‹ Œuvres de Bourdaloue (volume 5)Chapitre 156 sur 352 · DES SENS · texte numérisé non relu

DES SENS

Notre siècle, tout perverti qu'il est, ne laisse pas d'avoir des pénitents et des pénitentes. Il en a jus-

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que dans le grand monde, jusques à la cour. Mais quelles pénitentes et quels pénitents? des pénitents et des pénitentes de notre siècle, et non des premiers siècles. Expliquons-nous.

Abstinences rigoureuses, jeûnes fréquents et même perpétuels , longues veilles , travail pénible , solitude et profond silence, le pain et Teau pour se nourrir, le sac et le cilice pour se vêtir, une simple natte, ou la terre nue, pour reposer; rochers, cavernes, grottes obscures et ténébreuses, pour se retirer; injures de toutes les saisons, chaleurs de Tété, froids de Thiver, inGrmités du corps, mort à soimême et à tous les sens , tout cela accompagné de ferventes prières , et tout cela soutenu sans interruption, sans relâche jusqu'au dernier soupir de la vie : telle était la pénitence des premiers siècles. Mais ces siècles sont passés , et la pénitence de ces heureux siècles est passée avec eux.

Car quelle est la pénitence du siècle présent, et, pour ne me point engager dans une discussion trop générale et trop vague, j*ose vous demander en particulier quelle est la pénitence que vous faites , vous à qui je parle , et de qui il s'agit actuellement entre vous et moi ? Après avoir été du monde , et y avoir paru sans y donner TédiGcation que le monde devait attendre de vous, que dis-je? aprèsy avoir peut-être donné bien des scandales dans le cours d'une vie libertine et déréglée, vous regardez la retraite où vous vivez présentement comme un état de pénitence : mais cette pénitence à quoi se réduit-elle? Je ne prétends rien lui ôter de son mérite, et je vous rends volontiers toute la justice qui vous est due. Vous n'êtes plus, grâce au Seigneur, ce que vous avez été, et vous tenez maintenant une conduite beaucoup plus régulière et plus chrétienne. Il en faut bénir Dieu, puisque c'est un don de sa miséricorde. Je Fen bénis en effet, et je le prie d'achever en vous son ouvrage et de vous le faire consommer par une sainte persévérance.

Mais revenons , s'il vous platt , et voyons donc où se termine votre pénitence. Car vous comptez bien que votre état est un état pénitent, et vous espérez bien que Dieu l'acceptera comme tel , et qu'il vous en récompensera. Or, quel est-il , cet état? trouvez bon que j'entre là-dessus en quelque détail. Un équipage modeste, il est vrai, mais propre et surtout fort commode. Même modestie, mais aussi même propreté , et surtout même commodité dans le logement, dans l'habillement; une table frugale, mais bien servie, et peut-être plus délicate dans sa fru** galitéque des repas beaucoup plus somptueux. Point de jeux , point de spectacles , point d'assemblées profanes, mais du reste, une société agréable, visites, promenades, campagnes, récréations où l'on prend goût , quoique honnêtes d'ailleurs et innocentes ; en

un mot, vie douce et paisible, sans bruit, sans embarras d'affaires , sans inquiétude , sans soin.

Je sais qu'avec cela vous avez vos exercices de piété et de charité. Vous récitez de saints ofiQces , vous faites de bonnes lectures , vous vous adonnez même à l'oraison , vous approchez des sacrements, vous visitez quelquefois les pauvres et les soulagez. Tout cela est louable, et le monde en doit être édifié. Mais après tout, ces mêmes exercices où consiste tout le fond de votre vertu, comment les pratiquezvous, et à quelles conditions? pourvu qu'il ne vous gênent en rien, pourvu qu'ils vous laissent une pleine liberté de les quitter et de les reprendre selon qu'il vous plaira, pourvu qu'ils soient de votre choix, ou à votre gré, et qu'ils s'accommodent à votre inclination , pourvu que votre repos n'en soit aucunement troublé, pourvu qu'ils s'accordent avec l'extrême attention que vous avez à votre santé et à toute votre personne. Car voilà tous les adoucissements et toutes les facilités que vous y voulez trouver. Or, est-ce là ce que vous appelez pénitence? Quoi que vous en puissiez dire, pourrai-je, moi, sans vous blesser, vous déclarer ingénument ma pensée? votre pénitence, c'est de quoi les vrais pénitents , les pénitents d'autrefois auraient eu horreur comme d'une vie sensuelle et délicieuse, c'est ce qu'ils se seraient reproché comme un des plus grands relâchements. Si vous en jugez autrement qu'ils en jugeaient, prenez garde d'en juger autrement que Dieu en juge lui-même.

