‹ Œuvres de Bourdaloue (volume 2)Chapitre 350 sur 408 · DU PÉCHÉ VÉNIEL · texte numérisé non relu

DU PÉCHÉ VÉNIEL

La maison où jt suis est-dle plus SHOls fM lo saoré eollége des apôtres , que le paradis tomstre, que le del? N*a-l-on pas tu arriver daas les eommunaiités les plus régulières des chutsi trèi scandaleuses? Me le voit-on pas encore? Dien le permet, et il a ses raisons pour le permettre. Qtmcehdq^d croU u tenir ferme, prennegarde de tomber. ( 1. Cor., 10.)

Il y a même des pédiés mortels où Ton peut être, dans la religion, plus exposé que dans le monde. Tels sont, par exemple, les péchés qui hlessent la charité; parée que dans la religion , les occasions de ees péchés sont d'autant plus fréquentes, que les objets sont plus présents. On y est plus à couvert de Tavariee et d'une certaine ambition ; mais on y est sovreot plus sujet aux murmures et aux divisions. Or, qu'importe par quels péchés on se damne , si Fon est en effet assez malheureux pour se damner?

Ce qa'il y a de plus à observer, c*est que le péché mortel, dans la profession religieuse, est beaucoup plus grief que dans le monde, parce qu*il suppose alors nn état phis saint. Ce qui n'est que simple péché pour un chrétien du siècle, est, en bien des matières, sacrilège pour un religieux. Dois-Je condm^e dt là qu'il edt mieux valu demeurer dans le monde, que de m'engager dans la religion ? Je condnrais donc aussi qu'il vaudrait mieux n'être pas chrétien , parce que les péchés d'un chrétien sont pins punissables que ceux d'un païen. A Dieu ne plaise que je raisonne de la sorte! Si la religion a ses dangers, le monde en a bien d'autres et de plus grands. Mais ce qoe je conclus • c'est de ne point présumer de mon état ; c'en de me éi&tï non point de mon état, mais de moi-même dans mon étst; c'est, flsalgré toute la sainteté de mon état , d'opérer, •ck» ravis de l'Apôtre, mon salut avec crainte et

CimcLUSiov. Achevez, mon Dieu, par votre grâce, ce qac vous avez commeocé par votre misé* rîcoida. Voas m'avez appelé à vous, voos m' ^^n letiié 4m monde ponr me ^nnûr au pédié : ne ( qn'il me ponrsoive jusque dans votre e, et qn'entre vœ bras je suœombe a ses Qndiemalédielioo sur moi, û^dansla terre detMoitUê, Je commetlaUtM^uUé rUAi., ia),ct si, parmi tant d'âmesjusUs, je détenais un

Ah! fifigff^ vans vojez le Umd de unm W>e, 9ljtutlenKêpMcmem ^^jm, Xf ^-uiï y^uA 4m» BÊùm coDBr qaéqm yw¥m ¥i*:rei ^ lud»dUt «t fmkcorroBfit? JV'ya't^jJl^uMiiquAi^ y^i^i qui m'éloigne de «une et qui »v¥t éii/ii^ 4^1 umm f tmgpaczme ledéoMii-rir^ 6 wMà iPim au* y h rim-. fimtr le déirmre, a quoi ^ m ¥Mt i4m;Ui. (.^uM^é fûhm

fendre de ce fatal ennemi, et de me préserver de ses mortelles atteintes , J*ai toH|ours tout h oralndm de ma faiblesse: mais. Seigneur, ma viKilance, avea votre secours, y suppléera. Kilo nift fero sans ciiMtt recourir à vous. Klle mo tiendra dans une attention continuelle sur mol-même. Klle nu* rendra oirronspect dans toute ma conduite, et clairvoyant sur los moindres dangers, afln de me mettre ainsi plus en assurance contre la transgression de vos divins commandements.

SECONDK MÉDITATION.

DU Pfx:il^. V^.NIKL.

NoUU coniristart XpMtum Xanetum,

Ne oontrUtei point la fUlnl-Kuprlt Àu9 Kf$hH. , rhap, i

PAEMixa POINT. On ne compte conimun^tneni pour rien le péché véniel; mais k\ J'en svaiv liimi conçu In nature, J'en Jugerais tout autn^iiieiit, et Je prendrais tout un autre «i)jn de l'éviter.

Quelque véniel que Je le sup|K)se, cV«t um offense de Dieu. Ola nie suffit, ou me doit suAIre, Rn y tomlmnt , je déplais a Dii'u. Non \m que Je rompe absolument avec Uïm ; in8i« Je tH\% va que je sais devoir causer entre DWm et irioi du refroidissement. Je n'éteins pss dans moi lu Naint-Ksprit, mais Je leeontriste. Or, dès que c'e«t um attmn^ de Dieu, je dois donc le craindre plus (\wit tous les msus temporels, qui ne s'adressent t\n*u muUiUiuw, i'Mf le plus petit mal qui rev^uiàe Dieu est iuliulifient au-dessus de tout mal qui ne rttiimf4t t^m la créature.

Quelque véniel que je le supp^^se, il n'y s p^/lnt de raison imsi^inable pour laquelle if me puisse jsmais être permis, i'j^r s'il pouvsit m'étre permis, de« la il cesserait d'être péiiié. Quand il s'agirait de omvertir et de «auver tout le mm^. , l>l4u ne vim^ drait pas que je ÛMe un nutuM^tnç» , nt$oitjtp^ U^^t et jusque dans e«ftte eireonstanee, il s'*^i ti^n^drait offensé. Quand il s'atr>ait de leummr u Dieu UmU la gloire qui lui peut être promr^ , ÎMm m smt point de eetti^ gWire a ufie UiW fj/tiétûim, $i vmi qtMiftib9$i4i/ntiêtmhm le M/in d«r ta ^Àr/^^ ylutte qu« de commettre le ts^^/nkirr phiià.

Quelque vénid que je le suppose, tf est de la f'4 que jmfàstï^ il tt*ieidrétrM a»^ tg^H , ^ UAoi a%49f; lui , dans le roymum 4e* dM»us -. a^r rùn 4At è^^uHU. m $éfra râ:runl n'uMrapteuféfÈiun^ft^^uiftiUn'éù'ft^. ^4yiiC., 31 V Kn vaù» j« serais d'aiiieurs ^^mMk de sMifiU» : avec tM«s «m» $$driU% «1 ^%t^: VmHjc la siùuUié que je fK^urrais $vw Ms^uise, ssi wai iêtWy wrvmx et ^OÊ^Uc vie , jmtU *W3it^tc la tmijuK 4 ou ypijé \«uiel qu*- je n'aie y^t •itJ^'À^ yw ia p^uitHM^^- , ««la s«uJ doit eue m$ ^Àti^Umk a uia UhvXiUk^ «H « U fivaaeaalw 4e l>Aiev. U limit que aiamu Uu^- . quv;.

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