‹ Œuvres de Bourdaloue (volume 3)Chapitre 224 sur 256 · LE LUNDI DE LA TROISIÈME SEMAINE · texte numérisé non relu

LE LUNDI DE LA TROISIÈME SEMAINE

SUR m ZÈLE.

Sujet. Jésus» Ckrist dit aux pharisiens : Sans doute que vous m'appligueret ce proverbe : Médecin, guérissez-vous vous-même.

Autant que ce reproche était faible contie Jésns<)ihrist , autant aurait-il de force contre nous, si nous voulions nous l'appliquer. Car ne puis-je pas bien vous dire dans le même sens : Chrétiens , n'ayez pomt tant de zèle pour les autres , que vous n'en ayez encore plus pour vous-mêmes; ou plutôt mesurez le zèle que vous avez pour les autres , sur le zèle que vous devez avoir pour vous-mêmes? Telle est la solide leçon que je viens vous faire dans ce discours.

Division. C'est le zèle que nous aurons pour nous-mêmes et pour notre propre perfection qui doit autoriser notre zèle pour le prochain : première partie. Rectifier notre zèle pour le prochain : deuxième partie. Adoucir notre zèle pour le prochain : troisième partie.

Première partie. Cest le zèle que nous aurons pour nousHmêmes et pour notre propre perfection, qui doit autoriser notre zèle pour le prochain. Ce zèle et ce soin de nous réformer nous-mêmes est le premier de nos devoirs : si donc nous tournons uniquement notre zèle vers le prochain , c'est un zèle cliimérique et faux. 1 . Zèle alors sans autorité de la part de celui qui l'exerce. 2. Zèle sans effet de la part de ceux envers qui on l'exerce.

1. Zèle sans autorité de la part de celui qui l'exerce : pourquoi ? c'est qu'il n'y a que le bon exemple que l'on donne, et le témoignage qu'on se rend d'avoir commencé par soi-même, qui puisse autoriser une entreprise aussi

délicate que celle de réformer les autres. Vous vous inquié* tez de mille choses que vous prétendez être des abus et des injustices : mais on vous répond que vous avez mauvaise gr&ce de parler ri haut contre des désordres étrangers, et de ne pas corriger certains désordres qu'on remarque dans votre conduite» et que vous y pourriez remarquer. Pourqttoivoyei^vous une paille dans l'œil de votre frère, disait le Fils de Dieu, tandis que vous n'apercevez pas une poutre dans le vôtre? Aussi trouva-t-il mauvais que les pharisiens osassent accuser devant lui cette femme surprise en adultère. Et pour les confondre, il se contenta de leur dire : Que celui de vous qui est sans péché jette la première pierre contre elle. Argument fdaasible et convaincant dont ils se' sentirent si vivement pressés, qv'Ot se retirèrent sans rien répliquer.

Mais qu'y a-t-il néanmoins de plus commun dans le monde que ce zèle pharisaique , qui consiste à être réguliar pour les autres, et sans régularité pour soi-même ? On peat bien appliquer à ces censeurs si zélés ce que Jésus-Chriit dit à ces femmes de Jérusalem : Ne pleurez point sur nud, mais sur vous-mêmes. Saint Paul avait peine à eompren* (Ire comment celui qui n'a pas soin de sa maison pouvait prendre soin del'Église de Dieu : mais jamais l'Église n'eut tant de ces sortes de réformateurs. Je sais quel était le zâe des saints ; je sais combien David et après lui saint Bernard étaient touchés des désordres qu'ils voyaient , et en qneb fermes ils s'en expliquaient. Mais faisons ce qu'ils ont fait , et nous aurons droit de dire ce qu'ils ont dit

