‹ Œuvres de Bourdaloue (volume 3)Chapitre 195 sur 256 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

Cest un langage bien ancien et bien ordinaire danslemonde, quecelui deces prêtres de Jérusalem,! qui le lâche et perfide Judas, après leur avoir venda Jésus-Christ, s'adressa, pour leur témoigner soo repentir, et pour leur remettre l'argent qa*il avait reçu. Qu'est-ce que cela nous importe? lui direD^ ils; c'est votre affaire, et non la ndtre : ÇMad nos f ( Matth. , 27. } Voilà comment parlent eneon tous les jours tant de pères de famille et de mattra. Pourquoi Dieu, dit-on, m'a-t-il chargé du salut da mes domestiques, et de quelle conséqueoee est-il pour moi qu'ils vîventbien ou qu'ils vivent malFSHi sont gens de bien et qu'ils se sauvent, à la bonoi heure; mais s'ils veulent se perdre, qu'ils s'en pnanentà eux-mêmes : c'est leur intérêt et non le mifli: Quid ad nos? Je prétends , chrétiens, qœ votre iotérêt particulier y est mêlé ; que Dieu , en voos inposant l'obligation de veiller sur la conduite de fw domestiques, a eu en vue votre utilité propre, <t qu'il s'y trouve pour vous un double avantage,!^ spirituel , l'autre temporel. Comment eela? encore quelque attention , s'il vous plaît , tandis que je faii m'expliquer, et vous développer ces deux peuéeL

Car vous le savez , et l'usage de la vie ne voosptt^ met pas de l'ignorer, que le danger le plus (

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t le plus pernicieux de la condition des maît de les enorgueillir, de les enfler, de leur endre ces sentiments et cet ascendant iraqui rendent quelquefois la grandeur humaine se aux hommes et si criminelle devant Dieu, les remèdes les plus efficaces , et un contreen puissant pour réprimer cet orgueil et pour r cette enflure de cœur, c'est cette loi que aite pour les maîtres à Tégard de ceux qu'ils s leur dépendance. En effet , supposé cet fuels sentiments peut avoir un maître que iments de modestie et d'humilité ? Car pouri glorifierais-je, peut-il se dire à lui-même , sur cet homme quelque pouvoir, puisque c'est oir même qui m'assujettit à de très-pénibles ons? Ce domestique m'est redevable de son mais je lui suis r^evable de mon zèle; il me ) espèce de service , et moi je lui en dois une l est chargé de certains emplois dans ma , et moi je suis responsable de ses actions ; il serviteur pour ce qui regarde le corps, et je en pour ce qui concerne l'âme.... Ainsi la sei^ st mutuelle, et la dépendance, réciproque i et moi ; et bien loin que j'aie droit de m'é- •dessus de lui et de le mépriser, j'ai tout lieu )nfondreetde trembler, en considérant que ndance est incomparablement plus onéreuse ienne, et qu'en qualité de maître je lui dois ip plus qu'il ne me doit en qualité de servila belle remarque de saint Augustin, lorsque excellent chapitre de la Cité de Dieu, qui ut entier sur la matière que je traite , il fait irle secret de la Providence, et le bonheur mille réglée selon les lois de la sagesse de ice que ceux qui commandent sont obligés de r à ceux qui exécutent leurs ordres : Impei consulunt; et obedlunt ils quibus consuiUG.) Tellement, dit ce saint docteur, que maison d'un juste, qui vit par l'esprit de la imander, c'est obéir; et que ceux qui tien- ■ang de maîtres , servent par nécessité et par eux-là mêmes qui les servent mercenairepar intérêt. Car ils ne commandent pas , e Père, par un désir de dominer, mais dans sincère de faire du bien ; et le nom de malils portent ne produit pas en eux l'orgueil jtorité fastueuse, mais le zèle d'une charité me et affectueuse : Neque enim dominandi Ue imperant, sed officio constUendi : nec 2ndisup€rbia,sedprovidendimisericordia.

