ÉPILOGUE
Ainsi , dans le désert où j'ai caché mes jours , A jamais oublié des hommes que j'oublie, Des instants fugitifs je remplissois le cours Par l'innocent travers d'une douce folie. Je rimois sans projet et non sans volupté. Ce travail charme tout , jusqu'à l'oisiveté. Heureux quand, d'un seul jet , la mesure élancée A son rhylhme élégant a soumis ma pensée 5 Quand de ses pieds nombreux mes sentiments pressés S'enchaînent clairement sans blesser l'harmonie ! , Ai-je besoin d'ailleurs de l'espoir du génie ? Ces vers , ces foibles vers sont si tôt effacés !