‹ Œuvres de CapefigueChapitre 121 sur 165 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

CAPTIVITÉ d’OCCIDKNT.

J’ai parcouru la première période de la synagogue dans la captivité d’Occidenl. au milieu des deux grandes civilisations que la domination romaine et la prédication chrétienne avaient jetées dans le monde. La société judaïque perdit sou caractère de nation au jour de son alliance avec Rome , lorsque les divisions intestines et les passions populaires eurent effacé la salutaire et grande restauration tentée par les Machabées. Le christianisme, né dans la synagogue, fit pour les doctrines religieuses ce que la domination de Rome avait produit pour le gouvernement politique ; il frappa

nien et le Code de Théodose ; l’esprit du christianisme se fait sentir comme p.ir gradation et triomphe tout i fait dans les Basiliques, dernière expression de la législation romaine.

(4) Il faut mettre en regard la collection des conciles cl les lois des empereurs , le plus souveot motivées sur 1rs mauvais traitements moraux ou physiques que font éproo* ver les Juifs à leurs esclave* : on peut soupçonner quelque exagération dans le récit de ces mauvais traitements.

HISTOIRE PHILOSOPHIQUE

le judaïsme dans ses croyances. S’il nous était permis de rapprocher une autre grande révolution de l’esprit humain , nous verrions dans la réforme des xv» et xvi* siècles , au sein du catholicisme , quelque chose qui se rapproche de cette autre réformation opérée dans le pharisianisme par la morale pure du Christ.

La ruine de Jérusalem et la naissance du christianisme nous paraissent donc les deux grands faits qui ont le plus fortement influé sur la décadence du judaïsme. Dès que le temple disparut et que la synagogue fut livrée à un gouvernement incertain, il n’y eut plus de lien matériel et visible de la patrie ; le polythéisme , en méprisant les lois et la morale des Juifs, ne s'était point passioïiné contre ces croyances livrées aux moqueries des philosophes et des poètes. Mais la religion chrétienne, secte rivale et puissante, frappa la synagogue au cœur. Tout fut dirigé contre le judaïsme : sermons de la chaire, mouvements du peuple, lois impé-

riales. Les rabbins, livrés à de puérils disputes dans les écoles, laissaient s’agrandir ces doctrines de l’Église , et leur haine étroite et passionnée poursuivait les petits accidents de la prédication évangélique , sans prendre garde à cet immense fait , à cette graode révolution morale. L’esprit du pharisianisme perdit la religion juive , parce qu’en présence d'un code large et généreux et des préceptes sublimes de l’Évangile , il n’offrit qu'une sévérité stupide , s’appliquant aux détails matériels de la vie.

Il y eut toutefois dans la synagogue , à cette époque, une révolution philosophique, dont l’intelligence se lie aux deux grandes civilisations de la Perse et de l'Égypte. Il faut maintenant pénétrer dans les mystères de l’école d'Alexandrie , dans les systèmes religieux qui seuls peuvent nous expliquer la philosophie de Josèphe et dePhilon, les commentaires des rabbins, les deux Talmuds de Jérusalem et de Rabylone.

CAPCvicor.

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