iprès cela, chrétiens, il n'est plus, ce sem- ;oin de faire aux maîtres des leçons d'humicondescendance et de douceur envers leurs ques. Il n'y a en un mot qu'à leur donner lant avis dont saint Orégoire pape voulait ludaloue. — T. I.

que les prédicateurs leur rafraîchissent sou vent la mémoire, savoir, que, comme les serviteurs doivent se souvenir qu'ils sont dépendants de leurs niaîtres, aussi les maîtres ne doivent Jamais oublier qu'ilssont. pour ainsi dire, les conservateurs de leurs serviteurs mêmes : Illi admonendi sunt, ut sciant se servos esse dominorum; isti ut inteliigant se conservas esse servarum. (Gbeg.) Il n'y a qu'à leur faire entendre ce qiiC saint Bernard écrivait à un souverain pontife : Vous commandez, lui disait-il, à une multitude presque infinie d'ofificiers et dedomestiques, et je veux croire que votre état porte tout cela : mais savez-vous que l'intention de Dieu n'est pas que vous en soyez plus grand, pour avoir plus de sujets, mais seulement qu'il y ait plus de sujets à qui vous soyez utile; que vous ne devez pas croître en puissance par eux , mais qu'ils doivent croître en sainteté par vous; qu'ils n'ont pas été placés au-dessous de vous pour vous élever dans le monde , mais que vous êtes placésau-dessus d'eux pour les élever à Dieu? Si vous le comprenez bien, et si, conformément à cette maxime, vous exercez votre pouvoir, vous seconderez les vues de Dieu et les desseins de son adorable providence. Car il s'ensuit de là que vous commanderez modestement et humblement, et qu'on vous obéira fidèlement et promptement; que votre domination ne sera point impérieuse et fière, et que la soumission qu'on vous rendra ne sera point forcée et contrainte; que vos sujets ne se plaindront point de dé pendrede vous, parce qu'ils verront que vous vous intéressez pour leur salut, etquevous n'abuserez point de votre autorité de maître , parce que vous ne l'emploierez que pour le bon gouvernement, et pour la sanctification de vos sujets. Il n'y a, dis-je, qu'à retracer ces idées dans l'esprit d'un maître, pour lui apprendre à ne laisser point son cœur s'évanouir en de vaines complaisances, et pour le préserver ainsi de ta plus dangereuse tentation.

Mais allons plus avant, chrétiens auditeurs, et prenons même seulement la chose par rapport à vos avantages temporels. Je soutiens qu'il y va du bonheur de vos familles ; que de régler les mœurs de vos domestiques et de les sanctifier, c'est établir dans vos maisons la subordination , la paix, la concorde, la sûreté; que c'est couper court à mille maux dont vous vous plaignez sans cesse dans le monde, et à quoi vous n'apportez jamais le vrai remède, enfin que c'est le moyen le plus infaillible pour être servi comme vous le devez être, et comme vous le de* mandez. Souffrez que je m'explique sur ce point selon toutes les connaissances que j'en puis avoir, et que pour vous faire ouvrir les yeux et remarquer votre aveuglement, je produise contre vous-mêmes votre propre témoignagne ; ceci est plus sensible, et peut-être vous touchera plus que tout le reste.

