‹ Œuvres de BourdaloueChapitre 13 sur 124 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

Si le Fils de Dieu étoit intéressé à honorer sa chair, il ne rétoit pas moins à honorer son corps mystique , qui est l'Eglise. Nous ne faisons tous qu'un même corps avec Jésus-Christ, dit saint Paul : Vos estis corpus Christi, et membra de membro \ En qualité de Sauveur, Jésus-Christ est notre chef, et en qualité de Justes, nous sommes ses membres; et comme il est de l'honneur des membres d'avoir un chef couronné de gloire , aussi est-il de l'honneur du chei de répandre sur ses membres toute la gloire dont ils sont capables. Or c'est ce que Jésus-Christ a fait dans l'institution de la divine Eucharistie , que nous pouvons proprement encore appeler la fête de l'Eglise , ou la fête du corps mystique de Jésus-Christ , Festum corporis Chrisli; pourquoi cela? parce que ce mystère est celui dont l'Eglise se tient plus honorée, et qui la rend plus glorieuse devant Dieu.

Non , Chrétiens, le Sauveur du monde , avec toute sa magnificence, ne pouvoit rien faire de plus honorable pour son Eglise, ni de plus grand, que de lui laisser le sacrement de son corps : c'étoit le comble de toute la gloire qu'il lui pouvoit procurer; et Ton peut bien dire après cela que cet Homme-Dieu avoit pleinement accompli le dessein qu'il s'étoit formé, d'avoir, comme parle l'Apôtre, une Eglise illustre, éclatante, enrichie des plus beaux ornements du ciel : Ut exhiber et ipse sibi gloriosam Ecclesiam %• parce qu'en effet la possession du corps et du sang de Jésus-Christ donne à l'Eglise tous ces avantages et toutes ces qualités. Vous voulez savoir comment? Ah! mes chers auditeurs , la riche matière à vos réflexions ! Autrefois les Juifs se préféroient à toutes les nations du monde, et se glorifioient d'avoir un Dieu qui ne dédaignoit pas de demeurer au milieu d'eux et de marcher avec eux. Non, disoit Moïse, il n'y a point de peuple qui ait des dieux si proches de soi, et par conséquent il n'y a point de peuple sur la terre si honoré que nous : Nec est alia natio tam grandis quœ habeat deos appropinquantes sibi s. Mais de quelle manière Dieu demeuroit-il avec les Juifs ? Par cette arche d'alliance d'où il rendoit des oracles, et à laquelle il avoit attaché sa protection. Cette arche étoit-elle le vrai Dieu d'Israël? Elle n'en étoit que la figure, que le tabernacle : et cependant parce qu'elle étoit placée au milieu des douze tribus, qu'elle les accompagnoit dans toutes leurs marches, et qu'ils la portoient dans leurs camps et dans leurs armées , ils se vantoient que leur Dieu les suivoit partout, et que partout il leur étoit présent. Mais qu'est-ce que cela, Chrétiens, si nous le compa-

1 1 Cor., 12. — î Evhes., 5. — 3 Deut ., t.

