‹ Œuvres de Bourdaloue (volume 2)Chapitre 315 sur 408 · JÉSUS-CHRIST ADORÉ DANS TEUCSARISTIE · texte numérisé non relu

JÉSUS-CHRIST ADORÉ DANS TEUCSARISTIE

che-t-il point? Hélas ! s'il ne me dit rien , c*est qu'il ne sent rien ; et de quoi sera-t-il touché , s'il est insensible à un tel amour? Malheur à moi et à mon indifférence! Elle ne se fait que trop connaître dans toute ma conduite à l'égard du sacrement de ce Dieu d'amour; dans les évagations de mon esprit , dans mes tiédeurs , mes lâchetés, mes ennuis en la présence de ce sacrement. Cependant l'apôtre s'explique en des termes bien terribles pour moi : Quiconque n'aime pas le Seigneur Jésus, qu'il soit anathéme. {l.Cor., 16.) Je dois l'aimer dans tous les états où la foi me le présente. Mais en quel état doit- il me paraître et me doit- il être plus aimable, que dans un mystère où il veut s'unir tellement à moi et m'unir si étroitement à lui, qu'en conséquence de cette union la plus intime et la plus parfaite, je puisse dire ce que disait le maître des gentils, dans l'ardeur de Tamouf dont il était embrasé : Je vis ; mais non , ce n'est plus moi qui vis, c'est Jésus-Christ qui vit enmoi. {Galat., 2.)

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