Car il n'est pas possible d'avoir quelque usage du

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monde , et de n*étre point instruit des plaintes que vous formez contre toutes les personnes engagées à Totre service.' Je ne veux pas vous dire que ce sont des plaintes mal fondées : je ne contesterai point là-dessus avec vous , et je conviendrai de tout ce qu'il vous plaira. L'un , je l'avoue , est un emporté, qui, comme ce mauvais serviteur de l'Évangile, met le trouble dans votre maison , et y excite sans cesse des dissensions et des querelles. L*autre est lent et paresseux , sans attention et sans soin ; il ne s'affectionne à rien, et tout ce que vous lui ordonnez ne se trouve jamais fait au temps marqué, ni de la manière qu'il faut. Celui-là dissipe tout ce qu'on lui confie, et dans le maniement dont vous vous reposez sur lui , il n'a nulle vigilance , ou nulle habileté, pour ménager vos intérêts. Celui-ci n'est pas fidèle , et en bien des rencontres vous vous apercevez qu'il vous trompe , ou plutôt qu'il cherche à vous tromper. Je ne unirais point si j'entreprenais d'exposer ici tous leurs désordres , et ce détail serait assez inutile, puisque je ne ferais que vous redire ce que vous avez dit vous-mêmes cent fois, et ce que vous dites encore tous les jours. Mais h cela quel remède et quel parti y aurait-il à prendre ? De changer trop aisément et trop souvent de domestiques, comme on le voit en certaines maisons ; de les recevoir aujourd'hui pour les renvoyer demain; de faire un flux et reflux continuel de gens qui entrent , et qui sortent, qui viennent et qui s'en retournent , c'est donner une scène au monde , qui le remarque et qui en raisonne; c'est se donner à soi-même un air d'inconstance et de légèreté; c'est avoir des gens à soi , et n'en avoir point ; c'est se délivrer d'un mal pour s'en attirer un autre pire encore peut-être que le premier. Ah! mes chers auditeurs, le grand secret et le moyen sûr, ce serait ^e vous appliquer à rendre vos domestiques plus dirétiens. Dès qu'ils seront chrétiens, ils sauront se modérer, et ils appprendront à se supporter les uns les autres : plus de divisions entre eux, plus de contestations et de disputes; ils se prêteront mutuellement la main, et de concert ils s'uniront pour exécuter toutes vos volontés. Dès qu'ils seront chrétiens, ils deviendront vigilants et soigneux ; ils prendront vos ordres comme les ordres de Dieu même , parce qu'ils envisageront Dieu même dans vos personnes; et par conséquent la même promptitude quils auront à servir ce premier maître, ils la feront voir à vous servir vous-mêmes. Dès qu'ils seront chrétiens , ils conserveront pour vous tout le respect qu'ils vous doivent, et ils vous le marqueront dans toutes les recontres; ils se tairont quand il faudra se taire; ils parleront avec retenue quand ils se verront obligés de répondre ; ils reconnaîtront leurs fautes lorsqu'il leur en sera échappé ; et sans rntreprendre de les justifler par de mauvaises rai-

sons et par des répliques encore plus mauTaiseï , ils écouteront avec docilité les avertissements qoa vous leur donnerez, et en profiteront. Dès quils seront chrétiens, à l'exemple de ces bons servilenn tant vantés dans l'Évangile, Ils feront Taloir les talents dont ils auront l'administration ; c'est-à-dire qu'ils s'adonneront avec assiduité et avec fidélité aux divers ministères où il vous plaira de les destiner pour l'heureux succès de vos entreprises, et pour le bien de vos affaires ; que rien de tout ce que vous leur mettrez dans les mains n'y demeurera , ni ne sera détourné; qu'ils ne penseront point k s'enrichir de vos dépouilles, ni à faire sur vos dépenses de frauduleuses épargnes qui grossissent leur salaire ; qu'ils s'en tiendront, selon toute la rigueur de la lettre, à votre parole , et que, par nulle inte^ prétation favorable à leur cupidité, ils ne passeront la juste étendue de vos promesses. Tout cela pourquoi ? parce que le christianisme veut tout cela, enseigne tout cela, comprend tout cela.

