de décence que faire se pourra, sans qu’un chœur anticipe sur un autre, et gardant la médiation : toutes s’affectionneront au chant, et aucune ne s’en dispensera sans nécessité.

Mes filles , ayez du zèle et de la ferveur pour bien chanter les louanges de Dieu. Quand l’office est bien chanté, sachez que tout le reste va bien : au contraire , quand on ne s’acquitte pas bien de ses devoirs dans le divin office , on peut dire que rien n’est bien dans une maison. C’est une occupation sainte, qui mérite toutes vos attentions : c’est la plus grande et la plus digne que vous puissiez avoir sur la terre, puisque vous avez l'honneur de parler à Dieu. Quand vous chantez ses louanges, vous faites ici-bas ce que les auges font dans le ciel. Acquittez-vous donc de cette excellente et sublime action , le plus parfaitement que vous pourrez : apportez-y toute l’application nécessaire; et faites en sorte qu’un chœur n’anticipe pas sur l’autre. La sainte Église commande que l’office divin soit fait sans interruption : ces anticipations d’un chœur à l’autre font des interruptions en ce saint exercice ; c’est pourquoi faites les pauses, et observez exactement la médiatioti.

Ici, mes filles, faites une belle réflexion. Il est remarqué dans la sainte Écriture, qu’il se fil un grand silence dans le ciel ' ; et que les anges ,

• Apof. Tlll, I.

Page 1