2. Zèle sans effet de la part de celui envers qui on l'exerce. Car comme nous n'aimons pas à être corrigés, nous nous attachons à examiner ceux qui voudraient sous une apparence de zèle prendre l'ascendant sur noua; et le moindre faible que nous y découvrons nous sert de prétexte pour éluder leurs remontrances. De là vient que œox qvi par office sont chargés de répondre des autres et de lei conduire , ont une obligation spéciale de travailler d'abord à se réformer eux-mêmes. De là vient que l'apôtre, parlant des pasteurs des &mes', veut qu'ils soient irréprâiensibles. Non pas qu'on ne dût toujours leur obéir, quaad même ils seraient moms réglés , puisque leur caractère at indépendant du mérite de leur vie : nuds le Goomnm des hommes n'est ni assez spirituel, ni assez équitable poor faire cette précision. Que ne peut point pour la gjtofae de Dieu et pour le bien du prochain , un homme exemphire et sans reproche? Mais qu'un père violent fosse à son iSb des leçons de modération , qu'une mère évaporée et moD* daine prêche à sa fille la retraite, quel succès en pent-oa attendre?

Deuxième partie. C'est le zèle que nous aurons pour nous-mêmes et pour notre perfection, qui doit rectifier notre zèle pour le prochain : t . par rapport à notre raism, parce qu'il se peut faire que ce ne soit pas un z^ sdoa la science; 2. par rapport à notre cœur; car il arrive foovent que ce n'est pas un zèle selon la charité.

1 . Par rapport à notre raison. Souvent notre zèle n'est qu'un zèle erroné, un zèle bizarre, un zèle borné. Zèle erroné : tel a été celui de tant d'hérétiques, qui ont vonlo réformer l'Église. S'ils avaient eu au même temps un aatie zèle, je veux dire le zèle de leur propre sanctification, et s'ils s'étaient d'abord appliqués à réformer leur orgueil et leur opiniâtreté , la passion ne les eût pas fait tomber en de si funestes égarements. Zèle bizarre, qui veut régler tout

de par ses idées particulières et quelquefois extra> 68, et qui par là même renverse tout. Le remède le se précautionner d*atx>rd contre soi-même , et cet espHt de singularité qu'on suit en aveugle , et I se (kit même un prétendu mérite. De là , zèle borné é : ce qu'on a jugé bon et saint, on veut qu'il soit saint pour toutes sortes de personnes ; et hors du réforme qu'on a conçu , tout parait désordre et reent Mais Dieu n'a-t-il point d'autres idées du bien les que vous proposez? Il aurait fallu de bonne ^oos élever l'esprit , et vous faire une plus grande ne Ame capable d'estimer le bien partout où il est, lelque part qu'il vienne.

ur rapport à notre cœur Souvent nous prenons le ce qui est cliagrin , inquiétude, intrigue, envie, n , intérêt. Mais qu'un homme se soit avant toutes étudié lui-même pour connaître les plus secrets aents de son cœur, et qu'il se soit (ait de saintes » pour les régler, alors il sera en état de distinguer »rit l'anime dans son zèle, et de le réduire aux terla raison et de l'équité.

aèHE PARTIE. C'est le zèle que nous aurons pour imes et pour notre propre perfection, qui doit notre zèle pour le prochain. Le zèle , s'il n'est tem- Nis porte à une sévérité outrée. Sévérité que le du monde condamna dans ces deux disciples qui indèrent qu'il fit descendre le feu du ciel sur les lins. L'apôtre et tous les hommes apostoliques ont a devoir humaniser leur zèle, et lui donner un ittrait d'où dépend son eflTicace et sa force. Or, je le correctif infaillible et sûr d'un zèle trop impé- ; trop vif pour les autres, est le zèle qu'on doit ur soi-même.