Ce sera alors, mon cher auditeur, qa*on pourra dire en quelque sorte de votre maison ce que le Fils de Dieu dit de la maison de Zachée en y entrant : Hodiesalusdomuihtticfactaest. {Lvc.,, 19.) Cest ici que règne la paix, et que^tout concourt à la maintenir. Maîtres , domestiques , tout y est dans une pleine intelligence^ et dans une union dont rien ne trouble le partit accord. Aussi n'y entend-on point de murmures, et n'y voit-on point de division. Les domestiques sont contents d'obéir, et les maîtres n'ont presque pas besoin de commander, parce que chacun de soi-même se porte à son devoir. Or, ce qui est vrai de la sagesse, selon la parole di Samt-Esprit, l'est encore de cette paix qui lie ensemble et qui unit tous les membres d*une maison avec le chef, renenaU onuUa bona pariier cim illa iSap., 7) : c'est une source de bénédictkns, et tous les biens viennent avec elle et par elle. La piété y fleurit, les affaires y réussissent, les fonds y profitent, la vie y est douce; le commerce aisé, la confiance entière : les domestiques y sont presque regardés comme les enfants, et les nudires aimés comme des pères ; le bonheur en est par&it. Mais où trouve-t-on de ces maisons dans le monde, et combien en peut-on compter ? Je dis plus , et je demande pourquoi elles sont en si petit nombre. Vous en savez la raison, mes chers auditeurs , et si vous ne la comprenez pas bien encore , je ne puis trop vous la redire, afin que vous puissiez une fois la concevoir. C'est que vous n'entretenez point assez dans vos maisons le culte de Dieu et les bonnes mœurs : et qu'arrive-t-il en effet de là? Vous avez des domestiques qui ne vous servent qu'à regret, et que par une crainte servile. Tant que vous les éclairez de l'œil , ils agissent; mais disparaissez un moment, tout est négligé. Vous avez des domesti-

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ques qui se déchirent les uns les autres , et qui vous déchirent vous-mêmes; qui vous parlent insolemment , et qui parlent encore de vous avec plus dMnsolence ; qui , témoins de tout ce qui se passe dans TOtre famille, au lîou de le tenir secret et caché comme la loi de Dieu et de la nature les y oblige , sont au contraire les premiers à le publier, à Taugmenter, à Fempoisonner, à vous décrier ; que vous êtes incessamment forcés de chagriner par les réprimandes quMIs méritent et que vous leur faites, et qui vous rendent bien chagrin pour chagrin par knrs incartades et leurs brusqueries. Vous avez des domestiques, ou intéressés, ou dissipateurs, qui regardent votre maison /somme une place abandonnée au pillage ; chacun fait sa main , et se persuade ▼dentiers que tout ce qui lui convient lui appartient : sous un prétendu titre, ou de compensation, on de nécessité, ou de coutume établie dans le service, ils usent des choses à leur gré , ils en donnent une partie , ils en retiennent Tautre ; tantôt avares, tantôt prodigues, mais toujours sur votre compte et à vos dépens. Vous avez des domestiques corrompus et corrupteurs, qui portent la contagion dont ils sont infectés jusques à ceux que vous devez chérir le plus tendrement, jusques à ▼06 enfants ; qui par leurs discours libertins et leurs pemideuf exemples gâtent ces esprits flexibles, et pervertissent ces âmes pures et innocentes ; qui leur enseignent ce qu*ils devraient éternellement ignorer; qui , établis pour vous servir auprès d'eux de surveillants, et pour vous avertir de toutes leurs démarches, leur en servent contre vous-mêmes, pour favoriser leurs passions , et pour dérober à votre connaissance leurs criminelles habitudes : èar^oilàde quoi sont remplies la plupart des maisons, et sur quoi vous déplorez tous les jours le sort des maîtres. Il est vrai , c'est un mal bien déplorable : mais puisque vous le reconnaissez , puisque vous en voyez les funestes conséquences, puisque vous en avez peut-être mille fois éprouvé les tristes effets, vous êtes bien aveugles et bien ennemis de vous-mêmes , si vous ne travaillez pas à ▼oofl en garantir. Or je vous en ai appris le moyen, et e*est a vous de le mettre en œuvre.

Que dis je? bien loin de l'employer et d'en profiter, on tient une conduite tout opposée; et au lieu d'engager des domestiques à vivre chrétiennement, on arrête même etl'on ruine sur cela les heureuses dispositions où Dieu par sa grâce les avait mis. Des domestiques, à certains jours solennels , voudraient participer aux sacrements , se purifier dans le tribunal de la pénitence, approcher de la table de Jésus- Christ; mais à peine dans tout le cours de l'année leur aocorde-t-on un jour où ils puissent, avec les fidèles, remplir les devoirs de la pâque. Du reste , il semble qu'ils soient excommuniés de l'Église, et