Et en effet, je vous renvoie à l'Évangile de Jésus- Christ. Quelles idées nous donne-t-il de la pénitence chrétienne, et sous quelles figures nous l'a-t-il représentée : comme une guerre contre la nature corrompue et de toutes ses sensualités : Je ne suis point venu $ur la terre pour y apporter ta paix, mais la guerre (Matth., 10); comme une croix dont nous devons nous charger, et que nous devons porter tous les jours : Quiconque veut être mon disciple ^ qu'il renonce à soi-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive (Id., 16); comme une violence que chacun doit se faire : Depuis les jours de Jean- Baptiste, depuis que ce saint précurseur a paru dans le monde, qu'il y a prêché la pénitence et la rémission des péchés, pratiquant lui-même ce qu'il enseignait, vivant dans le désert , ne se nourrissant que de sauterelles et de miel sauvage, ou pour mieux dire, ne mangeant ni ne buvant; depuis ce temps-là, le royaume du ciel se prend par force, et on ne Vem* porte que par violence (Id. , 11); comme une voie étroite où il faut marcher au milieu des ronces et des épines : O que le chemin qui mène à la vie esl étroit, etqtCUy en a peu qui y entrent! (Id., 7.) La vérité de tous ces textes est incontestable : ce sont des points de foi.

Je vous renvoie au grand apôtre, et aux divines

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leçons qu'il nous a laissées dans ses épttres. Car s*expliquant encore plus clairement sur le sujet dont il s'agit ici entre vous et moi ? Tous ceux, dit-il , gui appartiennent à Jésus-Christ, ont crucifié leur chair avec ses vices et ses convoitises. (GcUaL, 5.) II ne dit pas seulement qu'ils ont cruciûé leur cœur, mais leur chair, cette chair criminelle qui, par une conséquence bien juste, doit avoir part à la peine, après avoir eu tant de part au péché. De là cetterègle que le même apôtre donnait aux Romains : AutatU que vous avez fait servir vos corps à l'iniquité j et que par là vous êtes devenus pécheurs y autant faites-les servir à la justice pour devenir saints par la pénitence. [Rom. ,6.) Cette proportion est remarquable, et peut étonner notre délicatesse : mais saint Paul la trouvait encore trop faible, et c'est pour cela qu'il ajoutait : Je parle en homme , etfai égard à V infirmité de votre chair. (Ibid., T. 19.) Aussi disait-il de lui-même et des disciples du Sauveur : Partout et en tout temps nous portons dans nos corps la mortification de Jésus, afin que la vie de Jésus se fasse voir dans nos corps. (2. Cor, f 4.) Je laisse cent autres témoignages : ceci sufhl, et il n'est question que de vous l'appliquera vous-même.

Car voilà dans la morale évangélique des maximes fondamentales. Elles regardent généralement tous les états du christianisme, et nous ne voyons point que Jésus-Christ ni les apôtres les aient restreintes à quelques conditions sans y comprendre les autres. Voilà comment on est chrétien, ou comment on doit l'être. Les justes même n'en sont pas dispensés : que faut-il conclure des pécheurs ? Or , sans vous flatter ni chercher vous-même à vous tromper, faites, je vous prie, l'application de ces principes à votre vie, telle que je l'ai décrite, et telle qu'elle est. De bonne foi, cette vie prétendue pénitente, est-ce une guerre où vous soyez sans cesse à combattre vos sens , et où vous les teniez dans une sujétion dure et pénible? Est-ce une croix pesante et capable de vous accabler, si vous ne faisiez chaque jour, et à chaque pas, de violents efforts pour en soutenir le poids .' est-ce un renoncement à vousmême et à toutes vos aises? Est-ce un chemin rude, étroit, raboteux? De quelles austérités aflligezvous votre corps? quels soulagements, et même quelles douceurs lui refusez-voUs ? quelles abstinences, quels jeûnes pratiquez-vous? en quelles occasions avez-vous sacrifié, par un esprit de pénitence, votre goût, votre repos, votre santé? quand avezvous éprouvé la rigueur des saisons, les froids de l'hiver, les ardeurs de Tété, et peut-on dire enfin que vous êtes revêtue de la mortification de Jésus-Christ? Où la faites-vous voir, et à quels traits la reconuatt-on dans toute votre personne.

