‹ Œuvres de Charles Nodier (volume 2)Chapitre 14 sur 32 · ET LES GRACES · texte numérisé non relu

ET LES GRACES

Les grandeurs , selon eux , doivent être un peu fières. Plus de grâces , partant , car plus de liberté ; La privauté me plaît mieux qu'on no sauroit dire. C'est peut-être un défaut , mais ne l'a pas qui veut , Et de tous nos défauts la grimace est le pire ; Il faut , pour être bien , être soi si l'on peut.

Vénus eut du regret de voir Paphos déserte , Mais un point y raéloit quelque soulagement : Mercure étoit chargé de réparer sa perte 5 A de nouveaux objets sa cour seroit ouverte : Elle est femme, et c'éloit au moins du changement. « Ya , dit-elle , il me faut des Grâces ! » Le dieu lui répondit : « A quoi bon enchercher ? » Un sourire , un regard , les fixe sur vos traces , » Et celles qu'on poursuit sont près de se cacher ! »

« Savant fils de Maïa, je connois ce mystère, » Reprit-elle : autrement en décident les dieux. » Les Grâces qu'on demande auront un œil austère , » Une parole grave, un maintien sérieux, » Une vertu sans tache , et pas d'amants heureux . » Faites d'une autre sorte , elles me plairoicnt mieux. )) Ce n'est pas mon avis, mai^elui de mon père. » Vole. » Il vole et revient. Avec rapidité De pareils messagers franchissent tout rcspacc.

Plus lentement brille et s'efface

L'éclair. D'un visage attristé

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