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la rosée du ciel (Matth., 5} et les saintes influences de sa grâce.
2. Chacun en particulier. C'est ce que nous enseigne expressément le prince des apôtres, dans sa seconde épttre, où nous lisons ces paroles si claires et si décisives : Le Seigneur use de pcdience à cause de vous, ne voulant point que pas un périsse, mais que tous aient recours à la pénitence, ( 3. Petb., 9. ) D'où vient que saint Jérôme n'a pas craint d'avancer cette proposition : que Jean-Baptiste , en disant de Jésus-Christ : f^oilà celui qui efface les péchés du monde, eût été dans Terreur et nous eôt trompés avec lui , s'il y avait un homme dont les péchés n'eussent pas été eftiacés par la médiation de ce saint Sauveur. Sui quoi saint Bernard ajoute, et ceci est bien remarquable, que comme tous les êtres créés peuvent dire chacun à Dieu : Vous êtes mon créateur, ainsi tous les hommes peuvent chacun lui dire : Vous êtes mon Rédempteur. Vérités constantes dans l'Église chrétienne : vérités fondées sur les sacrés oracles du Saint-Esprit, sur les écritt des apôtres, sur la tradition des Pères, sur la créance commune et orthodoxe, sur la raison même éclairée de la foi et dirigée par la foi. Car sans cela , quel fond pourrions-nous faire sur la Providence divine , et qui pourrait s'assurer qu'elle ne lui a pas manqué ? Non , elle n'a manqué à personne ; mais voici le renversement. Dieu a voulu et veut encore sauver tous les hommes ; mais de tous les hommes combien y en a-t-il peu qui veuillent leur propre salut : qui le veuillent , dis-je, sincèrement, efficacement! Toussent appelés à ce salut étemel, tous pour cela ont eu le même rédempteur, et néanmoins il n'y a que très-peu d'élus : pourquoi ? parce qu'il n'y en a que très-peu qui veuillent l'être, que très-peu qui travaillent à l'être , que très-peu qui prennent les moyens de l'être. Confions-nous en Jésus-Christ et en ses mérites ; mais souvenons-nous qu'on n'y participe qu'en participant à ses souffrances et à ses travaux , qu'en observant ses préceptes , qu'en se conformant à ses exemples, qu'en imiUut ses vertus.