AUTRE EXHORTATION
LA CHARITÉ ENVERS UN SÉMINAIRE
ZtUu âomuMtum eomedU mt.
Le lèle de votre maiion me dévore. Ptawm» es.
Cest un prophète qui parle*, mesdames; et sans être inspirées comme lui de l'esprit prophétique , j'ose dire que vous devez être animées du même zèle. C'était l'honneur de la maison de Dieu qui le touchait; et à quoi devez-vous être plus sensibles qu'aux besoins de ce séminaire, où Dieu habite d'une façon d'autant plus particulière, que c'est la demeure de ses ministres, et leur refuge dans la tribulation dont ils ont été affligés ! Ils n'en ressentent encore que trop les effets; et si la charité ne s'intéresse pour eux et pour leur soulagement, ils ne doivent s'attendre désormais qu'à une ruine totale et à une entière désolation. La laisserez-vous tomber, cette maison de Dieu? Faudra-t-il qu'une œuvre si saintement entreprise soit tout à coup arrêtée par défaut de secours lorsqu'il ne tient qu'à vous de la soutenir, de l'avancer, de la consommer? Non, mesdames , vous ne l'abandonnerez point. Le zèle dont le prophète était consumé s'allumera dans vos cœurs, ou s'y réveillera ; et c'est pour l'exciter que je veux vous faire voir deux choses : Qui sont ceux que vous.devez ici assister, ce sera la première partie : pourquoi vous les devez assister, ce sera la seconde. Fasse le ciel que vous sortiez de cette assemblée aussi ardentes pour la maison du Seigneur, que l'était ce saint roi , qui s'écriait dans le transport de son âme : Zelus domus tux comedU me! Fasse le ciel que sans vous borner ni à des désirs , ni à des paroles, vous en prouviez la sincérité et la solidité par une prompte et constante pratique! Voilà tout le sujet et tout le fruit de cette exhortation.