A homme zélé pour soi-même, quelque bien qu'il i hors de soi , a toujours en vue de ne perdre ja- Jiarité. Or la charité a toutes les qualités qui peudérer et adoucir notre zèle à l'égard du prochain. K>ur le prochain est naturellement impatient : on 'ait voir d'abord le succès ; mais la charité est paurtout quand on considère avec quelle patience le la cliarité en use lui-même à notre égard. le notre zèle est impatient, il devient dur, fâcheux , it, plein d'amertume. De vous dire que le zèle du du monde n'a point été de cette nature , et que un zèle tout différent qu'il a gagné les cœurs, ce e espèce de démonstration dont il n'y a personne U être touché. Mais laissant toute autre preuve , iens au même principe : car la charité est douce, [uand on pense avec quelle douceur nous voulons us traite nous-mêmes, quelle est la faiblesse des dont nous entreprenons la guérison , et qu'un zèle s condescendance et sans ménagement ne sert qu'à ler horreur du remède , et qu'à les rebuter. :harité demande bien des réflexions, et un grand ir soi-même; j'en conviens : mais souvenez- vous ;it du salut de votre frère. Allumez, Seigneur, cœurs ce feu divin, ce saint zèle dont brûlait phète, et dont vous avez brûlé vous-même sur la

ANALYSES DES SERM<WSS. 659

LE BIERCTtFDI DE LA TROISIÈME SEMAINE.

SUR LÀ PARFATTE OBSERVATION DE L\ LOI

Sujet. Des docteurs et des pharisiens venus de Jérusalem s'adressèrent à Jésus-Christ, et lui dirent : Pourquoi vos disciples violent-ils les traditions des anciens? Mais il leur répondit : Pourquoi vousmêmes violez-vous le commandement de Dieu pour suivre vo-

tre tradition?

Nous tombons dans un désordre tout opposé à celui des pharisiens. Car le désordre des pharisiens était de s'attacher aux petites choses et de ni^iger les grandes : et le nôtre est de nous borner quelquefois tellement aux grandes, que nous croyons pouvoir impunément mépriser les petites. Or, sans parler des pharisiens , mais de nous-mê* mes, j'entreprends de vous faire voir dans ce discours que de manquer volontairement et habituellement aux momdres devoirs, c'est s'exposer à violer bientôt et en mille rencontres les plus grands préceptes de la loi.

Compliment à la reine.

Dnnsioiv. L'hooune est orgueilleux, et il est aveugle. Son orgueil le porte à l'indépendance, et lui donne un penchant secret à s'affranchir de la loi. Son aveuglement l'empêche de bien connaître ses devoirs , et de bien discerner ce qu'il y a de plus ou de moins essentiel dans la loL Or, je dis que de s'assujetth* aux moindres obligations de la loi, c'est un préservatif nécessaire, et pour réprimer roi> gueil de notre cœur : première partie ; et pour corriger les erreurs de notre esprit, ou pour en prévenir les suites fimestes : deuxième partie.

Première partie. Fidélité aux moindres obligations de la loi , préservatif nécessaire contre l'orgueil de notre cœur. A remonter jusqu'à la source de la corruption de l'honmie , il est évident que le premier de tous les désordres, c'est lorgueil ; et que le premier effet de l'orgueil , c'est Famour de l'indépendance et de la liberté. Cependant il y a des lois d'une autorité si vénérable et d'une obligation si bien fondée dans les principes de la raison , que quelque passion que nous ayons pour la liberté, nous ne pouvons presque nous départir de l'attachement respectueux et de la soumission qu'elles exigent de nous ; et ces lois sont celles de la religion et de la conscience. Voilà donc comme une espèce de combat dans l'homme entre son orgueil et sa raison : sa raison, qui veut qu'il se soumette; et son orgueil, qui ne le veut pas. Qui l'emporte des deux ? ni l'un ni I autre, si nous avons égard aux commencements , parce que u'atiord ils sont presque l'un et l'autre d'égale force. Mais voici ce qui arrive quand l'homme commence à quitter Dieu : c'est qu'il observe les grandes choses avec quelque fidélité, et qu'il ne se (ait plus une règle de garder les petites. Pour ne pas absolument se soustraire à la loi de Dieu , il se soumet aux premières ; et pour ne pas aussi captiver entièrement sa liberté, il néglige les autres. De là, que s'ensuit-il , c'est que par cette liberté présomptueuse , ou pour mieux dire, par ce libertinage qui lui fait négliger certaines obligations moins importantes et moins étroites, il vient enfin à tout entreprendre contre la loi de Dieu.

