‹ Œuvres de Bossuet. Tome III, SermonsChapitre 70 sur 273 · SUR LES AVANTAGES DE LA RETRAITE · texte numérisé non relu

SUR LES AVANTAGES DE LA RETRAITE

filles, votre modèle; imitez cette illustre pèniteute, animez-vous par l'exemple de cette grande sainte. Si vous aviez plus de foi , vous auriez de même un saint empressement de vous aller jeter aux pieds dp votre confesseur afin d'entendre les mêmes paroles d’absolution pour la rémission (le vos péchés ; puisqu’il vous représente Jésus- Christ, dans ce sacrement. SI l’on s’occupait de res pensées, on se tiendrait devant le confesseur avec tout le respect et la modestie requise : on l’ecouterait avec humilité, avec soumission, en r^prit de foi ; ou se préparerait sérieusement : on se garderait bien de se répandre en des discours foivoles; et l’on oc dissiperait pas son esprit vainement , au lieu de se disposer A une si sainte et si grande action.

Les religieuses du Juvenat seront sous la conduite de la mère assistante ; cependant la mère supérieure continuera d’en prendre soin jusqu’à la lin de janvier prochain.

Pour (le bonnes raisons , jugées telles par les supérieurs, on a trouvé A propos d’en décharger ladite mère assistante, durant ce triennal : cependant , dans le temps , elle en aura la direction , comme il est convenable A sa charge.

Les sœurs prendront garde qu’elles ne s’ou- V rent de rien, par aucune voie, aux pensionnaires et autres du dehors, des affaires ou difficultés i|ui ponrraient arriver au dedans.

On ne donnera point deux charges de discrètes a la même personne, sans nécessité, et qu’avec une mûre déiibération des supérieurs.

Nous renouvelons les ordonnances des visites ci-devant faites.

Nous ordonnons que les présentes, et les autres ci-devant faites, depuis i’année 1669, seront lues de trois mois en trois mois ; et nous chargeons la mère supérieure de les faire lire et observer, et de tenir la main A i’exécution exacte.

Donné te 37 avril \ Mi.

t J. BÉNIGNE, évêque de Meaux.

X LX HÈSE SUPÉHIBIISE.

Ma mère, je vous charge d’avoir l’œii et détenir fortement la main A ce (jue toutes nos intentions et nos ordonnances soient soigneusement observées dans cette maison. Ne souffrez point de plaintes ni de murmures; prenez garde que l'ou ait pour les ministres du Seigneur le respect qui est dû à leur caractère. Ne souffrez pas non plus que vos soeurs s’emportent, et empêchez qu’il ne se dise rien qui puisse altérer la charité et troubler la paix de cette communauté. A vertissez-nous dans ces occasions, et faites-nous connaître celles qui transgresseraient nos ordres. Faites surtout

garder ce silence si nécessaire, que j’ai tant recommandé : et de tontes ces choses, je souhaite et je prétends qne vous m’en rendiez compte , et je vous enjoint de le faire de temps en temps : moimême je vous en interrogerai, et je m’informerai si elles sont religieusement observées.

Et vous, mes filles , je vous exhorte derechef de travailler incessamment A votre perfection , dans la paix et dans le siicntaî. Que chacune de vous ne pense plus qu’A cette uni(|ue affaire , et A se bien at^uitter de ce que l’obéissance vous donne A faire, chacune dans vos obédiences. Travaillezetagissezdans l’esprit de Jésus-Christ ; prenez-le pour votre modèle dans toutes vos actions; voyez avec quelle perfection et obéissance il servait Joseph et Marie : c’était son obédience <iue de leur être sujet et soumis en toutes ses actions, durant sa vie ca<diée; considérez bien ce bel exemple, et vous y conformez parfaitement en cette vie , afin que vous puissiez éti* un jour unies éternellement A lui (lans la bienheureuse vie de la gloire céleste.

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