rons avec l'honneur que l'Eglise reçoit , et que nous recevons comme elle dans l'Eucharistie? Un Dieu lui-même, dans sa propre substance et avec toute la plénitude de sa divinité , demeure corporellement et réellement parmi nous; il réside dans nos temples, il vient jusque dans nos maisons; il se laisse non-seulement approcher, mais toucher, mais manger; et c'est bien à nous désormais de dire : Nec est alia natio tam grandis , quœ habeat deos appropinquanles sibi. Ezéchiel nous parle d une cité mystérieuse dont il décrit les richesses et la grandeur, et qui n'avoit point d'autre nom que celui-ci : C'est le séjour de Dieu , et Dieu y est : Et nomen civilatis, Dominus ibidem*. Mais cette cité ne pouvoit être que l'Eglise chrétienne, dont Dieu représentoit déjà l'excellence à ce prophète; car quel nom plus propr6 peut-on donner à l'Eglise ? Dominus ibidem : c'est là que Dieu habite; c'est là que, par un engagement irrévocable, il s'est obligé de demeurer jusqu'à la consommation des siècles; et par quel engagement ? Par l'Eucharistie , qui le tient comme attaché à son Eglise , sans qu'il puisse jamais s'en séparer : Et nomen civilatis, Dominus ibidem. Cependant est-ce en cela seul que consiste tout l'honneur qui revient à l'Eglise de ce sacrement? Non, Chrétiens, il y a quelque chose de plus important : écoutez-le. Etre honoré de la présence d'ur. Dieu, cela est grand; mais être honoré de ses entretiens, mais être honoré de sa familiarité la plus intime, c'est bien encore une autre gloire. Or tel est l'avantage de l'Eglise dans le sacrement du corps de Jésus -Christ. Que fait Jésus-Christ dans ce mystère? demande l'abbé Rupert. 11 y converse avec les hommes, il y visite les hommes, et il y est visité des hommes ; il y écoute les plaintes des hommes, il y reçoit les requêtes que lui présentent les hommes, il y accorde les différends des hommes, il y instruit, il y console les hommes. Parce que les hommes sont les membres de son Eglise, c'est à son Eglise qu'il défère tout cet honneur. Sur quoi, mes Frères, il me souvient d'une remarque qu'a faite Guillaume de Paris, expliquant la prophétie de Daniel. Quand le roi de Rabylone consulta les devins sur la vision qu'il avoit eue, et qu'il les obligea de lui dire le songe qui l'avoit occupé pendant son sommeil, ils lui répondirent qu'il n'y avoit point d'homme mortel qui le pût faire; que cela n'appartenoit qu'aux dieux, parce que les dieux n'avoient point de commerce avec les hommes : Nec reperietur quisquam qui indicet illum, exceptis iiis , quorum non est cum hominibus conversatio *. Cette parole, dit l'Ecriture, l'irrita, et il reconnut que toute la sagesse des devins n'étoit qu'erreur et que mensonge : pourquoi? Ah ! répond Guillaume de Paris , il y eut en ceci du mystère. Ils présupposoientqueles dieux

» Ezech., 48. — * Daniel.. 2.

iv. A

du ciel ne s'abaissoient pas jusqu'à s'entretenir avec les hommes; et en cela ils firent paroître, sans y penser, leur ignorance, parce qu'il y avoit un Dieu, le Dieu des chrétiens, qui devoit honorer un jour les hommes de sa conversation , et qui mettroit là ses plus chères délices : Dcliciœ meip. . esse cum filiis horninum \ Voilà, dis-je, la prérogative de 1 "Eglise de Jésus-Christ , de pouvoir traiter familièrement avec son Dieu ; e* nar-Ià , reprend saint Chrysostome , nous avons en quelque sorte , s"* la terre , le même avantage que les bienheureux dans le ciel : cap ta bonheur du ciel est de posséder Dieu ; et ne le possédons-nous na* tout entier dans la divine Eucharistie ? Jésus - Christ , ajoute sain». Chrysostome, se trouvoit partagé entre l'Eglise triomphante et l'EsrUse militante : elles disputoient à qui auroit son corps adorable , *»♦■ V'ïue et l'autre y prétendoient : mais ce nouveau Salomon a fait ce «se le premier , avec toute sa sagesse , ne put faire. Sans diviser soï», corps, il l'a donné à l'une et à l'autre : à l'Eglise triomphante, il l'a donné sans voile et à découvert : à la militante , il l'a donné sou» les espèces de son sacrement.