Je vois ce que vous pourrez me répondre : que la

mortification chrétienne consiste particulièrement dans l'esprit, c'est-à-dire qu'elle consiste à rompre sa volonté, à modérer ses vivacités . à réprimer ses désirs trop naturels, à se rendre maître de son cœur et de tous ses mouvements. J'en conviens avec vou8« et je veux bien même encore convenir qu'à l'égard de cette mortification de l'esprit, les sujets de la pratiquer ne vous manquent pas dans la retraite où vous vivez; que cette séparation et cet éloignement d'un certain monde n'est pas peu opposé à votre tempérament et à vos inclinations ; que cette exactitude à remplir certains devoirs , et à vous acquitter de vos exercices de piété, vous donne lieu en bien des rencontres de surmonter vos répugnances, vos dégoûts, vos ennuis; qu'il y a des moments où la tentation est forte, oùlesouvenir des plaisirs passés fait de vives impressions dans l'âme , où la solitude, la prière, la lecture, toutes les observances de la religion, deviennent très-insipides et par là même très- onéreuses; enfin, qu'on ne peut alors prendre Tempire sur soi-même, et se vaincre, sans beaucoup de violence: tout cela est incontestable. Mais il n'est pas moins vrai que, selon la loi de Jésus-Christ, H faut que la mortification des sens accompagne tout cela, soutienne tout cela, soit le complément de tout cela. Il n'est pas moins vrai que de tous les points de la loi de Jésus-Christ , il n'y en a pas un qi^e saint Paul, fidèle interprète des sentiments de son mattre, nous ait plus souvent et plus expressément recom* mandé que la mortification des sens. A qui parlaitil? à des solitaires? à des religieux? mais du temps de saint Paul, il n'y avait ni religieux, ni solitaires. D parlait donc à des hommes, à des femmes, à de jeU' nés personnes du monde, sans distinction de qualités ni de rangs. Si dans la suite il y a eu des solitaires et des religieux , c'est que les plus éclairés et les plus zélés d'entre les chrétiens, comprenant d'une part l'obligation où ils étaient, comme chrétiens, surtout comme pénitents, de mener une vie austère et mortifiée, et craignant d'ailleurs de se laisser surprendre, même dans leur pénitence, aux illusions et à la mollesse du siècle, ils ont pris le parti , pour se prémunir contre ce danger, de renoncer à tous leurs biens, d'embrasser la pauvreté, de se confiner dans les déserts, de s'enfermer dans les cloîtres , et de se réduire par là dans un dénûment entier de tout ce qui peut servir à flatter le corps. De là l'établissement de tant de saints ordres , où les sens sont traités avec toutes les rigueurs que les forces de la nature peuvent supporter ; où Ton est nourri pauvrement, vêtu grossièrement, couché durement ; où le sommeil est court et interrompu, le travail constant et assidu, le joug de ia règle pesant; où , suivant la parole de l'apôtre, le corps, par de fréquentes macérations , est immolé comme une hostie vivante et une victime d'expiation Cas

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tel est , ajoute le maître des gentils, tel est le culte nîsonnable que nous devons à Dieu. Après quoi il frit beau entendre dire aux gens du monde, que tant de mortifications ne sont bonnes que pour les monastères. Langage merveilleux ! J*avoue qu*il peut y avoir en particulier des exercices de pénitence qui conviennent moins aux uns qu*aux autres , selon la diversité des occupations , des situations , des engagements , des tempéraments : mais de prétendre en général , comme le monde le prétend , que la mortification de la chair n*est propre qu'aux personnes consacrées à Dieu dans la profession religieuse, c*est uue erreur des plus grossières, et une maxime des plus scandaleuses et des plus pernicieuses. J'aimerais autant qu'on me dît qu'il n'y a que les religieux qui soient coupables devant Dieu, et par conséquent qui soient redevables à la justice de Dieu; qu'il n'y a que les religieux qui soient exposés aux révoltes des sens, et par conséquent qui soient obligés de les réprimer et de les dompter : ou autant vaudrait-il dire qu'il n'y a que les religieux à qui le royaume de Dieu doive être chèrement Tendu , tandis que les autres peuvent l'acheter à vil prix et qu'ils y peuvent atteindre par une voie large et spacieuse où rien ne les incommode. Abus intolérable! Il n'y a pas deux Évangiles : c'est le même pour le séculier et le religieux. Ce qu'il est pour run , il l'est aussi pour l'autre : car Jésus-Christ n*est point divisé. Raisonnez tant qu'il vous plaira et comme il vous plaira : malgré tous vos raisonnements, malgré inéme la régularité apparente de votre vie , assez réformée d'ailleurs et assez exemplaire, n'ayant pas toujours vécu dans l'innocence, ainsi que vous le reconnaissez, et que vous ne pouvez vous le cacher à vous-même , il ne vous reste pour aller au ciel que la voie de la pénitence ; et malheur à vous si vous vous persuadez que vous puissiez traiter délicatement votre corps , et être pénitente. Je ne vois guère comment alors vous sériez à couvert de ces anathèmes du Fils de Dieu : Malheur à vous qui ne manquez de rien , et qui avez en ce monde votre consolation; malheur à vous qui êtes rassasiés et bien nourris ; malheur à vous qui passez vos jours agréablement et dans la joie,

