‹ Œuvres de Bourdaloue (volume 3)Chapitre 140 sur 256 · LE VENDREDI DE LA QNQUIÈME SEMAINE · texte numérisé non relu

LE VENDREDI DE LA QNQUIÈME SEMAINE

SUR LE JUGEMENT TÉMÉRAIRE

Collegerunt pofiiiflces et pharisœi concilium adwenut Jesum.

Les princes des prêtres et les pharisiens Unrent un conseil contre Jésus. Saint Jean, chap. II.

SlBE , Ce sont les princes des prêtres et les pharisiens qui s'assemblent, c'est-ù-dire les sages du judaïsme

SUR LE JUGEMENT TÉMÉRAIRE

YOts de la Synagogue. Ce n*est point pour r sur une affaire d'une légère conséquence, ne s*agit pas moins que de porter un arrêt contre un homme accrédité parmi le peuinu dans toute la Judée par ses miracles. Ce nt en particulier, ni chacun selon ses vues, t à juger; mais dans un conseil et en se iquant leurs lumières les uns aux autres. *6irait donc qu*ilsTont former un jugement i et conforme aux lois les plus exactes de e et de la raison? Cependant ces sages, es quils sont, se laissent aveugler; ces délaisseat prévenir, et ce conseil assemblé 3 enGn la sentence la plus injuste, et trause de Tinnocent. Voilà , mes chers audih nous conduit la faiblesse humaine, et ce servir à notre instruction. Nous avons dans mes un tribunal secret, et c'est à ce tribulous appelons comme d'un plein droit le I pour le juger et le condamner. Jugements IX que celui des pontifes et des pharisiens Évangile. Jugements téméraires, dont on peu de scrupule dans le monde, et dont aujourd'hui vous représenter le crime et re craindre les suites funestes, après que *ons salué Marie en lui disant : y4ve, Maria. choses , dit saint Thomas , sont absolument res pour former un jugement équitable, é, la connaissance et l'intégrité : l'auto- 3S la personne du juge; la connaissance, n esprit; et Tintégrité, dans son cœur; §, pour pouvoir juger; la connaissance, oir juger; et l'intégrité, pour vouloir bien celui qui juge n'a pas un pouvoir et une légitime , son jugement est chimérique et n'a pas une juste connaissance de la cause, ment est faux et aveugle; et s'il manque té, son jugement est vicieux et corrompu, ncluons d'abord que les prêtres et les phaen voulant juger Jésus-Christ, péchaient outes les règles et toutes les formes qui être observées dans un jugement, car ils t sans autorité, puisque ce Fils du Dieu e dépendait point d'eux ; ils jugeaient sans ance , puisqu'ils ne savaient pas qu'il était Dieu; et ils jugeaient sans intégrité, puisission les animait contre lui , et qu'ils agisir intérêt. Trois défauts qui se rencontrent jugements désavantageux que nous faisons lain, et d'où il s'ensuit que ce sont desjuinjustes et téméraires; défaut d'autorité, e connaissance, défaut d'intégrité. Appliis ; voici le partage de ce discours. Nous le prochain, mais nous le jugeons téméraipourquoi? parce que Dieu ne nous a donné ulle juridiction, ce sera la première partie ;

parce^ que nous ne pouvons pénétrer son cœur ni le bien connaître, ce sera la seconde; enûn, parce que ce sont nos passions 'qui nous préoccupent , et que notre intérêt propre est le plus ordinaire motif de nos jugements , ce sera la troisième. Ne jugeons donc point. Nolite judicare (Luc, 6); c'est la conséquence que nous threrons après Jésus-Oirist.

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