Peut-on , Chrétiens , enchérir sur ces pensées? Oui , on le peut-, et voici des avantages encore mille fois plus grands : et quoi ? Souffrez que je les ramasse en abrégé , et que je vous en propose seulement l'idée , capable de ravir d'admiration les anges et les hommes. C'est que le sacrement de l'Eucharistie est pour nous , et pour tous les fidèles qui le reçoivent , une extension continuelle et perpétuelle du mystère de l'incarnation. Ainsi parlent les Pères. Vous savez à quel point d'honneur fut élevée l'humanité de Jésus-Christ, dans ce bienheureux moment qui l'unit au Verbe divin. Or je dis que Jésus-Christ, se donnant à nous par le sacrement de l'autel , a fait entrer tous les membres de son Eglise en communication de la même gloire , puisqu'il vient en nous , qu'il s'unit à nous , qu'il ne fait, pour ainsi dire , qu'un avec nous. Et c'est de là , selon la doctrine de saint Cyrille , fondée sur la parole du Fils de Dieu , que ce sacrement s'appelle communion : Qui manducal meam carnem, etbibit meum sanguinem, in me manet, et ego in eo 2. D'où il s'ensuit même encore que, dans une certaine propriété de termes , le Sauveur du monde est à tous moments comme incarné de nouveau entre les mains des prêtres , qui sont ses ministres. 0 veneranda sacerdotum dignilas, in quorum manibus Filius Dei perpétua incarnatur3 ! s'écrie saint Augustin. O vénérable et sacré caractère des prêtres , puisque Jésus - Christ , puisque le Fils du Père éternel, puisque notre Dieu, qui ne s'est incarné qu'une fois dans le sein de Marie, s'incarne sans cesse dans leurs mains! Jugez, Chrétiens , de cet honneur, par celui que Dieu

« Prov., 8. — * Joan . t>. — 3 .juausi.

fît à Marie , quand il la choisit pour sa mère. Nous rendons à cette Vierge un culte singulier de religion , parce que c'est en elle que le Verbe s'est fait chair ; et que devons - nous penser des prêtres qui ont le pouvoir de le former dans leurs propres mains , de le pro-. duire par l'efficace de leur parole, de le faire reposer dans leur sein , non pas une fois , mais autant de fois qu'ils célèbrent les saint* mystères?

Mais pourquoi entrer dans les secrets de la divine Eucharistie, pour connoître les privilèges de gloire que l'Eglise y trouve? Arrêtons-nous à ce qui se présente d'abord dans ce mystère, à ce qui en fait toute la substance, à ce que nous voyons, à ce qui frappe nos sens; car c'est là que Jésus-Christ, pour honorer son Eglise, la repaît de son corps, lui donne son sang pour breuvage et sa chair pour aliment , c'est-à-dire la chair d'un Dieu, le sang d'un Dieu, le corps d'un Dieu. Ah! Chrétiens, que dirons - nous après cela? Pouvonsnous jamais exprimer ce qui est au-dessus de toute expression , audessus de toutes nos pensées , et même de tous les souhaits de notre cœur? Etre nourri de la chair d'un Dieu, cétoit à l'Eglise, comme à la fille de Sion, comme à l'épouse du Roi de gloire, et particulièrement comme au corps mystique de Jésus-Christ, qu'un tel honneur étoit réservé; car il faut que l'épouse soit nourrie conformément à la grandeur de son époux, la fille par rapport à la noblesse de son père, et les membres du corps selon la dignité du chef. Or, pour l'épouse d'un Dieu , pour la fille d'un Dieu , pour le corps mystique d'un Dieu , il n'y avoit que la chair d'un Dieu qui pût être une viande sortable. Pour les Juifs qui furent les esclaves de Dieu , c'étoit assez, dit saint Jérôme, de manger la manne, appelée dans l'Ecriture le pain des anges : mais à nous que Dieu a ennoblis jusqu'à nous faire ses enfants d'adoption, mais à l'Eglise qui a été engendrée du sang de Jésus -Christ, le pain des anges ne suffit pas; il faut le pain de Dieu , et c'est pour cela que Jésus-Christ nous le donne dans •Eucharistie.