En effet , dit saint Bernard , le juste par état et le pécheur par état marclient de telle sorte dans le chemin ou du vice ou de la vertu, qu*ils n'en sont fias même fatigués. Mais il y en a qui souffrent , et ce sont ces chrétiens impariaits

ANALYSES DES SERMOiNS.

qui voudraient tenir le milieu , c'est-à-dire qui voudraient («ecouer le joug de la conscience et de la rcligiou dans les petites choses, et qui ne voudraient pas le rompre dans les grandes. Car ils ont à soufTrir de tous les côtés : du cx)té de la grâce , à laquelle ils résistent ; et du côté de la passion qu'ils ne satisfont pas pleinement Or, prenez garde, poursuit saint Bernard , comme cet état est un état de violence , il ne peut pas durer. Bientôt la passion et Tamour de la liberté prévaut; et voilà d*où sont venus presque tous les scandales et tous les désordres qui ont éclaté dans le monde. De là, les grands attentats de l'héiésie. Exemple de Luther. Son obstination à refuser de se soumettre sur un point qui du reste n'était pas essentiel dans la religion , et qui regardait les indulgences, fit dans la suite , de cx' c^v tholique et de ce religieux , un apostat et un hérésiarque. De là, les prodigieux égarements de l'impioté. Par où tant d'impies ont-ils commencé à perdre la foi ? par quelques railleries de certaines dévotions populaires , ou par quelque autre principe qui leur semblait aussi léger , et qui pouvait l'être.

De là, les affreux relâchements de la discipline de Vtglise. Ils ne se sont pas introduits tout à coup par un soulèvement subit et général des fidèles , et par une rébellion formée contre les saintes lois que l'Église leur prescrivait, mais, suivant la remarque de saint Bernard, par des exemptions en apparence respectueuses, que chacun sous divers prétextes a voulu s'accorder, ou même a su obtenir des puissances supérieures au préjudice du droit commun. Dispenses dont le même Père se plaignait si hautement dans une lettre qu'il en écrivit à un grand pape.

De là, la ruine particulière de tant d'âmes. Car on ne se pervertit pas dans un moment ; mais il y a , dit saint Grégoire pape , un apprentissage pour le vice conmie inuir la vertu , et c'est par la vanité que nous nous laissons conduire à l'iniquité : A vanitate adiniquitatem. Une parure immodeste, une lecture agréable, mais dangereuse, une conversation libre, un commerce honnête en apparence avec telle personne; voilà la vanité : mais c'est ce qui vous remplira de l'amour de vous-même et de l'amour du monde, ce qui vous retracera dans l'esprit les plus sales idées, ce qui fera naître dans votre cœur les désirs les plus criminels, enfm ce qui allumera dans vous une passion dont vous ne serez presque plus le maître, et qui vous emportera aux derniers excès.

C'est à quoi vous ne pouvez trop prendre garde. Il est vrai que pour observer jusques aux moindres devoirs, il en doit coûter bien des violences ; mais l'Évangile ne nous enseigne point d'autre voie du salut que la voie étroite, et Jésus-Christ nous avertit qu'il faut faire effort pour entrer dans le royaume des cieux. rresi)érons pas d'en élargir la porte; mais disons plutôt : Le chemin du salut est étroit, je dois donc aussi resserrer ma conscience. Car il n'y a point de danger pour moi à me restreindre dans les bornes de mon devoir, au lieu que je dois tout craindre si \o. viens jamais à les franchir. Je ne puis être trop soumis à Dieu ; mais je cours risque de me perdre, si je ne le suis pas assez. Ah! chi-éUens, on cherchait autrefois des remèdes pour Kinnir les scrupules du monde ; et moi je voudrais que ce qui s'appelle le monde fût aujourd'hui rempli de scrupules.

