RELIGIEUSES URSCUNES DE MEAUX
LE « «il lest.
4»tc qwlle qoelle religion II foui qn'tllM tre-
Talllent h l’éducallun des enfonU qui leur Hjnl conliré. S<ilq qo'ellrt doivent avoir de se renouveler dans l'esprit de leur profwloo. Combien II est nécessaire qu'elles soient en garde contre l'ennemi de leur aaluL OblIgaUons renfermées dans la voeu de pauvreté. Importance et uUllté de l'obéissance. D«rolr des religieoaes de tendre sans cesse à la perfecUon. Cbarilé, aèlc et tcndreiae du prélat pour elles.
J’étais fâché , mes filles , de n'étre pas venu hier soleunlser les saints mystères de la croix avec vous : mais j'ai l'expérience que tons les jours sont bons et saints, et que toutes les solennités de l'Église ont leurs lumières propres et particulières pour la sanctification des âmes. Ce sont autant d’astres lumineux et d’étoiles brillantes , qui ornent l'Église et qui nous illuminent par tes influences de leurs lumières. Je trouve heureusement qu’aujonrd'hui se rencontre la fête de sainte Monique, qui est votre modèle, mes filles, en l’exercice de votre institut, dans son zèle, dans sa charité, dans le soin et la sollicitude qu’elle a eus, et par les travaux qu’elle a soutenus, n'épargnant rien pour obtenir et pour procurer la conversion de son fils. Hé I ne savezvous pas que ce sont ses soupirs et ses gémissements , ses larmes et ses continuelles prières qui ont enfanté saint Augustin à la grâce? Que voilà une belle idée , pour vous conduire dans vos emplois et dans tout ce que vous Avez à faire dans l’instruction des enfants I
Il est vrai que vous ne trouvez pas dans cette jeunesse qui vous est confiée, les grands crimes qu'avait sainte Monique à combattre et à détruire dans son fils ; quoique cela ne soit pas, elles ont néanmoins le principe de tous les vices par eet héritage funeste que nous tenons d’origine. Notre mère Eve est la première qui a péché ; le mal a commencé par une femme, le péché s’est introduit par votre sexe; il s’y achève, il s’y perpétue et se dilate dans tous les âges. Cette source maligne se trouve en ces jeunes filles, et se répand dans tout le cours de leur vie. Quand donc vous en voyez d'épanchées, sujettes à discourir, opiniâtres, rebelles, qui se portent à l’oisiveté, et surtout Indociles, vous ne sauriez trop gêner celles que vous voyez enclines à ces mauvaises dispositions; et ce doit être là le sujet de vos larmes et de vos gémissements. Vous devez prier et soupirer pour elles devant Notre-Seigneor, sur le préjugé des grauds maux qui en peuvent arriver