JESUS-CHRIST CONVERSANT DANS L'EUCHARISTIE
ftSt
que l6B autres. Ah! chrétiens, voici dans une dernière circODftânce un nouveau trait de la bonté de notre Dieu et de ^n amour pour nous comme Jésus-Christ nous parle à tous il nous parle en tout temps. Les princes de la terre ont eu rs heures et leurs moments quHl fautétudier avec soin etsouvent atteiKire avee une patience infatigable. Quelques paroles de leur bouche voilà tout ce qui vous est aeeordé : il feut se mirer émm 'instant, pour ne se rendre point importun. Encore ne s'expliquentils pas communément par euit-m^mes,ils emploient des bouchesélrangeres qui vous parlent en leur nom et vous déclarent leurs volontés. Il n'y 4 qu'un maître aussi bon que vous, Seigneu avec qui Ton n'ait point tant de mesures a garder ni tant d*obsiiicles à vaincre, t^ar ,-ivanl que de s'introduire auprès d'un grand du siècle ou auprès de ceux qui le représentent par l'autorité dont il les a revêtus , combien y a-t-il de barrières à franchir? Vous seul, aimable Sauveur dtes toujours prêt à me parler, non-seulement par vos ministres, mais immédiatement et par vous-même La nuit le jour, le matin le soir, en quelque conjoncture que je me présente à vous, jamais vous ne me refusez de vous <*ommuniquer h moi; ma présence ne vous lasse point, ne vous importune point, ne vous rebute point. Si la piété me porte à prolonger le temps que je passe devantvous, quelque étendue que je m donne non-seulement vous n'en êtes point offensé mais vous vous en faites un plaisir et vous m*en faites un mérite. Heureux, si c'éuit là l'unique ou du moins le plus ordinaire exercice de ma vie !
Second point. Comment nous devons parler à Jésus- CtiTist dans son sacrement. Parlons-lui, 1. avec respect; 2. avec amour; s. av«c conlîanre 4, avec persévérance. Quatre dispositions e&!teiiLtellHfl pour bien rendreàJesus-Chnsi nos devoirsetfHiur profiter deravaotage que nous avons de le posséder dans le sacrement de Tautel , et de pouvoir V y entretenir.
1. Avec respect. Le respect, à l'égard des grands du monde, va jusquà nous éloigner d'eux; ou, si Ton peut les approclier du moins est-il du respect alors de se taire et de ne leur point adresser la parole qu'ils ne l'aient permis. Ce n'est fioint la l<* respect que Jésas^riiteii^e de nous , puisque au contraire toutes les voies nous sont aplanies pour aller à lui etqu il nous est libre de lui parler, helon que nos propres intérêts et les sentiments d<* religion nous y engagent. Mais ce qui! atlf-nd **\ vm qui lui est bten dâ, c'est, outre la composition extérieure do corpt le reciM4llement intérieur K l'attentioa defesprît : l'un sert a ré<iifieation , l'autre €xcite et noum la dévotion. Car, ^ansinsinU'rprédsémrnt sur Feutrage ùit a Jcsujt-Clirixt, df quelle
édification peut-il être? que dis-Je! quel scandale n^st-ue pas de voir des chrétiens, des fldèles, dans des contenances et des postures indécentes au pied de l'autel où ils reconnaissent présent le Dieu qu'ils adorent? Est*ce ititjsi i\n\m lui parle? est-ce ainsi même qu'on ose parler h un homme, à un prinoe delà terre? Os n'est pas assez et d'ailleurs comment accorder avec cela, comment avoir et conao^ ver ce recueillement, cette attention do 'csprl cettedévotion si nécessaire ùmv un commerce aussi étroit que l'est celui de Jésus-Christ et du IMme chrétienne ? On parle à ce Dieu sauveur sans lui parler, c'es^à-dire, qu'on lui parle sans penser è ce qu'on lui dit, et sans le savoir On prononce des prières, on récite des offices : ces prières en soi, ces ofllkes , sont bons et saints mais dès que la réflexion y manque qu'est-ce autre chose que des paroles qu frappent l'air, comme les sons d'une cymbale retentissante? Si l'on se tient dans le silence et dans une espèce de niédj talion c'est un silence paressc4Jx et une méditotion vague, où l'etprit ne «^attache à rien , où il s'égare sans cesse où il reçoit tous les objets qui se pr^-sejitent, et perd de vue Tunique objet dont îl doit étn^orcnpr-PDh que ne sommes-nous pénétrés autant que l'était Abraham de la grandeur et de la majesté du Dieu à qui nous parlons! Je sais, disait ce père de» croyants, je «lis ù (Hii je pjirle, je sais que c'est h mon Seigneur et à mon Dieu : et , en présence d'un tel maître, que suis-Je , moi , vil insecte, moi, cendre et poussière! Cette idée, fortement et profondément gravée dans noseipr tic, noni rirrétorait, nous ilxfrail nouii idisorhrraiten JéjiUs.Chridt.
2. Avccamour.il est bienjuh^i dt^rondreà Jésus-Christ amour pour amour et ti nous ne sommets iibsulu ment nsensibles pouvons- non» lui parler sans amour daiinîiniacremnnt fjii nous parle hUffeeiuL'u.^Ëmfiiit lui-même? Pcu^étre c^tanDour n'est-il pas encore dans nos cœurs afsex ardaut mais faihons quciqui:! ^Ûuu pour y allumer. Demandons a J(^xu9-CEifist même qui! répande sur nous et dans mm qut^Ujuirit ëlincdjr*ii de «m; feu divin qu'il est venu upportt^r mt sj lerre, et dont il veut qu'elle soit tout endjrasée. Ki paifigns dans notre souvenir lanldi* nifitJîi r:tpaijk-s du toucher les dm^iee plui ndlfféraitei et4*en amollir toute la dureté. IVnsons a la providence toute miiérirof dieuse, et a la cliaritéd*un Dieu qui habite parmi nous, qui s'associe en quelque manière avecnottf, qui se donne (j miuN qu iiuen vue que nous dans le sacrement qu'il a ini^titué, et qui n'y est que pour nous. Kst-il un cœur qui ne soit ému de ses réflexions? et dés que le cctur l'émeut et qu'il commence à aimer, roinhien devicnt^lt éjoqtiettt à s'expliquer ? On se plaint quHquefois de la séchr reitue oti l'on se trouve dans les visites du saint sarnsmiit.