SUR LE TRÉSOR CACHE DANS LA RELIGION
grossières du démon , si Ton n*a encore soin de se préserver du poison subtil de la louange et de Testime des hommes : Quia studium cadestis desiderii a malignis spiritibuscustodire nonsufficU, qui hoc ab humanislaudibus non abscondit. ( Gbeg.) Dans la religion, grâces au Seigneur, il n'y a point de tels risques à courir : on y est régulier sans distinction, humble sans singularité, mortifié et austère sans éclat; la vie parfaite y est une vie commune, et par conséquent à Tabri de la fausse et de la vraie louange. Quelque progrès que vous y fassiez dans les vertus chrétiennes et religieuses , on n'y pense point à vous, on n'y parle point de vous : Dieu seul et votre conscience y sont les approbateurs de votre conduite. Tout ce que vous y amassez de mérites est caché, et comme absorbé dans •la masse des mérites infinis de la communauté dont vous êtes membres : circonstance, mes chères sœurs, qui seule suffirait pour me faire estimer ma condition, et pour m'en faire goûter le bonheur. Le christianisme y est en assurance ; et par un troisième avantage, il y est prisé ce qu'il vaut, et Tâme religieuse donne tout pour le posséder. Encore un moment de réflexion pour cette dernière partie.