Deuxième partie. Fidélité aux moindres oblij^ations de lahî, presser vatif nécessaire contre ravcuglemcnt de notre

esprit. Rien où les hommes soient plus sujets à se tromper qu'en ce qui regarde la conscience et la religion. Si donc nous n'apfjortons un soin extrême à nous préserver des illusions où notre aveuglement peut nous conduire, il est immanquable que nous nous y tromperons. £t comment? non pas , dit saint Bernard , en supposant pour grandes les fautes qui sont légères de leur nature ; car il est rare que nos erreurs nous mènent là : mais en supposant pour légères celles qui sont en effet grièves et im|)ortaiiles. Illusion très-commune. £t parce que celte ignorance ne nous justifie pas, et que c'est un aveuglement, ou afrcclé par malice, ou formé par négligence, on se précipite, sans y penser, dans rahiine de perdition.

Mais qu*iin homme se fasse une loi de ne rien négliger, jusqu'aux plus petits devoirs , celte loi le met à couvert de tout; et quand il serait du reste rempli d'eiTeurs, Une s'égarera jamais, |»arce que la loi qu'il s'est prescrite lui servira de guide.

Nous n'avons que trop (Pexeinples qui nous montrent que le relAchemeiit sur ceilains points estimés peu nécessaires , est un des pièges les plus dangereux pour nous surpi-endre et \\o\\v nous Htii e tomber dans les plus grands désordres. En voulez-vous par rap|>ort à la religion ? Exemple de ce catlioli(pie ignorant dont parle saint Augustin. Un manichéen l'ayant fait convenir qu'un aussi |>elit insecte que la mouche n'avait pas été créé de Dieu , et le conduisant de l'un à l'autre, lui lit enfin avouer que Dieu n'était |ias le créateur de l'homme. Exemple de l'iiérésie arienne. Sur quoi roulait alors tout le schisme du monde chrélten? sur un seul mot; savoir : si le Verbe devait être appelé consubstandcl à son Père, ou semblable en subslance. Qu'importe.' disaient les uns , peu éclairés ; une différenoe si légère doit-elle troubler le repos de PÉglise.'Mais saint Alhanase, mieux instruit , leur faisait voir qu'en négligeant un seul mot , ils minaient tout le fondement de Id religion chrétienne. Et n'est-ce pas ainsi qu'en mille rencontres les ennemis de l'Église, |K)ur éluder ses décisions sur certains articles, les ont traités de questions vaines et inutiles.'

Que n'ai-je le temps d'appliquer aux mœurs ce que j'ai dit de la foi ! Combien de péchés toujours griefs dès qo'ib sont volontaires, Tignorance nous fait-elle mettre au nombre des petits péchés ? Combien d'autres dont nous mesarons la grièveté ou la légèreté, non suivant ce qu'ils sont eu efl'et dans les conjonctures présentes, mais selon nos idées et les désirs de notre cœur.? Exemples de ces deux genres de péchés.

Le remède , ô mon Dieu , c'est de ne me permettre jamais quoi que ce soit qui puisse en quelque sorte Uesser votre loi. Autrement ma perte est inévitable. Car pour me garantir des chutes fatales dont je suis menace, il faudrait, ou que je ne fusse plus exposé aux erreurs de mon esprit, ou qu'une étude constante et assidue suppléât aux lumières qui me manquent. Or, je ne puis espérer l'un , ni compter sur l'autie. Le plus court et le plus sûr est de m'interdire tout péché. Alors je n'aurai plus besoin, quand il s'agira de votre loi , de l'exammer de si près. Je pourrai compter sur vous et sur moi-même : sur vous, parce que vous n'abandonnez point une âme fidèle ; sur moi-même, pane que j'aurai le plus assuré préservatif conti-e la fragilité et le penchant de mon cœur.

Heureux, mes frères, si vous entrez dans ces senhmonts. Mettez-vous en état par là d'entendre de la bouclie

ANALYSES DES SERMONS

le Jésus-Christ celte consolante parole : Don serviteur, vous ivez été fiilèle en peu de chose , prenez possession de mon royaume céleste , et goùtez-y une félicité éternelle.

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