(Luc, 60

Au reste, ne pensez pas que les pratiques et les œuvres de pénitence dont je vous parle aient été inconnues aux personnes de votre naissance et de votre rang , ni que je veuille , par un esprit de singularité , vous faire tenir une conduite extraordinaire dans l'état de grandeur et de distinction où TOUS êtes. Je ne suis point fait à exagérer, surtout CD matière de morale et de devoir. Hé ! ne sait-on pas quelles ont été , jusque sur le trêne , les austérités de saint Louis? quelles ont été celles de bien ^'autres princes et princesses? Et pourquoi dier-

dier si loin des exemples, lorsque nous en avons de nos jours ? Car sur les connaissances que je puis avoir, j'ose vous témoigner avec quelque certitude que la mortification chrétienne et ses exercices ne sont point entièrement bannis du monde ni de la cour. Les apparences sont trompeuses de plus d'une manière : c'est-à-dire que comme sous les apparences d'une vie innocente et pure , on cache bien souvent des dérèglements et des désordres, de même aussi , sous les apparences d'une pompe humaine et d'une vie aisée , on cache quelquefois des pratiques bien rigoureuses et des pénitences qui ne sont connues que de Dieu. L'un est une damnable hypocrisie , et l'autre une salutaire et sainte humilité.

Mais peut-être encore me répondrez-vous qu'on a dans le monde assez de mortifications et de chagrins , et que c'est même aux grands du monde et à ceux qui vivent avec plus d'éclat dans les cours des rois , que sont réservées les grandes peines ; qu'il n'est donc pas besoin d'en chercher d'autres, et que celles qui se présentent chaque jour peuvent suffire. Si vous le jugez ainsi, je veux bien entrer pour quel que temps dans votre pensée, et y condescendre. Oui, j'y consens : tenez-vous-en aux peines de votre état, c'est-à-dire faites-vous des peines de votre état une vertu; faites-vous-en une pénitence : regardezles comme un châtiment dû à vos péchés, comme un moyen de les expier ; et dans cette vue acceptezles avec soumission , et sanctifiez-les par une patience inaltérable. Je me borne là pour vous présen» tement : pourquoi ? parce que je suis certain que vous ne vous y bornerez pas vous-même , et que dès qu'une fois vous en serez venue là, vous voudrez aller plus loin. Comment cela ? comprenez oc mystère : il est à remarquer. C'est qu'alors vous serez aoimée de l'esprit de pénitence, et que le même esprit de pénitence qui vous fera porter saintement les peines de votre état , vous inspirera d'y en ajouter encore de nouvelles , car il en est de cet esprit de pénitence comme de l'amour de Dieu. Quand il est véritable et bien formé dans un cœur, il est infatigable. Mais parce qu'il nous manque et que vous êtes possédée d'un esprit tout contraire qui est votre amour- propre , de là s'ensuivent deux grands maux : l'un, que vous ne savez pas profiter des mortifications de votre état , comme vous le pourriez, tout involontaires qu'elles sont, et que vous en perdez, par vos révoltes et vos impatiences, tout le fruit ; l'autre , que ne voulant vous imposer vous-même, au delà des peinis de votre état , nulle mortification volontaire, vous vivez sans pénitence, et vous vous privez dans l'affaire de votre salut du moyen le plus nécessaire et le plus puissant.

Chose admirable! on aime la sévérité de la pénitence partout et en tout, hors en soi-même. Or Taime dans autrui, on l'aime dans les livres, on

morufigation des passions.

Taime dans les discours publies, on l'aime dans les entretiens familiers ; mais de Taimer dans la pratique , je dis dans une pratique propre et personnelle, ce n*est guère là le goût du monde, et du monde même en apparence le plus réglé et le plus dévot. On Paime dans autrui : on vante les austérités de ^lui-ci et de celle-là , et Ton devient d*autant plus éloquent à les exalter, que ce sont des gens avec qui Ton est plus étroitement uni de sentiments et de doctrine. On l'aime dans les livres : on lit avec assiduité et avec une espèce d'avidité certains ouvrages qui en traitent, on les a continuellement dans les mains , on les dévore, et l'on n'estime que ceuxlà. On l'aime dans les discours publics : un prédicateur qui la prêche et qui la porte au plus haut point de perfection , pour ne pas dire à des extrémités sans mesure et sans discrétion est regardé comme un apôtre ; on le suit avec empressement , et Ton y tratne avec soi la multitude. On l'aime dans 'les entretiens familiers : on en parle, on en fiait le sujet des conversations les plus vives et les plus sérieuses, on débite sur cette pénitence austère les plus belles maximes , et l'on ne peut assez gémir des relâchements qui s'y sont glissés. Reste de l'aimer 'lans la pratique et par rapport à soi. Mais en est-il question ; c'est alors que chacun se retire , et se met en garde : on ne l'aime plus , et cependant elle ne nous peut être utile et méritoire que dans la pratique.

PiNITBNCB IlfTSBIBUEB , OU MORTIFICATION DBS

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