De tout ce que j'ai dit , Chrétiens , remportons deux sentiments , qui sont les conséquences naturelles de ce discours : l'un de respect et de vénération pour l'Eglise , et l'autre de zèle pour l'innfxience et la pureté de nos corps. Respect et vénération pour l'Eglise , qui est le corps mystique de Jésus-Christ ; car pouvons-nous l'honorer assez , après que Jésus-Christ lui-même l'a tant honorée? C'est par elle qu'il nous donne sa chair et son sang; c'est à elle qu'il veut que nous en soyons redevables, puisqu'il l'en a faite la dépositaire : et si nous recevions ce sang et cette chair divine par d'autres mains que par les siennes, la chair et le sang de Jésus-Christ , non-seulement ne nous

seroicnt plus salutaires, mais devicndroicnt pour nous le poison le plus mortel. 11 est vrai , c'est Marie, mère de Jésus, qui d'abord nous la donné , ce sacré corps : mais Marie , après tout , ne nous l'a donné qu'une fois, et l'Eglise nous le donne tous les jours; mais Marie nous l'a donné à to'js en général , et l'Eglise nous le donne à chacun en particulier ; mais Marie nous Ta donné comme un Sauveur qui devoit régner sur nous, et l'Eglise nous le donne comme une viande qui s'unit à nous. D'où, il nous est toujours aisé de conclure ce que nous devons à cette épouse du Fils de Dieu, avec quelle fidélité nous devons lui demeurer attachés , avec quelle ardeur nous devons défendre ses intérêts , avec quelle docilité nous devons recevoir ses ordres, avec quelle piété et quelle soumission nous devons les exécuter. Cependant, à quels combats et à quelles insultes ne s'est-elle pas vue exposée, en nous faisant le don le plus précieux, et même parce qu'elle nous le faisoit et nous le conservoit? Car vous savez combien de fois les hérétiques sont entrés dans ses temples pour le lui arracher ; vous savez quels excès ils y ont commis , comment ils ont souillé son sanctuaire, renversé ses autels , brisé ses tabernacles , enlevé ses vases sacrés ; comment ils ont porté leurs mains sacrilèges et parricides jusque sur ses enfants , jusque sur ses ministres , jusque sur son époux et son redoutable sacrement ; attentats dont le souvenir nous saisit encore d'horreur. Mais, Chrétiens, ce qu'il y a de plus déplorable, c'est que celte mère des fidèles, ainsi outragée par ses ennemis, reçoive de nous tous les jours les mêmes outrages ; et n'est-ce pas pour cela qu'elle peut bien dire, dans l'amertume de sa douleur : Filios enutrivi, et exultavi; ipsi aulem spreverunt me ' ? J aï formé des enfants , je les ai élevés dans mon sein , je les ai nourris du lait de la plus saine doctrine, je leur ai donné un aliment tout divin, et ils m'ont méprisée! Car, prenez garde, mes chers auditeurs, et du moins faisons-y quelque réflexion : les hérétiques l'ont méprisée en profanant ses temples , et par tant de scandaleuses irrévérences n'en sommes-nous pas les profanateurs? les hérétiques l'ont méprisée en souillant son sanctuaire , en renversant ses autels , en brisant ses tabernacles:, et combien peut-être, dans ce même sanctuaire , à la face de ces mêmes autels , devant ces mêmes tabernacles , tout sanctifiés qu'ils sont par la présence réelle de Jésus -Christ, avez- vous formé de criminels desseins, et entretenu de honteuses passions? les hérétiques l'ont méprisée en se jouant de ses mystères , et en déshonorant son adorable sacrement; et n'est-ce pas le déshonorer, ce même sacrement, que de le recevoir dans l'état de votre péché? n'est-ce pas vous iouer de ces divins mystères , que d'y assister avec

i hai., k.

aussi peu d attention , avec aussi peu de respect et de retenue qu'aux assemblées les plus mondaines ? Quand les hérétiques l'ont méprisée , c'étoient ses ennemis déclarés et ses persécuteurs ; et dès -là leurs ' mépris lui devenoient beaucoup moins sensibles : mais les noires la doivent toucher d'autant plus que nous sommes son troupeau , que nous sommes ses disciples , que nous sommes ses enfants : Filios enulrivi , et exaltavi ; ipsi autem spreverunt me !