parce que vous ne savez pas au moins de temps en temps vous passer pour quelques heures de leurs services, il faut qu'ils se passent du secours le plus nécessaire pour marcher dans la voie du salut, et qu'ils soient privés du divin aliment qui doit soutenir la vie de nos âmes. Des domestiques voudraient, pour lasanctifiction des fêtes, assiter à quelque partie de l'ofiQce divin, et pour leur instruction entendre quelquefois la parole de Dieu ; mais à peine leur est-il libre de s'absenter quelques mo* ments pour une courte messe, souvent avancée lorsqu'ils y arrivent , et non encore finie lorsqu'ils se retirent. Cela fait une fois, et dans une précipitation qui dessèche toute la piété , une femme mondaine les retient unejoumée entière auprès d'elle, sans autre exercice que de travailler à ses ajustements et à ses parures. Des domestiques voudraient garder les jeûnes de l'Église, et ils le pourraient si les heures dans une maison étaient mieux réglées ; mais tout y est dans un dérangement avec lequel il ne leur est pas possible d'accommoder ni le jeûne, ni la prière, ni aucune pratique chrétienne. En un mot , des domestiques auraient d'eux-mêmes assez d'inclination et de penchant à la vertu , et la vertu leur donnerait les perfections que vous demandez par rapport à vous; mais ils sont tout autres que vous ne les souhaitez , parce qu*au lieu de seconder ce penchant, et de cultiver cette inclination , vous y mettez des obstacles, et vous les arrêtez.

Finissons par un bel exemple , c'est celui de la femme forte, et c'est surtout à vous , mesdames, que je propose ce grand modèle. Je dis à vous , qui, dans l'ordre et l'économie des familles, avez plus communément pour partage les soins domestiques. Le monde vous met devant les yeux tant de femmes indolentes et oisives, sans autre occupation que leur vanité, et de là sans règle et sans attention dans leur ménage. Puissiez vous imiter celle dont le Saint-Esprit nous a tracé hii-même le caractère! Peu touchée de la bagatelle, elle se renferme dans l'intérieur de sa maison , et en considère toutes les voies; c'est-à-dire que, par une vigilance éclairée et sage, sans être importune et fatigante, elle prend garde à tout ce qui s'y passe , et s'en fait instruire : ConsideraoU seniUas domus sux ( ProD., 81.) Elle ne croit point se rabaisser, ni ne tient point au-dessous d'elle d'étendre ses réflexions et ses vues jusqu'à ses domestiques. Elle fournit charitablement à leurs besoins; DedUque prœdam domesUds suis, et eibaria anciUis suis, ( Ibid. ) Elle veut qu'ils aient de quoi se défendre des injures de la saison et des froids de l'hiver : iVofi H» mebit domui suas afrigorihus nivis; omnes enim domestici ejus vesUti sunt, ( Ibid. ) Mais en même temps qu'elle pourvoit à leurs nécessités temporelles , elles se rend encore bien plus attentive à ce qui

concerne leur âme et au bon règlement de leur vie. Elle leur en fait d'utiles leçons, et elle ouvre ellemême la bouche pour leur enseigner la v^itable sagesse, qui est la science du salut : Os suwn aperuUsapfenli«.(Prov,y 31.) Cest ainsi qu'elle entretient toute sa maison dans une parfaite intelligence, qu'elle mérite les éloges de son époux, qu'elle s'attire la ^nfianco de ses enfants, qu'elle est honorée et respectée de ses domestiques ; Surrexerunt et betUissimam prsedicaverurU. (Ibid.) De qui fais-je le portrait ? Plaise au ciel que ce soit le vôtre ! Vos soins neseront pas sans récompense. Outre les avantages que vous en retirerez dès ce monde et par rapport à cette vie présente, l'apôtre vous promet qu'en sauvant le prochain , vous vous sauverez vous-mêmes, et que vous recevrez de Dieu , pour fruit de votre zèle, Tétemité bienheureuse, que je vous souhaite, etc.

SUR LES DIVERTISSEMENTS DU MONDE

SERMON

POUR LE TROISIÈME DIMANCHE

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