Je dis de plus, que nous devons remporter un sentiment de zèle pour Tinnocence et la pureté de nos corps. Oui , mes chers auditeurs, tout méprisables d'ailleurs que nous pouvons être , nous devons , si je Pose dire, nous bonorer nous-mêmes, puisque nous participons tous à cette glorieuse qualité de corps mystique du Rédempteur, et que c'est de nous comme de l'Eglise que saint Paul a dit : Vos estis corpus Chritti1 : Vous êtes le corps de Jésus-Christ. Quelque vils que soient nos corps par eux-mêmes , nous devons néanmoins avoir pour eux un certain respect que la foi de l'Eucharistie nous doit inspirer, et que la piété doit entretenir : pourquoi? non plus seulement parce que nos corps sont les temples du Saint-Esprit , selon l'Ecriture ; cela dit beaucoup , mais cela ne dit pas encore assez : non plus seulement parce qu'ils sont les sanctuaires vivants où le corps de Jésus -Christ repose; c'est encore trop peu : mais parce qu'en vertu de la communion, ils deviennent les membres de Jésus-Christ même, ainsi que l'Apôtre nous l'enseigne : Nescilis quoniam corpora vestra membra sunt Christi 5 ? Ne savez-vous pas, disoit-il aux Corinthiens , que vos corps sont les membres de Jésus-Christ ; et par conséquent que vous n'êtes plus maîtres d'en disposer, mais qu'ils appartiennent à Jésus- Christ, qu'ils sont affectés à Jésus -Christ, qu'ils sont du corps de Jésus-Christ? Et non estis vestri 3. Ah ! Chrétiens, la grande vérité , et le grand motif pour conserver vos corps innocents et purs ! voilà l'importante morale sur laquelle insistoit continuellement saint Paul dans les instructions qu'il faisoit aux chrétiens : il avoit du zèle pour la sanctification de leurs âmes ; mais il avoit encore un zèle spécial pour la sanctification de leurs corps, parce qu'il les considéroit comme les membres de Jésus-Christ. Voilà sur quoi il s'expliquoit dans les termes les plus énergiques et les plus forts. Quelle indignité, mes Frères , et quelle horreur ! ces membres de Jésus-Christ , les profaner, les souiller, les livrer aux sales désirs d'une prostituée ! Plût au ciel, mon cher auditeur, que je n'eusse pas plus lieu que l'Apôtre de vous faire le même reproche ! mais à quoi ne vous a pas porté la corruption du siècle , à quels débordements et à quelles profanations ! Je dis à quelles profanations : car ne vous croyez pas seulement profanateur

i t Cor., 12. — * Md., 6. — 3 Ibid,

du corps de Jésus-Christ , quand vous le recevez dans l'état de votre péché; mais vous l'êtes encore, comment? par ces voluptés brutales et ces plaisirs infâmes où vous plonge la passion , et qui déshonorent le corps du Sauveur en déshonorant le vôtre. Tellement que je puis alors prononcer contre vous le môme anathème que saint Paul a prononcé contre les chrétiens sacrilèges : Reus erit corporis et sanguinis Domini , non dijudicans corpus Domini '. Parce que vous n'avez pas fait dans vous-même le juste discernement qu'il falloit faire du corps du Seigneur, vous êtes coupable devant Dieu de ce corps et de ce sang précieux. N'attirons pas sur nous , mes chers auditeurs, ce terrihle arrêt ; ne renversons pas les favorables desseins de Jésus-Christ. Honorons sur la terre, par la sainteté de nos corps, la sainteté du corps de cet Homme- Dieu , afin d'avoir part à sa gloire dans le ciel, où nous conduise , etc.

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